Coronavirus Covid-19: Lagarde a demandé à l’Eurogroupe de réfléchir à des « coronabonds », selon des sources
PARIS (Reuters) – Le Défenseur des droits Jacques Toubon a demandé mercredi l’organisation d’un débat public sur les libertés en France après l’adoption dimanche du projet de loi d’urgence sanitaire donnant un cadre légal aux choix gouvernementaux liés à l’épidémie de coronavirus.
« Il faut un débat public sur les libertés, l’état de droit c’est quelque chose qui nous appartient à tous et il ne faut pas le galvauder sans se poser des questions », a-t-il déclaré sur franceinfo.
Face à l’épidémie du coronavirus, le gouvernement a progressivement pris des mesures de plus en plus restrictives, passant d’une interdiction initiale des rassemblements de plus de 1.000 personnes – puis de 100 – à la fermeture des établissements scolaires et des commerces non indispensables.
La semaine dernière, un confinement obligatoire de deux semaines, avec amendes à la clef, a été décrété et pourrait être prolongé si le gouvernement suit les recommandations du conseil scientifique qui a préconisé mardi une durée totale d' »au moins six semaines ».
L’exécutif a également chargé mardi un comité de chercheurs et de médecins « d’accompagner la réflexion des autorités sur l’opportunité de la mise en place d’une stratégie numérique d’identification des personnes ayant été au contact de personnes infectées ».
Cette politique, qui est déjà en oeuvre ou en passe de l’être en Corée du Sud, en Russie ou encore en Israël, est rejetée par la quasi-totalité de l’opposition politique en France qui y voit une mesure liberticide, « hors sol » ou encore non prioritaire.
Selon le dernier bilan établi mardi soir, la France est devenue le cinquième pays à franchir le cap des 1.000 décès imputés au coronavirus (1.100 morts). Le pays compte à ce jour 22.300 cas confirmés de contamination et 10.176 personnes hospitalisées, dont 2.516 dans un état grave.
(Marine Pennetier, édité par Bertrand Boucey)
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