Le fonds souverain norvégien affiche un bénéfice record de €160 mds au S1
par Gwladys Fouche
ARENDAL, Norvège, 12 août (Reuters) – Le fonds souverain norvégien, le plus important au monde, a fait état mercredi d’un bénéfice record de 1.750 milliards de couronnes norvégiennes (159,08 milliards d’euros) sur les six premiers mois de l’année.
Investissant les recettes de l’État norvégien issues de la production de pétrole et de gaz, le fonds détient en moyenne 1,5% de l’ensemble des sociétés cotées dans le monde, ce qui en fait le plus grand investisseur individuel au monde.
D’une valeur de 2.300 milliards de dollars (1.990 milliards d’euros), le fonds a vu son bénéfice grimper grâce aux valeurs technologiques sur la première moitié de l’année, a-t-il annoncé.
« Ce résultat s’explique par les bons rendements enregistrés sur les marchés boursiers, notamment grâce aux valeurs technologiques asiatiques », a déclaré le directeur général Nicolai Tangen dans un communiqué accompagnant les résultats semestriels.
Mardi en fin de journée, le fonds a annoncé pour la première fois dans une liste actualisée de ses participations qu’il détenait une part de 0,05% dans SpaceX, d’une valeur de 1,22 milliard de dollars au 30 juin.
Cette participation reste toutefois modeste par rapport à ses autres participations dans le secteur technologique.
Le fonds détient entre autres une participation de 1,28%, d’une valeur de 62 milliards de dollars, dans Nvidia, une participation de 1,24%, d’une valeur de 52 milliards de dollars, dans Apple, une participation de 1,17%, d’une valeur de 50 milliards de dollars, dans Alphabet.
Au total, le fonds a investi dans environ 7.100 entreprises à travers le monde. Il investit également dans des actions, l’immobilier et des projets liés aux énergies renouvelables.
Si la valeur du fonds a doublé en moins d’une décennie, Nicolai Tangen a averti que les actifs détenus pourraient subir une perte importante et inattendue, voire disparaître complètement, en cas d’effondrement des marchés.
(Rédigé par Gwladys Fouche; version française Etienne Breban, édité par Benoit Van Overstraeten)
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