Le marché automobile pourrait caler en 2021 à cause des puces, selon la PFA
Le marché automobile français risque de croître encore moins que prévu en 2021 à cause des pénuries de puces qui se prolongent sur la fin de l’année, voire même de stagner, a dit vendredi à Reuters un porte-parole de la Plateforme de la filière automobile (PFA).
Selon des chiffres publiés la semaine passée, les immatriculations de voitures neuves en France ont à nouveau baissé de 20,5% en septembre, ramenant à 8% la croissance du marché sur neuf mois. Au seuil du dernier trimestre de l’année, la PFA a alors revu à la baisse sa prévision pour 2021 à +3%, contre +9% attendu jusqu’ici.
« Si les arrêts de chaînes d’assemblage continuent au quatrième trimestre, toute la fin de l’année va être bloquée et on pourrait même finir en dessous de 1,7 million d’immatriculations », a dit le porte-parole.
Cela constituerait une stagnation du marché et marquerait la fin de l’espoir d’un rebond post-Covid. En 2020, les immatriculations de voitures neuves en France avaient chuté de 25% à 1,65 million d’unités à cause des perturbations provoquées par l’épidémie de coronavirus.
Les constructeurs tablaient cet été sur un début de retour à la normale au quatrième trimestre, mais les approvisionnements en composants électroniques restent toujours tendus.
Stellantis a par exemple décidé de suspendre l’activité de son usine d’Eisenach, en Allemagne, jusqu’au début 2022 sous réserve que la situation sur les puces s’améliore. et
Si elle prive les groupes automobiles de volumes, la pénurie entraîne cependant une hausse des ventes les plus rentables puisque les composants sont réservés en priorité aux nouveaux modèles et aux véhicules les mieux équipés.
Les gammes dites « économiques et inférieures » demeurent ultra-majoritaires en France, historiquement un marché de petites voitures, mais leur poids a commencé à fléchir depuis plusieurs mois au bénéfice des gammes moyennes, supérieures et luxe.
(édité par Blandine Hénault)
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