Pas d’accord avec En Marche pour les régionales, dit Muselier
PARIS (Reuters) – Il n’y a pas et il n’y aura pas d’accord avec En marche pour les élections régionales, a déclaré mardi le président sortant de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en réponse à l’émoi provoqué dans sa famille politique, Les Républicains (LR), par le soutien apporté à sa liste par le camp présidentiel.
Dans un communiqué publié quelques heures après une réunion au siège de LR à Paris, Renaud Muselier repousse toute idée de lien entre sa région et l’élection présidentielle du printemps 2022 et réaffirme son appartenance à LR.
« Il n’y a pas et il n’y aura pas d’accord à quelque niveau que ce soit avec En marche, pas plus qu’avec d’autres appareils, mais je suis sensible à tous les soutiens qui se manifestent », écrit-il, trois jours après la décision de La République en marche (LaRem) de rejoindre sa liste, annoncée par le Premier ministre, Jean Castex, dans le Journal du dimanche.
« Je refuse la nationalisation des scrutins locaux », ajoute Renaud Muselier. « Cette élection est régionale et ne peut en aucun cas, comme certains le souhaiteraient à Paris ou ailleurs, être l’occasion de préparer la présidentielle ou imaginer une quelconque recomposition politique. »
« Je conduirai donc une équipe dont la colonne vertébrale sera naturellement les Républicains », poursuit l’élu.
Au regard de ce que Renaud Muselier présente comme une clarification, la commission d’investiture de LR devrait décider ce mardi soir si elle présente ou non une liste concurrente, dans une région où le Rassemblement national fait de bons scores, avec notamment 45% des voix aux dernières régionales en 2015.
« Il n’y a aucune division, on n’est pas dans un esprit d’ultimatum », a déclaré le président de LR, Christian Jacob, à l’issue du comité stratégique matinal qui s’est déroulé dans un climat très tendu selon des participants.
« Je n’ai jamais trahi », a assuré quant à lui devant la presse Renaud Muselier.
L’initiative du président de région sortant a reçu l’appui du maire de Nice, Christian Estrosi, lui aussi issu de LR.
Cet épisode interroge LR à l’approche d’une course à l’Elysée en vue de laquelle droite républicaine, partis de gauche et écologistes tentent de trouver une formule à même de perturber le duel annoncé entre Emmanuel Macron et la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen.
Les élections régionales doivent avoir lieu les 20 et 27 juin prochains.
(Elizabeth Pineau)
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