Les vignes des bassins miniers du Pas-de-Calais profitent des hausses de températures
La production de « Charbonnay » des bassins miniers du Pas-de-Calais devrait voir ses volumes tripler cette année, la hausse des températures ayant rendu le climat local plus compatible avec la culture viticole.
La fermeture des mines du Pas-de-Calais, qui s’étendent sur des kilomètres à l’ouest de la frontière belge, a aggravé le déclin économique de la région à la fin du XXe siècle.
Aujourd’hui, les terrils, ces collines artificielles formées par les résidus miniers, sont au coeur des initiatives de tourisme durable et un symbole de la renaissance de la région du Pas-de-Calais.
Des vignes y ont été plantées il y a une dizaine d’années et en 2018, les premières bouteilles de « Charbonnay » – un jeu de mots combinant « Chardonnay » et « charbon » – ont été vendues, principalement aux habitants de la région et aux petits commerces.
Cette année, du fait de la chaleur, moins caniculaire dans le nord que dans le sud de la France, la production devrait tripler par rapport aux 10 hectolitres produits en 2021. Un chiffre qui ne représente cependant qu’une infime fraction des 45,6 millions d’hectolitres estimés au niveau national.
Selon le viticulteur Olivier Pucek, le climat de cette région a longtemps freiné la culture de la vigne, mais cela est en train de changer.
« Aujourd’hui, on peut considérer que de ce point de vue là nous avons progressé. On a des chaleurs estivales qui sont plus compatibles avec le travail de la vigne », a-t-il déclaré à Reuters sur un terril à Haillicourt, à une heure de route de Calais, pendant les vendanges, manuelles.
Ce n’est pas le seul vignoble de la région. Des ceps ont été piqués dans une ville des alentours et, en Belgique, non loin de Charleroi, des vignes plantées en 2019 devraient produire leur première cuvée l’année prochaine.
Il y a dix ans, l’Unesco a inscrit des centaines de sites du bassin minier au patrimoine mondial de l’humanité, estimant qu’ils symbolisaient l’héritage industriel de l’Europe.
« Je suis sûr que ça flatte les gens qui ont travaillé pour la mine de savoir qu’on peut faire un vin, et surtout un bon vin, sur ces terrils », a déclaré Henri Jammet, un autre viticulteur.
(Reportage Ardee Napolitano, rédigé par Benoît Van Overstraeten; version française Valentine Baldassari, édité par Kate Entringer)
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