La perspective d’une trêve au Liban ravive l’espoir d’une solution au Moyen-Orient
16 avril (Reuters) – La perspective de discussions entre Israël et le Liban qui seraient suivies d’une trêve ravivait jeudi les espoirs d’accord en vue de mettre fin à la guerre en Iran et plus globalement au Moyen-Orient.
L’administration américaine a exprimé son optimisme quant à la possibilité d’une telle issue, tout en menaçant d’accroître la pression économique contre Téhéran.
Le président américain Donald Trump a annoncé sur son réseau Social Truth la tenue de discussions entre dirigeants israéliens et libanais dans le courant de la journée de jeudi, sans plus de précisions, alors que la poursuite des combats au Liban a constitué l’un des points de blocage lors des précédentes négociations visant à mettre fin à la guerre, déclenchée le 28 février par les Etats-Unis et Israël.
Le cabinet de sécurité du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est réuni mercredi pour discuter d’un éventuel cessez-le-feu au Liban, plus de six semaines après le début de la guerre déclenchée par l’Etat hébreu contre le Hezbollah. Le Financial Times, citant des responsables libanais, a rapporté par la suite qu’une trêve pourrait être conclue « sous peu ».
L’armée israélienne a cependant indiqué que ses troupes poursuivaient des « opérations terrestres ciblées dans le sud du Liban », où elle tente notamment de s’assurer le contrôle de la ville de Bint Jbeil. Evoquant celle-ci, Benjamin Netanyahu a déclaré dans un message vidéo diffusé mercredi soir que Tsahal s’apprêtait à « prendre le dessus ».
Alors que le blocus des ports iraniens que Donald Trump avait annoncé est entré en vigueur lundi et que le trafic dans le détroit d’Ormuz reste bien en deçà des niveaux habituels, les Etats-Unis ont en outre prévenu qu’ils pourraient imposer des sanctions secondaires aux acheteurs de pétrole iranien.
Plusieurs sources dans le Golfe, au Pakistan et en Iran ont déclaré que les délégations américaine et iranienne pourraient se rendre de nouveau à Islamabad cette semaine pour une nouvelle session de pourparlers.
Le Pakistan a fait savoir que le chef de son armée, le maréchal Asim Munir, et son ministre de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, étaient arrivés mercredi à Téhéran dans le cadre des efforts de médiation d’Islamabad.
« Nous sommes optimistes quant aux perspectives d’un accord », a déclaré mercredi Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, lors d’une conférence de presse, décrivant les discussions menées sous l’égide du Pakistan comme « productives ».
Les Etats-Unis n’ont pas demandé de prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran, a déclaré mercredi la Maison blanche, à une semaine de la fin programmée de la trêve de 15 jours dans le cadre de laquelle des négociations se poursuivent entre les deux pays, a-t-elle fait savoir.
Le POINT SUR le conflit au Moyen-Orient
LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS (heure de Paris)
08h30 – Le Liban « n’est pas au courant » d’un contact à venir avec Israël, déclare une source officielle à l’agence AFP.
08h15 – En Israël, des sirènes d’alerte annonçant des tirs de roquettes retentissent, poussant les habitants de plusieurs villes du nord du pays à se réfugier dans des abris. Aucun blessé n’est signalé pour le moment.
Le Hezbollah a mené de nouvelles attaques en tirant des roquettes contre deux villes israéliennes, rapporte la chaîne de télévision du mouvement, Al Manar.
08h00 – Une hausse des prix alimentaires liée à la guerre au Moyen-Orient « n’est pas une fatalité », déclare la ministre française de l’Agriculture, Annie Genevard, sur Public Sénat.
« Il est clair que les conditions dans lesquelles on produit aujourd’hui sont plus coûteuses qu’elles ne l’étaient avant le conflit. Le gazole non routier, les engrais, l’augmentation du prix du gaz (…), un certain nombre de déterminants peuvent augmenter les coûts de production, ça c’est certain », souligne-t-elle cependant.
« Cela sera-t-il répercuté sur l’alimentation ? Là, c’est à voir. J’espère que non, mais il est clair que ça peut amener à renégocier ou à discuter des avenants dans les contrats qui viennent d’être signés entre les fournisseurs et la distribution », ajoute Annie Genevard.
« Rouvrir les négociations commerciales, peut-être pas (…), mais il est clair que si l’augmentation des coûts de production était importante, il faudrait que les gens se remettent autour de la table pour voir comment cet effort peut être partagé. »
07h00 – L’Union européenne travaille à des mesures pour faire face à une pénurie imminente de kérosène et maximiser la production des raffineries, indiquent des responsables.
À partir du mois de mai, la Commission européenne mettra en place une cartographie des capacités de raffinage des produits pétroliers de l’UE et des mesures pour « garantir que les capacités (…) existantes soient pleinement utilisées et maintenues », selon un projet de proposition consulté par Reuters qui doit être présenté le 22 avril.
L’UE travaille également sur des mesures ciblant l’approvisionnement en kérosène, mais celles-ci sont encore en cours d’élaboration, ont indiqué des responsables au fait du dossier.
05h27 – Le président américain Donald Trump affirme que des pourparlers entre Israël et le Liban se tiendront jeudi.
03h08 – Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, appelle son homologue iranien, Abbas Araqchi, à fournir des efforts pour que la navigation dans le détroit d’Ormuz revienne à la normale.
A VOIR AUSSI
Le DIRECT de la journée de mercredi
(Reportage de Reuters, rédigé par le bureau de Paris)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

