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De nouvelles mesures pour éviter une reprise de l’épidémie en France

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          PARIS (Reuters) - La situation liée à l'épidémie de coronavirus en France évolue "dans le mauvais sens", a déclaré mardi le Premier ministre, Jean Castex, en détaillant de nouvelles mesures visant à empêcher une reprise de l'épidémie difficile à maîtriser.
          "Depuis deux semaines environ, la situation épidémiologique, que nous surveillons de très près, évolue en effet dans le mauvais sens", a dit le chef du gouvernement, évoquant lors d'une visite au centre hospitalier universitaire (CHU) de Montpellier (Hérault) l'augmentation du nombre de cas et mettant en avant les hospitalisations et admissions dans les services de réanimation qui ont tendance à repartir à la hausse.
          Près de 1.400 contaminations supplémentaires au coronavirus ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, pour un total de 204.172 cas confirmés depuis le début de l'épidémie, selon les chiffres communiqués en fin d'après-midi par l'agence Santé publique France, tandis que la circulation du virus s'intensifie, notamment chez les jeunes.
          "Je le dis aujourd'hui avec une forme de gravité: si nous ne réagissons pas collectivement, nous nous exposons à un risque élevé de reprise épidémique qui sera difficile à contrôler", a dit Jean Castex quelques heures après un conseil de défense sur le sujet convoqué par le président de la République.
          "Elle mettra à nouveau sous tension l'ensemble de la chaîne de santé, de la médecine de ville aux services hospitaliers. Elle mettra aussi sous tension notre économie, notre système éducatif, notre vie collective et culturelle. Nous l'avons déjà subi, tout le monde s'en souvient. Personne, personne ne souhaite le vivre à nouveau."
          Le gouvernement a donc décidé d'une nouvelle série de mesures pour éviter que cet "été pas comme les autres" ne conduise à une dégradation trop marquée de la situation sanitaire.
          En premier lieu, a expliqué le chef du gouvernement, il est demandé aux préfets et aux élus locaux d'"étendre le plus possible l'obligation du port du masque dans les espaces publics".
          "Nous allons également intensifier nos actions dans la vingtaine des plus grandes métropoles nationales, où se concentrent des populations nombreuses et des grands rassemblements", a-t-il ajouté.
          Le gouvernement a par ailleurs décidé de prolonger de deux mois, jusqu'au 30 octobre, l'interdiction des événements rassemblant plus de 5.000 personnes, tout en maintenant la possibilité de dérogations préfectorales en fonction des protocoles sanitaires mis en place.
          Parallèlement, l'exécutif entend renforcer la politique de dépistage en améliorant l'accès aux tests pour les personnes présentant des symptômes de la maladie, via des circuits dédiés, afin de disposer de résultats rapides.
          "Il nous faudra également renforcer les mesures visant à assurer l'effectivité de ce qu'on appelle la quatorzaine ou l'isolement", a poursuivi Jean Castex, qui a également annoncé une intensification des actions de contrôle et de verbalisation des manquements quand ils seront constatés.
          "Eviter par dessus tout un retour en arrière, un reconfinement important, c'est indispensable et c'est à notre portée", a ajouté le Premier ministre.
          Le chef du gouvernement, qui poursuivait dans la station balnéaire de La Grande-Motte son déplacement dans l'Hérault, a indiqué qu'une réflexion était par ailleurs engagée pour "voir comment on peut au maximum généraliser sur le lieu de travail le port du masque".
          "Il n'y pas deux lieux de travail qui se ressemblent et c'est pourquoi l'application de mesures absolument systématiques est parfois contraire à l'effet recherché", a-t-il cependant noté.
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           (Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot et Henri-Pierre André)
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