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Jérémy Dunon élu à l’Exécutif de l’Eglise protestante de Genève

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Elu à l’Exécutif de l’Eglise protestante de Genève, Jérémy Dunon est le responsable de son Pôle santé, réunissant les aumôneries des HUG, des cliniques privées et des EMS du canton.

«J’ai toujours essayé d’être un rassembleur», lâche Jérémy Dunon, pasteur et aumônier protestant. Pour preuve, c’est à lui que l’on doit le sublime lieu de recueillement interreligieux des Hôpitaux universitaires genevois (HUG). Cet espace de ressourcement fondé en 2019, qui réunit quatre secteurs dont un chrétien, un musulman, un israélite et un «humaniste», constituait l’objet de sa thèse. Aujourd’hui employé par l’Eglise protestante de Genève (EPG), Jérémy Dunon est également le responsable des aumôneries protestantes des HUG, des cliniques privées et des EMS du canton.

Avant de rejoindre son bureau, il nous propose une visite de sa création, sans manquer de pointer que tout a été pensé dans les moindres détails avec les responsables des confessions concernées, les musulmans disposant d’un vestiaire et de deux petites sources d’eau afin de faire leurs ablutions. «Le lieu a beaucoup de succès sous cette forme d’espace de silence et de recueillement individuel. Nous n’y acceptons donc pas d’activités religieuses ou laïques de groupe, même des séances de yoga, cela le dénaturerait», souligne Jérémy Dunon. Il explique aussi que «beaucoup de soignants y ont également recours. Ce qui se vit quotidiennement dans un hôpital, pour ceux qui y travaillent, demande justement de pouvoir recharger ses batteries spirituelles.»

Le projet, développé à l’Université de Lausanne pour le volet sociologique, a également été élaboré à l’Université de Laval à Québec, où Jérémy Dunon savait que «si la société francophone canadienne s’est distancée de la religion catholique, elle n’a jamais négligé les besoins spirituels de chacun, surtout dans le milieu dans la santé». C’est toutefois à Genève que le projet se concrétisera. «Aujourd’hui, des gens choisissent même les HUG entre autres cliniques et hôpitaux à cause de la présence de cet espace, qui nous rend très concurrentiels», se félicite-t-il.

Comme un poisson dans l’eau dans un milieu où, plus que jamais, il peut «faire des rencontres enrichissantes» et «écouter résonner les échos de l’Evangile auprès de ceux qui le veulent bien, ou simplement le mettre en pratique dans ce ministère d’accompagnement», Jérémy Dunon ne se prédestinait pourtant pas à la chose spirituelle, et encore moins au pastorat. Fils d’un responsable d’Eglise libre de tendance adventiste et d’une mère au foyer diplômée en théologie, il fait des allers et retours entre la Martinique natale de ses parents et la région de Saint-Julien-en-Genevois, et ce jusqu’à son adolescence. «Ce qui compte plus que tout pour moi, à l’époque, c’est le basket, que je pratique à haut niveau avec mon petit-frère», se souvient-il. Mais à 17 ans, alors qu’il se prépare à passer pro, d’étranges démangeaisons l’empêchent de dribbler. «Ce n’était pas grave, mais les médecins, qui ne parvenaient pas à en connaître la cause, m’ont gardé six mois à l’hôpital.» L’occasion pour lui de se rendre compte qu’une carrière dans le sport comporte trop de risques.

Les plats du jour

Aux portes du bac, il se décide donc à s’intéresser aux classeurs universitaires de son père sur le conseil de sa maman et se passionne rapidement pour le grec et l’hébreu. Sa voie est désormais tracée. Mais s’il étudie la théologie, «le but, dès le départ, c’est de finir aumônier, en prison ou à l’hôpital», car le long séjour qu’il y a passé à cause de son urticaire chronique lui a fait comprendre qu’il souhaite «aller là où est la souffrance».

Commence alors un long cursus à tiroirs, auquel Jérémy Dunon, qui aime multiplier les formations, ajoute notamment de la psychologie et un peu de sociologie. Cela lui permet, avant la fin de ses études, de gagner sa vie en tant qu’animateur responsable à la Maison de quartier des Acacias, au début des années 2000. «Je m’occupais du projet des plats du jour», se rappelle-t-il dans un grand sourire. «L’idée était d’intégrer les 64 nationalités présentes à Genève en proposant à chacune des communautés issues de la migration de préparer à tour de rôle un repas typique de son pays, et d’ajouter quelques décorations issues de son folklore.»

Aujourd’hui marié à Muriel, gynécologue, et père de Roméo, Thaïs et Lucie-Lou, Jérémy Dunon a encore pris de nouvelles responsabilités au sein de son Eglise. Elu le 14 mars au Conseil du Consistoire (Exécutif) de l’EPG en tant que délégué de la Compagnie des pasteurs, il compte y développer d’autres idées rassembleuses. Pour aider son Eglise en difficultés financières et en mal de relève entre ses rangs, il réfléchit notamment à proposer «un projet de fédération pour tous les chrétiens du canton». Selon lui, l’EPG «ne s’en sortira qu’en intégrant la migration. La diversité garantit la bonne santé du christianisme». Issu d’une société créole, Jérémy Dunon sait ce que veut dire «le mélange de plein de cultures différentes, qui s’incarne d’ailleurs de la plus belle façon à Genève».

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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