L’Europe finit dans le rouge avec les tensions au Moyen-Orient
par Claude Chendjou
PARIS, 2 septembre (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en baisse mercredi, pénalisées par une nouvelle hausse des rendements obligataires sur fond de poursuite des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran.
À Paris, le CAC 40 a fini sur une perte de 0,26% à 8.280,63 points. Le Footsie britannique a reculé de 0,30% et le Dax allemand a reflué de 0,50%.
L’indice EuroStoxx 50 a cédé 0,11%, le FTSEurofirst 300 0,16% et le Stoxx 600 0,24%.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avance de 0,49%, le Standard & Poor’s 500 de 0,51% et le Nasdaq de 0,45%, les indices américains résistant à la tendance baissière mondiale grâce à l’optimisme autour de l’intelligence artificielle et de solides prévisions d’entreprises.
Dell Technologies grimpe de près de 6%, le constructeur informatique ayant relevé ses prévisions annuelles, misant sur une forte demande de serveurs dédiés à l’IA. Dans le groupe des « Magnificent Seven », Nvidia progresse de près de 4%, Meta de 2,60% et Apple AAPL.O de 0,50%.
Les dernières frappes entre les Etats-Unis et l’Iran ont néanmoins remis les tensions géopolitiques au premier plan, ravivant les craintes inflationnistes liées à la flambée du pétrole avec un baril de Brent au-dessus des 90 dollars.
Cela se traduit sur le marché obligataire par une poussée des rendements souverains aux Etats-Unis, en Europe et au Japon, qui ont touché des sommets de plusieurs années, tandis que les cours pétroliers sont à un pic de cinq semaines.
Une conjonction de facteurs est à l’œuvre, a expliqué Michael Metcalfe, responsable de la stratégie macroéconomique chez State Street, citant la hausse des prix de l’énergie qui a incité les traders à parier sur des hausses de taux.
« Ce contexte s’accompagne également de préoccupations à plus long terme concernant la trajectoire budgétaire. En France et au Royaume-Uni, nous allons bientôt avoir des nouvelles concernant les budgets. Il n’y a donc pas beaucoup d’éléments positifs à l’horizon », a-t-il ajouté.
VALEURS EN EUROPE
L’Oréal a pris 1,48% à la faveur d’un changement de recommandation de la part d’Exane BNP Paribas qui est à « surperformer » sur le géant français des cosmétiques.
Lottomatica a chuté de 7,63% après l’annonce par le groupe italien de paris d’un projet de rachat de l’espagnol Cirsa (+18,47%).
Du point de vue sectoriel, les banques (+0,43%) ont profité de la hausse des taux: Commerzbank a avancé de 1,70%, HSBC de 0,77% et Santander de 1,01%. Deutsche Bank a pris 1,06%, Goldman Sachs étant passé à « acheter » sur la banque allemande, tandis que Société Générale a reculé de 1,06%, la valeur ayant été dégradée à « neutre ».
Les groupes pétrolières et gaziers comme Shell, Maurel & Prom et Vaar Energi ont également progressé dans le sillage de la hausse des cours du brut.
LES INDICATEURS DU JOUR
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé moins d’emplois que prévu en août, soit 38.000 après 46.000 en juillet, montre l’enquête mensuelle du cabinet ADP.
Les commandes à l’industrie aux Etats-Unis ont progressé plus que prévu en juillet, de 0,9%, après un repli de 0,2% en juin, montrent les données du département américain du Commerce.
CHANGES
Le dollar a touché en séance mercredi un sommet de deux semaines face à un panier de devises internationales en lien avec une aggravation du conflit entre les Etats-Unis et l’Iran avant de refluer de 0,12% à la clôture des Bourses en Europe.
L’euro recule de 0,02%, à 1,1591 dollar, après être tombé en séance à 1,1570 dollars, son plus bas niveau depuis le 20 août.
Le yen japonais s’est raffermi de 0,45% face au dollar américain, à 159,50, le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ), Kazuo Ueda, ayant déclaré que des hausses de taux consécutives étaient envisageables.
Le dollar canadien s’est apprécié à 1,384 pour un dollar américain après que la Banque du Canada (BoC) a maintenu son principal taux directeur à 2,25%.
TAUX
Le rendement des Treasuries américains à dix ans a atteint mercredi son plus haut niveau depuis près de trois ans, à 4,8122%, avant de réduire ses gains à la clôture des Bourses en Europe à 4,80%.
Celui de l’obligation souveraine japonaise de même échéance s’est maintenu au-dessus de 3% pour la deuxième séance consécutive après avoir atteint en début de semaine un pic de 30 ans.
Le rendement du Bund allemand à dix ans a fini sur un gain d’environ quatre points de base, à 3,37%, et le deux ans a avancé de 3,7 points de base, à 2,98%.
La Banque centrale européenne se réunit la semaine prochaine et la Réserve fédérale américaine (Fed) les 15-16 septembre. Les deux banques devraient relever leurs coûts d’emprunt selon le consensus du marché.
PÉTROLE
Les cours pétroliers montent légèrement dans une séance volatile sous l’effet des nouvelles frappes militaires entre les Etats-Unis et l’Iran qui menacent de restreindre l’approvisionnement mondial en pétrole.
Le Brent prend 0,90% à 94,48 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) avance de 0,52% à 90,69 dollars.
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(Rédigé par Claude Chendjou)
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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