Le pape François est en Hongrie
Le pape François est arrivé en Hongrie vendredi, où il a débuté un voyage de trois jours au cours duquel la guerre en Ukraine, l’immigration et les racines chrétiennes de l’Europe devraient figurer dans l’ordre du jour de ses discours publics et de ses entretiens avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban.
Il s’agit de son premier voyage depuis qu’il a été hospitalisé pour une bronchite en mars.
Le pontife, marchant à l’aide d’une canne, a été accueilli par des représentants du gouvernement hongrois et deux enfants en costume traditionnel qui lui ont offert du pain et du sel.
Dimanche, François présidera une messe en plein air devant le Parlement, qui surplombe le Danube à Budapest.
Le pape a reconnu que le contenu de la visite serait influencé par l’actualité, même si l’objectif principal est de rencontrer les catholiques hongrois.
Le pape François doit rencontrer Viktor Orban plus tard dans la journée de vendredi.
« Je me réjouis de la visite du @pontife », a déclaré Viktor Orban sur Twitter jeudi soir. « En des temps troublés comme les nôtres, il est essentiel de se souvenir de ce qui nous unit, et la foi est le fondement sur lequel nous pouvons construire un avenir stable ».
Viktor Orban et le pape François ont des points de vue divergents sur la gestion des mouvements migratoires venant du Moyen-Orient et de l’Afrique, le pontife estimant que les migrants fuyant la pauvreté devraient être accueillis.
En ce qui concerne l’Ukraine, Viktor Orban a déclaré que la Hongrie et le Vatican étaient les deux seuls États européens à pouvoir être qualifiés de « favorables à la paix ».
Le pape François a exhorté l’Ukraine à ouvrir un dialogue avec la Russie, ce que Kyiv a exclu jusqu’à présent. La Hongrie soutient la souveraineté de l’Ukraine mais entretient toujours des liens économiques étroits avec la Russie.
Le gouvernement de Viktor Orban a refusé de livrer des armes à Kyiv.
(Reportage Philip Pullella et Krisztina Than, avec la contribution de Krisztina Fenyo et Boldizsar Gyori ; rédigé par Jason Hovet ; version française Augustin Turpin, édité par Blandine Hénault)
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