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A l’ONU, Vartan Oskanian demande le droit au retour des chrétiens arméniens au Haut-Karabakh

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A l’ONU, l’ancien ministre arménien des affaires étrangères Vartan Oskanian, a fixé trois conditions pour que le retour des chrétiens arméniens du Haut-Karabakh ait un sens : le retour doit être collectif, il doit avoir lieu sous protection internationale et les Arméniens doivent voir leurs droits fondamentaux garantis après leur retour – y compris le droit à l’autodétermination.
Vartan Oskanian a conduit une délégation de personnalités arméniennes à Genève cette semaine pour plaider en faveur de la justice pour les chrétiens arméniens du Haut-Karabakh, chassés de leur patrie par une opération militaire azerbaïdjanaise en septembre dernier. M. Oskanian était accompagné d’Armine Aleksanyan, ancienne vice-ministre des affaires étrangères de la République du Haut-Karabakh (ou Artsakh), et de Karnig Kerkonian, avocat spécialisé dans les droits de l’homme.

Tous trois sont membres du Comité pour la défense des droits fondamentaux du peuple du Haut-Karabakh, créé par le Parlement de cette région en décembre et dirigé par M. Oskanian. Christian Solidarity International a sponsorisé la visite de la délégation, qui a notamment rencontré des organisations internationales majeures, des missions diplomatiques, ainsi que des politiciens et des activistes suisses.

Un événement organisé par CSI en marge de la session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU le 9 juillet : Karnig Kerkonian (avocat), Armine Aleksanyan (ancienne vice-ministre des affaires étrangères du Haut-Karabakh), Vartan Oskanian (ancien ministre arménien des affaires étrangères), Joel Veldkamp (CSI), John Eibner (Président Christian Solidarity International).Photo: CSI

Un événement organisé par CSI en marge de la session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU le 9 juillet : Karnig Kerkonian (avocat), Armine Aleksanyan (ancienne vice-ministre des affaires étrangères du Haut-Karabakh), Vartan Oskanian (ancien ministre arménien des affaires étrangères), Joel Veldkamp (CSI), John Eibner (Président Christian Solidarity International). Photo: CSI

En septembre dernier, la dictature azerbaïdjanaise a lancé une attaque non provoquée contre la République du Haut-Karabakh (ou Artsakh), après un siège de neuf mois de sa population civile. Cette attaque a fait des centaines de morts et a chassé toute la population chrétienne arménienne – plus de 100 000 personnes – de sa patrie, détruisant ainsi la communauté arménienne millénaire qui s’y trouvait.

Aujourd’hui, de nombreux responsables occidentaux affirment que l’Azerbaïdjan et l’Arménie n’ont «jamais été aussi proches» d’un traité de paix. Mais à Genève, la délégation a fait valoir qu’un traité qui n’inclurait pas trois éléments – 1) le retour en toute sécurité des Arméniens du Haut-Karabakh dans leurs foyers, 2) la libération des otages arméniens détenus par l’Azerbaïdjan et 3) la protection du patrimoine culturel arménien en Azerbaïdjan – ne mènerait pas à une paix durable.

«Une notion fragile de stabilité, obtenue par la coercition et la force, est intrinsèquement impermanente», a déclaré M. Oskanian.

La pièce maîtresse de la visite de la délégation a été un événement parallèle au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, organisé par CSI, une ONG dotée d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies. L’événement a été retransmis en direct et un enregistrement est disponible en ligne.

Armine Aleksanyan, ancienne vice-ministre des affaires étrangères du Haut-Karabakh, elle-même originaire de cette région, a déclaré que ses habitants arméniens ont été confrontés à un choix difficile lors de l’attaque de l’Azerbaïdjan : partir ou mourir.

Elle a prévenu qu’ils ne reviendraient pas s’il y avait un risque de nouvelle attaque de la part de l’Azerbaïdjan. «Il faut mettre en place des garanties et des mécanismes internationaux solides et s’assurer que l’Azerbaïdjan respecte ses obligations internationales.»

Pour sa part, Karnig Kerkonian, avocat spécialisé dans les droits de l’homme, a affirmé que les actions de l’Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh témoignaient d’une «intention de détruire» la population arménienne. «Tant que l’Azerbaïdjan poursuivra cette intention, la paix ne sera pas possible», a-t-il conclu.

C’est pourquoi, a poursuivi M. Kerkonian, trois conditions sont nécessaires pour que le droit au retour des Arméniens du Haut-Karabakh ait un sens : le retour doit être collectif, il doit avoir lieu sous protection internationale et les Arméniens doivent voir leurs droits fondamentaux garantis après leur retour – y compris le droit à l’autodétermination.

Faisant référence aux 23 Arméniens détenus en Azerbaïdjan, Mme Aleksanyan a appelé la communauté internationale à faire pression sur Bakou pour qu’il libère les otages et les prisonniers de guerre.

«Je pense que c’est le bon endroit pour appeler les avocats internationaux, les organisations internationales de défense des droits de l’homme à plaider en faveur de la libération immédiate de ces personnes», a-t-elle déclaré.

En ce qui concerne le patrimoine culturel et religieux du Haut-Karabakh, Vartan Oskanian a déclaré que des observateurs internationaux devraient être envoyés dans la région pour effectuer un audit des monuments culturels et assurer leur protection.

Se référant à des images satellites montrant la destruction d’églises chrétiennes, il a mis en garde : «Il y a une intention claire de détruire non seulement la population entière mais aussi sa culture.»

M. Oskanian a également fait une déclaration devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, au cours d’un dialogue interactif avec Ashwini K. P, rapporteur spécial des Nations unies sur le racisme. M. Oskanian a déclaré que les Arméniens du Haut-Karabakh ont été chassés de leur patrie «sur la base de leur appartenance ethnique» et a cité la décision de la Cour internationale de justice du 17 novembre selon laquelle l’Azerbaïdjan doit «veiller à ce que les personnes qui ont quitté le Haut-Karabakh puissent y retourner en toute sécurité, sans entrave et dans les meilleurs délais.» M. Oskanian a demandé à M. Ashwini «d’entreprendre une visite d’enquête auprès des personnes déplacées du Haut-Karabakh et de soumettre un rapport sur le nettoyage ethnique du Haut-Karabakh au Conseil des droits de l’homme.»

Dans sa réponse, l’Azerbaïdjan a qualifié CSI d’«ONG sans scrupules» et l’a accusée de «déformer la situation concernant le départ volontaire de la population arménienne de la région du Haut-Karabakh.»

John Eibner, président de CSI, a déclaré que la réponse de l’Azerbaïdjan, «en qualifiant le nettoyage ethnique des Arméniens du Haut-Karabakh de ‘volontaire’, tourne en dérision le système des droits de l’homme des Nations unies et révèle l’état d’esprit d’un régime qui a toujours l’intention de détruire la nation arménienne. Cela suggère que l’Azerbaïdjan est un partenaire douteux pour la paix.»

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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