France: La QPC soulevée par UBS retoquée par la cour d’appel de Paris
PARIS (Reuters) – La cour d’appel de Paris a refusé lundi de transmettre au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par la défense de la banque suisse UBS en mars à l’issue de son procès en appel.
Avec le rejet de cette QPC, le dossier peut suivre son cours sans changement et la cour d’appel de Paris rendra son jugement le 27 septembre prochain sur cette affaire, où UBS est accusée de démarchage bancaire illégal et de blanchiment aggravé de fraude fiscale en France.
« On prend acte de cette décision. On attend la décision du 27 septembre sereinement », a déclaré à la presse Me Hervé Temime, l’un des avocats de la défense d’UBS.
En première instance, en février 2019, la plus grande banque suisse avait été condamnée à une amende record et inédite de 3,7 milliards d’euros, pour démarchage bancaire illicite et blanchiment aggravé de fraude fiscale, tandis que sa filiale française avait écopé de 15 millions d’euros d’amende pour complicité de ces chefs.
Les deux établissements avaient été aussi condamnés à verser 800 millions d’euros de dommages et intérêts à l’Etat, partie civile.
En appel, en mars dernier, le ministère public a réclamé une amende d’au moins deux milliards d’euros. Les avocats du fisc français ont quant à eux demandé le versement d’un milliard d’euros de dommages et intérêts.
UBS, qui a provisionné 450 millions d’euros pour ce dossier, se défend en avançant que les enquêteurs n’ont jamais apporté la preuve que la banque avait démarché de manière systématique des clients français pour leur proposer d’échapper à la Direction générale des Finances publiques (DGFiP).
Elle considère en outre que le montant de l’amende dont elle risque d’écoper doit être calculé par rapport au montant que représentent les impôts impayés et non sur le total des fonds qu’elle héberge en Suisse.
Les banques sont traditionnellement condamnées en Europe à des amendes aux montants bien inférieurs à ce que pratique la justice américaine mais l’ampleur de la condamnation d’UBS en première instance semble indiquer que cette époque est révolue.
(Reportage Mathieu Protard et Sophie Louet, rédigé par Myriam Rivet, édité par Jean-Stéphane Brosse et Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



