L’objectif réduit de livraison de vaccins AstraZeneca à l’UE reste conditionnel
par Francesco Guarascio
BRUXELLES (Reuters) – AstraZeneca ne pourra tenir son nouvel objectif de livraison de 30 millions de doses de son vaccin contre le COVID-19 à l’Union européenne d’ici fin mars qu’à la condition qu’une usine aux Pays-Bas soit homologuée par l’UE, montre un document interne que Reuters a pu consulter.
Le groupe pharmaceutique anglo-suédois a annoncé vendredi soir qu’il ne visait plus désormais que 30 millions de doses livrées à l’UE d’ici fin mars alors que le contrat signé avec l’UE en prévoyait 90 millions et qu’il en évoquait 40 millions le mois dernier.
Cet objectif revu en baisse dépend toutefois de l’issue du processus d’homologation du site de production de Leyde, aux Pays-Bas, exploité par un sous-traitant, Halix, explique le document interne daté du 10 mars.
Sans le feu vert des autorités européennes, que le groupe attend le 25 mars selon le document, la livraison de près de dix millions de doses prévue au cours de la semaine du 29 mars pourrait être compromise, ajoute-t-il.
Un porte-parole de la Commission européenne a déclaré samedi que l’exécutif communautaire discutait avec AstraZeneca afin d’assurer qu’il fasse tout son possible pour honorer ses engagements. Il n’a fait aucun commentaire sur l’homologation du site d’Halix.
Interrogé sur des sanctions éventuelles, il a répondu: « Ce qui importe, ce que nous nous assurions de la livraison d’un nombre suffisant de doses conformément aux engagements antérieurs de l’entreprise. Nous étudions toutes les options pour que ce soit le cas. »
Il est impossible pour l’instant de déterminer si un report de l’homologation aurait des conséquences sur les livraisons à l’UE prévues au deuxième trimestre.
L’Agence européenne des médicaments (EMA) a confirmé dans un communiqué que le site d’Halix n’avait pas encore été homologué et elle s’est refusée à tout commentaire sur la date à laquelle la décision pourrait être prise. Un responsable européen informé du processus de décision de l’EMA a déclaré à Reuters que ce feu vert « pourrait peut-être » intervenir fin mars.
DES OBJECTIFS TRÈS ÉLOIGNÉS DES ENGAGEMENTS INITIAUX
Un porte-parole d’AstraZeneca s’est refusé à tout commentaire sur l’homologation du site comme sur sa production et sa capacité de stockage. Halix a refusé de s’exprimer sur le processus d’homologation.
Le site d’Halix est l’un des quatre cités dans le contrat conclu en août dernier entre AstraZeneca et l’UE mais un seul d’entre eux, en Belgique, a produit effectivement des doses de vaccin destinées à l’Union pour l’instant, selon des responsables de l’UE.
Dans son communiqué de vendredi soir, AstraZeneca dit qu’il « vise » des livraisons de 70 millions de doses à l’UE sur la période avril-juin, un volume très éloigné des 180 millions de doses prévues au contrat, qu’AstraZeneca évoquait encore fin février.
Le laboratoire explique que des restrictions à l’exportation l’ont empêché d’augmenter ses livraisons à l’UE depuis des sites de production non-européens pour compenser les problèmes d’approvisionnement rencontrés en Europe.
Au total, il prévoit désormais d’avoir expédié 100 millions de dose à l’UE seulement d’ici la fin juin, alors que le contrat d’août en prévoyait 300 millions sur la période décembre-juin.
Les annonces d’AstraZeneca sont de plus en plus vivement critiquées par des responsables de l’UE ou de certains Etats membres.
« Les engagements pris doivent être tenus: la responsabilité de l’entreprise, de ses dirigeants et ses administrateurs est engagée », a ainsi déclaré samedi sur Twitter Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée française chargée de l’Industrie.
(Avec Toby Sterling à Amsterdam, version française Marc Angrand)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
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