FOI CHRETIENNE : Mieux vaut souffrir en faisant le bien qu’en faisant le mal
Dans un monde où la souffrance nous paraît souvent illogique, voire injuste, peut-on vraiment trouver la paix en faisant le bien, même quand cela nous coûte ? C’est sur cette question brûlante d’actualité que les fidèles de l’Eglise Evangélique SIM de Goudrin de Ouagadougou ont médité ce dimanche 20 juillet 2025. S’appuyant sur la première lettre de l’apôtre Pierre, chapitre 3, versets 13 à 17, le prédicateur Georges Cail a encouragé les fidèles à ne pas fuir la souffrance, mais à y faire face avec foi, confiance et espérance, les yeux fixés sur Celui qui tient les commandes.
Dans son commentaire introductif, le missionnaire Georges Cail, a rappelé les propos de Pierre qui, au verset 13, commence avec une question rhétorique: « Qui vous fera du mal, si vous êtes zélés pour le bien ? » La logique dirait : personne. Mais l’histoire, tout comme l’actualité, démontre le contraire. Les croyants, simplement pour leur foi, subissent parfois rejet, persécution, voire injustice. Des croyants en Iran, en Chine ou ailleurs vivent cela aujourd’hui. Et du temps de Pierre, c’était déjà une réalité.
C’est pourquoi ce passage de l’Écriture est si crucial, en ce qu’il ne nie pas la souffrance, mais il nous oriente vers la manière chrétienne de la vivre, a relevé le prédicateur.
Une souffrance transformée par l’espérance
Pierre affirme au verset 14 : « Même si vous souffrez pour la justice, vous serez heureux. » Ce n’est pas une injonction à se forcer à sourire, mais une affirmation d’espérance : la joie future en Christ peut déjà transformer notre présent, même dans l’épreuve.
Pour illustrer la paix du croyant au milieu de la tempête, Georges Cail raconte une histoire marquante : celle d’un avion en pleine turbulence. À bord, la panique s’installe. Les passagers prient, angoissés… sauf un petit garçon qui reste paisible, concentré sur son jeu. Lorsqu’on lui demande s’il n’a pas peur, il répond simplement : « Le pilote, c’est mon papa. »
« Voilà notre espérance. Nous n’avons pas besoin de tout comprendre. Ce qui compte, c’est que nous connaissions Celui qui est aux commandes. », a expliqué l’orateur

Vue partielle des fidèles
Sanctifier Christ dans nos cœurs
Au-delà de la souffrance, Pierre nous invite au verset 15 à « sanctifier dans nos cœurs Christ le Seigneur ». Cela signifie : mettre Dieu au centre, cultiver une relation vivante avec Lui, croître spirituellement.
Pour ce faire, le missionnaire Georges a rappelé trois pratiques fondamentales notamment 1) Lire la Bible, non pas juste pour la connaissance, mais pour écouter Dieu, 2) Prier, non pas seulement pour obtenir des faveurs, mais pour chercher la volonté de Dieu et 3) Vivre avec le corps de Christ, en communion les uns avec les autres à travers l’Eglise.
Ces disciplines nourrissent notre foi et nous permettent de garder une bonne conscience, même face à la calomnie ou la persécution. « Ce n’est pas la théologie qui nous sauve, c’est notre relation vivante avec le Christ », a souligné l’orateur.
Témoigner avec douceur et respect
Grandir en Jésus, c’est aussi apprendre à répondre avec douceur et respect à ceux qui nous interrogent sur notre espérance. « Soyez toujours prêts à défendre l’espérance qui est en vous, avec douceur et respect. », commandent les écritures.
« Imaginons que le garçon dans l’avion avait dit aux autres passagers : “Mais vous êtes bêtes ou quoi ? Le pilote, c’est mon père !” Cela aurait-il encouragé quelqu’un ? »
Dans un monde où les débats religieux sont souvent polarisés, le ton du croyant doit refléter la grâce de Christ. La manière de répondre est un témoignage en soi.
Pour Georges Cail, il ne s’agit pas d’avoir des arguments théologiques sophistiqués, mais d’un témoignage authentique, enraciné dans la confiance en Dieu.
Comme le petit garçon dans l’avion, qui ne connaissait peut-être rien à l’aéronautique, nous n’avons pas besoin de tout comprendre techniquement… mais nous connaissons Celui qui tient le gouvernail. Et cela suffit.
Le prédicateur a, par ailleurs, souligné la nécessité de garder une bonne conscience. Ce n’est pas être parfait, dit-il, mais marcher humblement, confesser ses fautes, chercher la transformation par le Saint-Esprit.
« Il ne s’agit pas seulement de répondre avec des mots, mais aussi avec notre vie », a-t-il indiqué. « Ceux qui nous calomnient seront confondus par la cohérence entre notre foi et notre comportement. »

Mieux vaut souffrir pour le bien que pour le mal
En conclusion, Georges Cail est revenu à l’essence de son message en exhortant : « Nous allons tous souffrir, d’une manière ou d’une autre. Alors, il vaut mieux souffrir en faisant le bien qu’en faisant le mal. »
Jésus lui-même, notre exemple ultime, a souffert injustement en faisant le bien, tout comme Noé, qui a obéi sans comprendre quand tous doutaient.
Et aujourd’hui, nous sommes invités à marcher sur leurs traces. Notre mission : suivre l’exemple du Christ, souffrir s’il le faut, avec foi, espérance et amour, en gardant nos cœurs fixés sur celui qui siège à la droite de Dieu, notre Père, notre Pilote, notre Roi.
« A vrai dire le pilote, …celui qui contrôle tout, est notre Papa. Ayons confiance en lui. L’agneau est souverain. Et à jamais. Il nous donne la joie et la paix.», a déclaré avec conviction Georges Cail.
Pour le Journal Chrétien
Emmanuel LANKOANDE
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


