La Russie doit mettre fin à l’escalade militaire en Ukraine, dit l’Otan
par Robin Emmott et Sabine Siebold
BRUXELLES (Reuters) – Le secrétaire général de l’Otan a appelé mardi la Russie à retirer les troupes qu’elle masserait aux frontières de l’Ukraine, à la veille d’une réunion en urgence des ministres des Affaires étrangères et de la Défense de l’alliance atlantique.
Jens Stoltenberg a rencontré le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, à Bruxelles, au lendemain d’accusations portées par Kiev reprochant à Moscou d’ignorer sa demande de pourparlers entre les présidents des deux pays au sujet du conflit dans l’est de l’Ukraine.
« Ces dernières semaines, la Russie a déplacé des milliers de troupes prêtes au combat aux frontières de l’Ukraine, le plus grand rassemblement de troupes russes depuis l’annexion illégale de la Crimée en 2014 », a déclaré Jens Stoltenberg.
La Russie affirme pour sa part qu’elle déplace ses troupes comme elle l’entend sur son territoire, y compris à des fins défensives, et elle a régulièrement accusé l’Otan de déstabiliser l’Europe avec ses renforts de troupes dans les pays baltes et en Pologne depuis l’annexion de la Crimée.
« La Russie doit mettre fin à ce renforcement militaire en Ukraine et autour de l’Ukraine, arrêter ses provocations et procéder à une désescalade immédiate », a ajouté Jens Stoltenberg. Dmytro Kouleba a quant à lui déclaré durant cette conférence de presse conjointe que Kiev souhaitait une solution diplomatique.
Kiev et Moscou se rejettent mutuellement la responsabilité de l’aggravation de la situation dans la région du Donbass, en proie depuis 2014 à une rébellion armée de séparatistes pro-russes. Ce conflit dans l’est de l’Ukraine a fait 14.000 morts, selon les autorités ukrainiennes.
Les ministres des Affaires étrangères du G7, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, ont condamné les mouvements de troupes russes près de la frontière avec l’Ukraine et en Crimée.
Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, est arrivé à Bruxelles mardi et doit s’entretenir dans la journée avec le ministre ukrainien des Affaires étrangères. Dmytro Kouleba a réclamé de nouvelles sanctions économiques contre Moscou et une aide militaire accrue à Kiev.
PROMESSE D’ADHÉSION À L’OTAN
« Au niveau opérationnel, nous avons besoin de mesures qui dissuaderont la Russie et qui contiendront ses intentions belliqueuses. Il pourrait s’agir (…) d’une nouvelle série de sanctions qui augmenteraient le coût de l’agression russe », a déclaré Dmytro Kouleba, à l’issue de la réunion de la Commission Otan-Ukraine, un organe visant à développer les liens entre l’alliance et Kiev.
Deux diplomates de l’Otan ont déclaré que Jens Stoltenberg présiderait mercredi une visioconférence avec les ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l’alliance.
Antony Blinken et le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, devraient être présents au siège de l’Otan à Bruxelles pour informer les 29 autres membres de la situation en Ukraine, ainsi qu’en Afghanistan, ont indiqué les diplomates.
La rencontre avec Dmytro Kouleba est un symbole fort du soutien occidental mais elle ne répond pas au souhait de l’Ukraine de devenir membre à part entière de l’alliance atlantique.
En avril 2008, les dirigeants de l’Otan ont promis à l’Ukraine qu’elle adhérerait un jour et, mardi, Jens Stoltenberg a insisté sur le fait que la Russie ne devrait avoir aucune influence sur le sujet.
Une adhésion ferait entrer l’Ukraine dans le cadre de l’engagement de défense mutuelle de l’Otan, bien que la France et l’Allemagne craignent qu’une telle démarche ne suscite l’hostilité de la Russie.
La vice-Première ministre ukrainienne Olga Stefanichina a écrit dans le magazine américain Foreign Policy que, tout en se félicitant du soutien diplomatique, « les déclarations ne suffisent pas; l’Ukraine a besoin d’une action déterminée de la part des Etats attachés aux principes démocratiques et à un ordre fondé sur des règles. »
(Version française Kate Entringer, édité par Bertrand Boucey)
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