Deux cambrioleurs dérobent deux tableaux de Renoir au musée de Cagnes-sur-Mer
CAGNES-SUR-MER, Alpes-Maritimes, 8 septembre (Reuters) – Deux cambrioleurs ont dérobé mardi matin deux tableaux au musée Renoir de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), abandonnant dans leur fuite deux autres oeuvres du peintre français, a confirmé le parquet de Marseille (Bouches-du-Rhône), désormais chargé de l’enquête.
Le maire Rassemblement national (RN) de la ville, Bryan Masson, a évoqué une opération sur « commande » près d’un an après le vol spectaculaire de huit joyaux de la Couronne au musée du Louvre.
Le « commando bien équipé et bien renseigné », selon lui, a pénétré à 05h48 dans le musée, qui fut la dernière demeure d’Auguste Renoir, après avoir pratiqué un trou dans le grillage entourant l’établissement.
Les deux malfaiteurs se sont introduits par effraction par une fenêtre du musée municipal, a précisé dans un communiqué le parquet de Marseille, qui a pris le relais du parquet de Grasse pour l’enquête ouverte des chefs de « vol en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commettre un crime en bande organisée ».
« C’était de vrais professionnels, casqués, gantés et masqués. Ils ont réussi en même pas cinq minutes à décrocher les tableaux avec une scie métallique. Ils étaient très bien renseignés », a dit le maire de Cagnes-sur-Mer à des journalistes.
Selon le parquet de Marseille, les malfaiteurs sont parvenus à décrocher « en moins de trois minutes » quatre tableaux représentant « les quatre plus grosses valeurs du musée ».
La police municipale est intervenue « en moins de cinq minutes » après le déclenchement des alarmes du musée, qui avertissent aussi la police nationale.
Les cambrioleurs ont alors quitté le musée dans la précipitation, abandonnant deux tableaux d’Auguste Renoir (1841-1919) dans de grands sacs zippés dans le jardin méditerranéen du domaine des Collettes. Ils sont parvenus à s’échapper et sont activement recherchés.
« UNE COMMANDE » ?
« Vu l’équipement et l’acharnement des cambrioleurs contre les oeuvres d’art, (…) c’est dire qu’ils avaient un objectif bien ficelé et bien fixé », a estimé Bryan Masson, qui a évoqué dans un premier temps un préjudice de neuf millions d’euros.
Les tableaux volés sont « Madame Colonna Romano » et « Jeune femme au puits », a confirmé le parquet de Marseille. Le premier est une huile sur toile représentant Gabrielle Colonna-Romano, une comédienne de théâtre, réalisé vers 1910. Le second est une huile sur bois datant de 1886.
Les oeuvres retrouvées dans le jardin sont « Coco lisant », une huile sur toile de 1905 représentant Claude Renoir, le fils de l’artiste, et « Portrait de Madame Stephen Pichon », portrait sur toile de Sophie Marguerite Verdier, épouse du Français Stephen Pichon, ministre des Affaires étrangères sous plusieurs gouvernements de la Troisième République.
« C’est du Renoir, ça a une valeur inestimable, ça ne se vend pas comme ça, ça ne se revend pas comme ça, donc il s’agit probablement – mais ce sont les enquêteurs qui le diront – d’une commande », a avancé le maire de Cagnes-sur-Mer.
Le musée Renoir, créé en 1960, renferme une douzaine d’oeuvres originales du maître de l’impressionnisme ainsi qu’une quarantaine de sculptures, de meubles et de photographies.
« Cet événement doit nous alerter sur la protection de nos musées, désormais confrontés à une nouvelle forme de banditisme visant les œuvres d’art », a souligné dans un communiqué le maire RN, évoquant le casse du Louvre d’octobre 2025 qui a mis en relief de sérieuses failles dans le système de sécurité du musée parisien.
Le musée Renoir a été rénové en 2010. L’Etat doit prendre toute sa part à la sécurisation des musées nationaux, a dit Bryan Masson, exhortant la ministre de la Culture Catherine Pégard à débloquer les financements publics nécessaires.
(Reportage Manon Cruz à Cagnes-sur-Mer, avec Inti Landauro à Paris, version française Benoit Van Overstraeten et Sophie Louet, édité par Benjamin Mallet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

