Nucléaire: Les négociations de Vienne ajournées pour consultations
par Francois Murphy et Parisa Hafezi
DUBAI (Reuters) – Les puissances occidentales ont prévenu l’Iran que les négociations pour sauver l’accord sur le nucléaire iranien ne pourraient se prolonger indéfiniment, dimanche après la fin d’un sixième cycle de discussions à Vienne.
Les pourparlers se sont ouverts en avril dernier dans la capitale autrichienne, où siège l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), pour tenter de convaincre les Etats-Unis de réintégrer le Plan d’action global commun (PAGC, ou JCPoA en anglais), dénoncé par Donald Trump en 2018, et l’Iran d’en respecter à nouveau les engagements.
Les délégués réunis à Vienne vont regagner leurs capitales respectives pour consultations, les négociateurs n’étant pas parvenus à aplanir leurs divergences, ont déclaré des responsables iraniens et européens.
Cet ajournement intervient au lendemain de l’annonce de la victoire de l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi à l’élection présidentielle de vendredi en Iran. Selon deux diplomates, la pause dans les discussions devrait durer une dizaine de jours.
Ebrahim Raïssi remplacera Hassan Rohani début août à la présidence de la République islamique. Son accession à la tête de l’Etat ne devrait guère modifier la position iranienne, arrêtée en dernier lieu par le guide suprême de la Révolution Ali Khamenei, véritable détenteur du pouvoir en Iran.
Certains responsables iraniens n’excluent cependant pas que Téhéran pourrait avoir intérêt à pousser en faveur de la conclusion d’un accord avant le départ de Rohani.
Cela permettrait ainsi à Raïssi de renvoyer la responsabilité d’éventuelles concessions à son prédécesseur, a expliqué un haut responsable iranien proche des discussions.
« UNE BONNE DISTANCE À PARCOURIR »
Les trois puissances européennes signataires de l’accord de juillet 2015 – Allemagne, France, Royaume-Uni (E3) – agissent de facto comme médiateurs dans les discussions indirectes entre Washington et Téhéran.
Les Occidentaux soulignent que plus l’Iran continue de violer ses engagements, plus il sera difficile de restaurer le pacte, également signé par la Russie et la Chine.
« Comme nous l’avons déjà dit, le temps ne joue en faveur de personne. Ces discussions ne peuvent pas s’éterniser », ont déclaré les diplomates de l’E3 dans une note envoyée à la presse, ajoutant que les problèmes les plus délicats n’avaient toujours pas été réglés.
Sur ABC News, le conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis, Jake Sullivan, a fait écho à ces commentaires en déclarant qu’il restait encore une « bonne distance à parcourir » sur le processus de levée des sanctions américaines et sur le respect par l’Iran de ses engagements.
L’attention devrait désormais se tourner vers un accord distinct entre l’Iran et l’AIEA qui expire le 24 juin. Téhéran a mis fin récemment à des mesures d’inspection de ses installations nucléaires par l’agence de l’Onu.
Le directeur politique de l’UE Enrique Mora, qui coordonne les pourparlers sur le nucléaire, a dit s’attendre à une prolongation de cet accord qui permettra à l’AIEA de continuer à collecter des données tout en limitant leur accès pour le moment.
Comme en 2015, ces pourparlers suscitent l’hostilité du gouvernement israélien qui considère que le régime iranien cherche avant tout à développer une arme nucléaire dont il pourrait à terme se servir contre l’Etat hébreu.
Selon le Premier ministre Naftali Bennett, qui a succédé à Benjamin Netanyahu la dimanche dernier, l’élection de Raïssi doit servir de dernier avertissement au monde et aux nations qui négocient la relance de l’accord encadrant les activités nucléaires de Téhéran.
(Avec Dan Williams à Jérusalem, John Irish à Paris, William James à Londres, Tuvan Gumrukcu à Ankara ; version française Nicolas Delame et Jean-Stéphane Brosse)
Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge, les fake news, les calomnies et les attaques contre les Evangéliques, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui propose une information indépendante et fiable, non biaisée par des intérêts d'actionnariat ou publicitaires.
Un service de presse reconnu par l'Etat
Le Journal Chrétien est un service de presse en ligne bénéficiant d’un agrément de la Commission paritaire des publications et agences de presse du Ministère de la Culture. Il est membre du Syndicat de la Presse Indépendante d’Information en Ligne (SPIIL), un syndicat professionnel français créé en afin de défendre les intérêts professionnels des éditeurs de presse en ligne indépendants. Il fait partie des sources d'information officielles de Google actualités dans tous les pays francophones. Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge et les fake news et les calomnies, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui passe l'information au tamis de l'Évangile. Nos journalistes et correspondants essaient de s'approcher de la vérité des faits avec beaucoup d'humilité. Le professionnalisme des experts impliqués dans le Journal Chrétien garantit une procédure de sélection de grande qualité et un suivi des projets très rigoureux.Quand les pasteurs et leurs églises sont victimes de dénonciations calomnieuses, le Journal Chrétien mène des investigations pour rétablir la vérité.
En plus de son activité éditoriale remarquable, le Journal Chrétien est l’éditeur de Bible.audio, une vaste plateforme de ressources bibliques comprenant une vingtaine de traductions bibliques, la Bible audio, la Bible interlinéaire, le comparateur de versions, la concordance biblique, les commentaires bibliques, les dictionnaires bibliques et les lexiques bibliques.
Il dispose également d'une chaîne de télévision chrétienne dénommée Chrétiens TV, qui diffuse ses programmes sur le canal 246 de la Freebox en France. Elle s’adresse à tous ceux qui souhaitent nourrir leur réflexion, leur foi ou simplement découvrir des programmes porteurs de sens et de bienveillance.



