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« Reconnaître la dimension religieuse de chacun est primordial », dit Christelle Luisier Brodard

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Réélue au Conseil d’État et désormais présidente du gouvernement vaudois, Christelle Luisier Brodard veut mener à terme le processus de reconnaissance des communautés religieuses du canton.

C’est son choix: Christelle Luisier Brodard, désormais présidente du gouvernement vaudois, garde les rênes du Département des institutions et du territoire (DIT). Et ce, même si le pan religieux de ce dicastère regorge d’enjeux complexes, à l’heure où la Commission consultative en matière religieuse (CCMR) poursuit son instruction auprès des trois communautés religieuses candidates au statut d’intérêt public: la Fédération évangélique vaudoise (FEV), l’Union vaudoise des associations musulmanes (UVAM) et la Fédération anglicane et catholique chrétienne. Interview.

Ce travail d’instruction s’apparente-t-il à une opération de surveillance?

Il ne s’agit en aucun cas de surveillance. La Constitution vaudoise offre la possibilité à une Église d’être reconnue d’intérêt public. C’est la communauté intéressée qui en fait la demande. À partir de là s’ouvre une démarche partenariale entre elle et l’État, qui l’accompagne dans le processus de reconnaissance. Celui-ci s’inscrit toutefois dans un cadre fixé par une loi. Il nous appartient donc de veiller à ce qu’il soit respecté et c’est la mission de la CCMR. Au-delà de l’aspect légal, je relève que le dialogue instauré est bénéfique pour tous et à long terme. Selon moi, reconnaître la dimension religieuse de chacun est primordial pour la cohésion dans notre canton, cela dans une dimension de respect et de compréhension des uns envers les autres.

Si une communauté est reconnue d’intérêt public, y aura-t-il encore des pointages?

Dès le moment où une reconnaissance est acquise, les conditions fixées à son obtention devront subsister, ce qui supposera effectivement d’assurer un suivi, dont la forme et le rythme restent à définir. Le but est toutefois de créer et de développer un lien de confiance entre les communautés reconnues et l’État.

Ce traitement n’induira-t-il pas une inégalité avec les Églises historiques?

Les Églises historiques sont reconnues de manière constitutionnelle. Il y aura de fait une différence de traitement, mais elle est assumée. Et ce depuis la création de ce processus de reconnaissance.

Il n’est pourtant pas exclu que, dans certaines paroisses protestantes ou catholiques, des ministres puissent tenir des propos intolérants…

Les risques existent bien entendu, mais nous sommes dans un dialogue régulier avec les Églises sur ces questions.

Pour certains courants évangéliques, le créationnisme est un fondement théologique. Est-il réaliste de penser qu’il soit totalement absent dans les Églises de la FEV?

Le travail mené par la CCMR permettra d’établir s’il existe un éventuel fondement théologique de cette nature. À cet égard, je rappelle que la déclaration liminaire d’engagement signée par les communautés prohibe notamment tout positionnement de leur part allant à l’encontre de l’enseignement prodigué dans l’école publique, qui est neutre politiquement et confessionnellement, ainsi que fondé sur des réalités scientifiquement établies.

De même, peut-on assurer que ces communautés sont irréprochables sur les questions d’égalité et d’homosexualité?

Comme je l’ai indiqué, les communautés ont dû signer, avant de s’engager, une déclaration liminaire qui contient des éléments liés à la non-discrimination. Certaines Églises évangéliques se sont d’ailleurs retirées de la FEV au moment d’entériner ces prérequis. D’autres se sont inquiétées de devoir, à terme, unir des couples homosexuels. Nous n’interviendrons pas sur les pratiques cultuelles. Il appartiendra à la CCMR d’établir si lescommunautés requérantes satisfont aux conditions légales.

Pourtant, selon une étude de l’Université de Bâle, les ministres issus des Églises historiques qui refuseraient de bénir des personnes homosexuelles pourraient, quant à eux, se voir sanctionnés pénalement…

Effectivement, selon l’appréciation des auteurs de cette étude, le risque d’une condamnation pénale ne pourrait être totalement exclu. En ce sens, leur conclusion pose une question sans qu’une réponse catégorique y soit visiblement apportée. L’étude indique ainsi qu’il y aurait lieu de procéder à une pesée des intérêts entre le droit de la communauté à l’indépendance spirituelle et le principe de non-discrimination.

Quand le travail de la CCMR sera-t-il terminé?

Le processus, qui dure cinq ans, a été retardé par le Covid. On peut imaginer que la CCMR termine son travail d’instruction concernant les Églises anglicanes et catholiques chrétiennes d’ici à la fin de cette année. Un projet de loi ou de décret pourrait donc être soumis au Grand Conseil en 2023. Pour les autres communautés requérantes, l’instruction durera à tout le moins jusqu’en 2024.

Si la CCMR rend un rapport positif, la reconnaissance sera-t-elle automatique?

Non. Le dossier remontera d’abord au Conseil d’État qui se positionnera, puis au Grand Conseil. Il existe également la possibilité d’un référendum facultatif. Ce processus est donc éminemment démocratique. Un préavis positif de la CCMR devrait cependant faciliter l’ensemble du processus d’approbation, notamment au niveau juridique. Une telle thématique dépasse cependant la seule rigueur du droit. Dès qu’on parle de religion cela ouvre un vaste débat. Personne ne peut donc empêcher qu’un député s’élève contre une reconnaissance.

De même, personne ne peut empêcher le peuple, à son tour, de refuser qu’une communauté soit reconnue…

C’est pourquoi nous devons être exemplaires. Le processus doit être transparent, équitable et connu. Le plus gros défi sera de faire connaître au mieux les tenants et aboutissants des demandes et des exigences de l’État envers les communautés. Ces thèmes doivent revenir au centre du débat de société.

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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