Ukraine: Londres parle d’options pour un cessez-le-feu, Paris propose une trêve d’un mois
par Elizabeth Piper et John Irish
LONDRES/PARIS (Reuters) – Plusieurs propositions pour aboutir à un cessez-le-feu en Ukraine sont sur la table, a déclaré lundi la Grande-Bretagne, alors que la France évoquait la possibilité d’une trêve initiale d’un mois pouvant ouvrir la voie à des négociations de paix.
Les pays européens, emmenés par Londres et Paris, étudient différentes options pour formuler une proposition de paix incluant l’Ukraine après une vive altercation à Washington, vendredi, entre le président ukrainien Volodimir Zelensky et son homologue américain Donald Trump.
« Il est clair qu’un certain nombre d’options sont sur la table », a déclaré le porte-parole du Premier ministre britannique Keir Starmer. « Je n’ai pas l’intention de me lancer dans un commentaire sur ces options », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent au lendemain d’un sommet entre les dirigeants européens à Londres au cours duquel ils sont convenus d’élaborer un plan de paix en vue de le soumettre aux Etats-Unis.
Lors d’une interview accordée au Figaro alors qu’il se rendait à ce sommet, le président français Emmanuel Macron a évoqué la possibilité d’un cessez-le-feu d’un mois qui concernerait les attaques aériennes et maritimes ainsi que les assauts contre les infrastructures énergétiques, bien que cette option n’ait reçu le soutien public d’aucun autre chef d’Etat ou de gouvernement jusqu’à présent.
Emmanuel Macron a indiqué que le projet de trêve partielle d’un mois ne concernerait pas les combats au sol du fait de la difficulté à vérifier le respect d’un accord sur ce point et que le déploiement en Ukraine de troupes terrestres européennes n’interviendrait que dans un second temps, « une fois la paix signée ».
« Cette trêve dans les airs, sur les mers et sur les infrastructures énergétiques permettra d’attester de la bonne foi [du président russe] Vladimir Poutine au moment où il s’engagera dans cette trêve, et c’est alors que commenceront les vraies négociations pour la paix », a précisé lundi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur France Inter.
Prié de dire s’il avait connaissance du projet de trêve partielle évoqué par Emmanuel Macron, Volodimir Zelensky a déclaré dimanche qu’il était « au courant de tout ».
La France, la Grande-Bretagne et potentiellement d’autres pays européens ont proposé d’envoyer des troupes en Ukraine en cas de cessez-le-feu, mais disent vouloir un soutien sous une forme ou une autre de la part des États-Unis, une proposition désignée sous le nom de « backstop » (filet de sécurité).
POUR WALTZ, ZELENSKY DEVRAIT S’EXCUSER
Volodimir Zelensky estime qu’un cessez-le-feu doit s’accompagner de garanties de sécurité explicites de la part de l’Occident afin de s’assurer que la Russie, qui a envahi l’Ukraine il y a trois ans et contrôle environ 20% de son territoire, ne lance pas de nouvelles attaques. Donald Trump a pour le moment refusé de donner de telles garanties.
Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison blanche, Mike Waltz, a déclaré à Fox News que Volodimir Zelensky devrait s’excuser après son altercation de vendredi avec Donald Trump et son vice-président J.D. Vance.
« Ce que nous devons entendre du président Zelensky, c’est qu’il regrette ce qui s’est passé, qu’il est prêt à signer cet accord sur les minerais et qu’il est prêt à s’engager dans des pourparlers de paix », a-t-il dit, en référence au fait que le président ukrainien était invité à Washington pour signer notamment un accord donnant aux Etats-Unis un large accès aux ressources en minerais de l’Ukraine.
« Je ne pense pas que ce soit trop demander. Nous verrons ce qui se passera dans les prochaines 48 heures, mais nous cherchons certainement à avancer de manière positive », a-t-il ajouté.
Le Kremlin, qui rejette l’idée d’un déploiement de troupes occidentales en Ukraine, a déclaré lundi que l’altercation entre Volodimir Zelensky et Donald Trump illustrait à quel point il serait difficile de parvenir à un règlement du conflit en Ukraine.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a également dit que les promesses faites dimanche par les dirigeants européens d’augmenter leur aide financière à Kyiv ne contribueraient pas à une résolution pacifique du conflit.
« Cela ne fait clairement pas partie d’un plan de paix », mais favorisera au contraire « la poursuite des hostilités », a-t-il déclaré aux journalistes, en évoquant également le début d’une « fragmentation » de l’Occident.
SOMMET EXTRAORDINAIRE DE L’UE JEUDI 6 MARS
Emmanuel Macron a en outre de nouveau exprimé le souhait que les Européens dépensent davantage en matière de défense.
« Depuis trois ans (soit le début de l’offensive en Ukraine, NDLR), les Russes dépensent 10% de leur PIB dans la défense », a-t-il dit au Figaro. « On doit préparer la suite, en fixant un objectif autour de 3%, 3,5% [du PIB]. »
Les dirigeants de l’Union européenne se réuniront jeudi lors d’un sommet extraordinaire pour discuter d’un soutien supplémentaire à l’Ukraine, des garanties de sécurité européennes et de la manière de financer les besoins de l’Europe en matière de défense.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré qu’elle informerait les États membres mardi des projets visant à renforcer l’industrie européenne de la défense et les capacités militaires de l’UE.
« Nous avons besoin d’une augmentation massive de la défense, sans aucun doute. Nous voulons une paix durable, mais une paix durable ne peut être bâtie que sur la force, et la force commence par notre propre renforcement », a-t-elle déclaré.
(Reportage d’Elizabeth Piper et John Irish, avec Sarah Young, Richard Lough, Makini Brice, Dmitry Antonov et Guy Faulconbridge; version française Jean Terzian et Benjamin Mallet, édité par Sophie Louet et Blandine Hénault)
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