Un génocide perpétré contre l’une des plus anciennes communautés chrétiennes du monde
La Suisse peut jouer un rôle central pour faire face à cet acte de génocide perpétré contre l’une des plus anciennes communautés chrétiennes du monde et pour empêcher une nouvelle escalade.
La Suisse doit organiser un forum sur la paix au Haut-Karabakh et négocier le retour de la population arménienne majoritairement chrétienne. C’est ce que demande une motion de la Commission de politique extérieure du Conseil national. L’organisation de défense des droits de l’homme Christian Solidarity International (CSI) salue cette intervention et espère que le Conseil fédéral évoquera la situation du Haut-Karabakh lors de la conférence mondiale des Nations unies sur le climat qui se tiendra à Bakou ce mois de novembre.
Il y a un an, plus de cent mille civils arméniens ont été chassés de leur foyer ancestral au Haut-Karabakh par une offensive de l’Azerbaïdjan. La Commission de politique extérieure du Conseil national (CPE-N) a donné un signal important : à une majorité interpartis, elle a approuvé une motion demandant au Conseil fédéral d’organiser rapidement un forum sur la paix au Haut-Karabakh afin de permettre le retour de la population arménienne dans sa patrie. CSI salue expressément cette étape importante.
Les bons services de la Suisse sont indispensables
Erich Vontobel (UDF, ZH), l’un des deux rapporteurs de la motion, souligne l’importance d’un tel forum de paix : « Lors de mon récent voyage en Arménie, j’ai rencontré de nombreux réfugiés du Haut-Karabakh. Leurs histoires m’ont profondément ému. Ces personnes se sentent abandonnées et ont besoin de notre solidarité. C’est là que les bons offices de la Suisse sont indispensables. » Des services de médiation antérieurs en rapport avec l’Arménie confirment que la Suisse est un hôte idéal pour un tel forum.
Une demande interpartis
Il est réjouissant de constater que la motion a été approuvée de la gauche à la droite. Cela montre qu’il ne s’agit pas ici de politique, mais de droits humains fondamentaux. Nicolas Walder (Les Verts, GE), un autre rapporteur de la motion, explique : « Les droits du peuple arménien font aussi partie de notre ADN. Il ne faut pas que le génocide arménien se poursuive au xxie siècle. En tant que gardienne du droit international humanitaire, la Suisse ne doit pas le permettre. »
Une solution de paix plutôt que greenwashing à la COP29
Malgré ses engagements internationaux, l’Azerbaïdjan n’a jusqu’à présent montré aucune volonté de coopérer pour permettre le retour des Arméniens du Haut-Karabakh. La conférence mondiale de l’ONU sur le climat (COP29), qui se déroulera du 11 au 22 novembre 2024 à Bakou et à laquelle participera également le Conseil fédéral, offrira une excellente occasion de dialoguer. La CPE-N demande donc au Conseil fédéral de thématiser la crise du Haut-Karabakh lors de la COP29 et de s’engager en faveur d’une solution pacifique. CSI soutient fermement cette démarche.
CSI lance une pétition : La Suisse doit faire plus !
CSI exige toutefois des mesures plus ambitieuses. Simon Brechbühl, directeur de CSI-Suisse, met en garde : « Le risque d’une nouvelle escalade du conflit et donc de nouveaux déplacements de population est grand. » Selon lui, il est urgent que la Suisse adopte une position claire face au régime répressif de l’Azerbaïdjan. C’est pourquoi CSI lance une pétition adressée au Conseil fédéral demandant que la Suisse s’engage pendant la COP29 à Bakou en faveur des Arméniens du Haut-Karabakh expulsés et adresse les revendications suivantes à l’Azerbaïdjan :
- – le droit au retour pour les Arméniens du Haut-Karabakh ;
- – la libération des vingt-trois prisonniers arméniens ;
- – la protection du patrimoine culturel du Haut-Karabakh.
La présidente de la Confédération ne répond pas
La Suisse peut jouer un rôle central pour faire face à cet acte de génocide perpétré contre l’une des plus anciennes communautés chrétiennes du monde et pour empêcher une nouvelle escalade. Le 26 septembre 2024 déjà, CSI a écrit à la présidente de la Confédération suisse, Mme Viola Amherd, pour lui demander d’institutionnaliser le dialogue avec les représentants de la population déplacée du Haut-Karabakh et de s’assurer que les entreprises suisses ne profitent pas de la reconstruction d’un Haut-Karabakh ethniquement et religieusement purifié. Aucune réponse de la part de la présidente de la Confédération n’a été donnée à ce jour.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

