VIE CHRÉTIENNE : « M’as-tu aimé ? »
Les fidèles de l’Église Évangélique SIM de Goudrin à Ouagadougou ont été édifiés, ce dimanche 8 février 2026, autour du thème « L’amour de Dieu », développé par le pasteur principal Daniel Yonli, dans la dynamique du thème annuel : « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse » (Proverbes 1 :7). Le serviteur de Dieu a rappelé que l’amour véritable pour le Créateur se manifeste par l’obéissance sincère et des actes concrets.
C’est par une question simple mais profondément évocatrice que le pasteur Daniel Yonli a introduit son message : « Que fait-on quand on aime quelqu’un ? » Parmi les réponses, celle du frère Tindano Élisé a retenu l’attention : « On décroche la lune pour la personne. » Une expression imagée reprise par le pasteur pour illustrer la volonté de faire l’impossible pour celui ou celle que l’on aime. Aimer, a-t-il souligné, c’est accepter de se sacrifier, de respecter les rendez-vous, d’être ponctuel et d’offrir des gestes qui ont du prix aux yeux de l’autre. Un engagement qui, bien au-delà des relations humaines, trouve tout son sens dans la relation du croyant avec Dieu.

La crainte de Dieu, loin de la peur
Clarifiant la notion de crainte de l’Éternel, souvent assimilée à la peur, le pasteur a expliqué qu’il s’agit plutôt d’un profond respect, d’une révérence empreinte d’amour, d’admiration et de soumission.
« L’amour que nous avons pour Dieu doit être gravé dans nos cœurs, pas seulement sur nos lèvres », a-t-il insisté. À l’image d’un enfant qui obéit à ses parents par amour, le chrétien est appelé à obéir à Dieu non par contrainte, mais par reconnaissance. Aimer Dieu conduit naturellement à aimer sa volonté et à garder ses commandements.
Aimer, c’est obéir
« Si nous sommes prêts à décrocher la lune pour notre futur conjoint, sommes-nous prêts à être à l’heure au rendez-vous avec Dieu chaque dimanche ? », a interrogé le pasteur.
Il a souligné que l’obéissance est la preuve tangible de notre amour, citant Jean 14 :15 : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements. » Pour lui, « On ne peut pas dire à Dieu qu’on l’aime et faire le contraire de ce qu’il nous demande. Si nous ne gardons pas ses commandements, c’est une preuve que nous ne l’aimons pas. » Dans cette perspective, la crainte de Dieu devient la crainte de lui désobéir, la peur de s’éloigner de sa volonté.
Aimer Dieu par des actes concrets
Pour illustrer un amour authentique, le prédicateur a évoqué la femme pécheresse de Luc 7 :36-50, qui a oint les pieds de Jésus avec un parfum de grande valeur. Un geste coûteux et symbolique, traduisant reconnaissance et engagement total.

Dans la même logique, il a interpellé les fidèles sur la qualité des offrandes : « Si nous donnons à Dieu des pièces lisses ou des billets déchirés que même les boutiquiers refusent, quel message envoyons-nous sur la valeur que nous accordons à son amour ? » « On ne peut pas dire que l’on aime Dieu et lui offrir ce que nous-mêmes rejetons », a-t-il déclaré, appelant à des dons qui reflètent sincérité et considération.
Partageant une expérience personnelle, le pasteur Yonli a confié qu’étant célibataire, il réservait ses pièces neuves et ses billets pour celle qui deviendrait son épouse. Une manière d’illustrer que l’amour se manifeste par le don de ce que l’on estime précieux.
Passer du temps avec Dieu, une preuve d’amour
Un autre signe d’amour, a poursuivi le prédicateur, est le désir de passer du temps avec la personne aimée. « Quand on aime, on ne voit pas le temps passer. On accompagne l’autre jusque chez lui, puis il nous raccompagne… On ne veut pas se quitter », a-t-il illustré. De la même manière, notre amour pour Dieu doit se traduire par un désir de sa présence, par du temps consacré à la prière, à la lecture de sa Parole, dans une intimité où « nous apprécions sa proximité ».

Aimer Dieu et aimer son prochain
Enfin, le pasteur Daniel Yonli a rappelé que l’amour pour Dieu est indissociable de l’amour du prochain. Le premier commandement va de pair avec le second. Aimer Dieu de tout son être implique aussi d’aimer et de servir ses frères et sœurs.
La question ultime : « M’as-tu aimé ? »
En conclusion, le pasteur Yonli a laissé l’assemblée face à une question solennelle, celle que Jésus pourrait nous poser un jour, comme il l’a fait avec Pierre : « M’as-tu aimé ? » (Jean 21 :15-17). « Notre réponse ne se trouvera pas dans des paroles en l’air ou des pièces lisses, mais dans une vie d’obéissance, de don sincère et de communion avec lui », a-t-il affirmé.
La prédication s’est close dans un moment de prière, invitant chacun à examiner la qualité de son amour pour Dieu et à se laisser transformer par la grâce de Celui qui « nous a aimés le premier » (1 Jean 4 :19).
« Que rien ne nous sépare de l’amour de Dieu en Jésus-Christ, et qu’il nous aide à l’aimer en vérité, par nos vies qui glorifient son nom. » Amen.
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Emmanuel LANKOANDE
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