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L’économie française est « sous anesthésie », le rebond s’annonce long

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PARIS (Reuters) – Le confinement généralisé en vigueur en France depuis le 17 mars pour ralentir la progression de l’épidémie de coronavirus continue de réduire de 35% l’activité économique du pays et le redémarrage de la deuxième économie de la zone euro s’annonce très progressif.

Dans sa nouvelle évaluation de l’impact économique de la crise sanitaire en cours publiée jeudi, l’Insee confirme ses premières estimations suggérant que « l’économie française fonctionne 35% en-dessous de la ‘normale' » et précise que sur le secteur marchand, hors loyers, le recul atteint 49%.

Par rapport à sa précédente note publiée le 9 avril, l’Insee observe en revanche une très légère reprise dans l’industrie et la construction, « probablement du fait de la réouverture de certaines usines et certains chantiers » grâce à la mise en place de protocoles de sécurité sanitaire spécifiques.

Quant à la consommation des ménages, elle demeure inférieure d’un tiers à sa normale.

« Comme un organisme placé sous anesthésie, l’économie française n’assure plus que ses fonctions vitales. Les mesures de soutien budgétaire aux entreprises et aux ménages visent notamment à favoriser les conditions du réveil – dont on sait qu’il ne sera que très progressif – puis de la convalescence », résume l’Insee dans ce nouveau point de conjoncture.

Un diagnostic confirmé par le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire.

PLUSIEURS MOIS DE TRANSITION

« Nous sortons de la phase de crise et nous allons aborder une deuxième phase qui va être une phase de transition dans laquelle l’activité va reprendre (…). Dans un dernier temps il y aura effectivement un retour à la normale (…), mais nous n’y sommes pas », a-t-il prévenu jeudi sur franceinfo.

« La transition entre la crise et le rebond prendra plusieurs mois », a de son côté souligné le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, sur BFMTV.

Pour l’Insee, dans la mesure où la reprise de l’activité « ne sera a priori pas immédiate et sera probablement d’autant plus lente que la durée du confinement aura été importante », l’impact global de cette quasi-paralysie de l’économie française sera « certainement supérieur » à l’estimation d’une perte de richesse nationale de trois points de produit intérieur brut (PIB) annuel par mois de confinement.

Dans ses dernières prévisions – toujours susceptibles d’être revues – le gouvernement table sur une contraction de 8% de l’économie française cette année, une récession sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les enquêtes de conjoncture réalisées au mois d’avril confirment le décrochage de l’activité, ainsi que de la confiance des entreprises.

L’Insee signale une chute mensuelle record du climat des affaires, qui a atteint en avril un plus bas depuis le début de cette série statistique en 1980 et constate que les entreprises sont « unanimement pessimistes (…) en particulier (dans le secteur) de l’hébergement-restauration ».

REBOND ATTENDU EN 2021

Alors que la levée progressive du confinement généralisé est prévue à partir du 11 mai en France, Bruno Le Maire a « souhaité » que l’ensemble des commerces, à l’exception des restaurants, bars et cafés, puissent rouvrir à cette date tout en n’excluant pas des disparités régionales en fonction des évaluations sanitaires.

Avec la reprise progressive de l’activité économique, « si nous gérons bien, après le choc brutal de 2020 nous pouvons espérer un rebond en 2021 », a déclaré François Villeroy de Galhau, en rappelant que le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que l’économie française connaîtra une croissance de 4,5% du PIB en 2021 après une contraction de 7,2% cette année.

Pour l’Insee, malgré des pertes de revenus, le taux d’épargne global des ménages devrait grimper ponctuellement du fait de la baisse de la consommation pendant le confinement.

« Il y a une perspective (de rebond) dès lors que nous aurons ancré la confiance des ménages pour qu’ils utilisent cette épargne supplémentaire et (…) que nous saurons accompagner les entreprises » de façon plus sélective une fois la phase de choc passée, a observé François Villeroy de Galhau.

Mais une inversion de l’arbitrage entre épargne et consommation – traditionnel moteur de la croissance de l’économie française – nécessitera une amélioration de la confiance des ménages à l’égard de la situation économique, fortement dépendante de la situation sanitaire.

« A l’incertitude sur le scénario sanitaire, qui n’augure pas d’un rebond économique rapide, s’ajoute donc l’incertitude sur le comportement des ménages et des entreprises dans ce contexte inédit », note l’Insee.

(édité par Jean-Stéphane Brosse)

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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