Bilan du séisme en Asie du Sud-Est : plus de 1700 morts
Le puissant séisme survenu vendredi en Birmanie a fait plus de 1.700 morts, selon le bilan provisoire fourni dimanche par la junte militaire au pouvoir, tandis que des équipes de secours étrangères commençaient à arriver dans le pays pour participer aux opérations de sauvetage. Ce bilan risque de s’alourdir dans les prochaines heures. Le bilan du séisme pourrait encore augmenter, a mis en garde le chef de la junte birmane au pouvoir, le général Min Aung Hlaing, cité par les médias d’Etat.
L’aide internationale continuait d’arriver au compte-goutte en Birmanie dimanche, en particulier depuis les pays voisins, deux jours après le puissant séisme qui a fait au moins 1.700 morts, 3.400 blessés et plus de 300 disparus, selon le dernier bilan de la junte birmane.

Des personnes se tiennent près d’un temple effondré à la suite d’un tremblement de terre à Mandalay, au Myanmar/Photo prise le 28 mars 2025, dans cette capture d’écran tirée d’une vidéo diffusée sur les médias sociaux. Médias sociaux/via REUTERS
Le séisme, l’un des plus puissants à frapper le pays en un siècle, s’est produit vendredi à une profondeur de 10 kilomètres et l’épicentre a été localisé à 17,2 km de Mandalay, deuxième plus grande ville de Birmanie avec environ 1,5 million d’habitants.
Le séisme a frappé une nation birmane en proie à une guerre civile qui s’est intensifiée depuis le coup d’État militaire de 2021, qui a renversé le gouvernement élu de la prix Nobel Aung San Suu Kyi et déclenché un soulèvement armé à l’échelle nationale.
Selon l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS), le nombre de morts pourrait dépasser les 10.000 dans la seule Birmanie et le coût des dégâts pourraient dépasser la production économique annuelle du pays.
A Bangkok, la capitale de la Thaïlande voisine, au moins neuf personnes ont été tuées et les secours étaient à la recherche de survivants après l’effondrement d’un gratte-ciel en construction où 47 personnes sont coincées sous les décombres ou portées disparues, dont des ouvriers originaires de Birmanie.
Il a endommagé de nombreuses infrastructures, dont des routes, des ponts et des bâtiments, selon la junte birmane, qui a lancé vendredi un rare appel à l’aide internationale.
« Des opérations de recherche et de sauvetage sont actuellement menées dans les zones touchées », écrit la junte dans un communiqué publié samedi par les médias d’État.
AÉROPORTS FERMÉS
Selon une première estimation du gouvernement d’unité nationale (NUG) de l’opposition birmane, au moins 2.900 bâtiments, une trentaine de routes et sept ponts ont été endommagés par le séisme.
« En raison de dommages importants, les aéroports internationaux de Naypyidaw et de Mandalay sont temporairement fermés », a déclaré le NUG, qui regroupe des membres du gouvernement civil renversé par l’armée en 2021.
La tour de contrôle de l’aéroport de Naypyidaw s’est effondrée, la rendant inutilisable, a déclaré à Reuters une source au fait de la situation.
Un porte-parole de la junte birmane n’a pas répondu à des demandes de commentaires.
Une équipe de secours chinoise est arrivée à Rangoon, la capitale économique de la Birmanie, à des centaines de kilomètres des villes de Mandalay et de Naypyidaw, la capitale administrative.
Le président chinois Xi Jinping s’est entretenu par téléphone avec le chef de la junte, a indiqué samedi l’ambassade de Chine en Birmanie. Pékin fournira une aide d’une valeur de 13,77 millions de dollars, notamment des tentes, des couvertures et des kits médicaux d’urgence, a ajouté l’ambassade.
La Russie, l’Inde, la Malaisie et Singapour ont envoyé du personnel et des cargaisons de matériel de secours en Birmanie, en proie à une guerre civile depuis le coup d’État militaire qui a renversé en 2021 le gouvernement civil élu.
L’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), dont fait partie la Birmanie, s’est dit prête « à soutenir les efforts de secours et de reconstruction », dans un communiqué.
« Nous continuerons à suivre l’évolution de la situation et d’autres aides suivront », a déclaré le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar.
La Corée du Sud a déclaré qu’elle fournirait une première aide humanitaire de deux millions de dollars par l’intermédiaire d’organisations internationales.
Les États-Unis, qui entretiennent des relations tendues avec la junte birmane dont ils ont sanctionnés les représentants, notamment le commandant en chef de l’armée et dirigeant de facto du pays Min Aung Hlaing, ont déclaré qu’ils fourniraient une assistance.
« AUCUNE AIDE N’ARRIVE »
Le tremblement de terre, qui s’est produit vendredi à l’heure du déjeuner, a touché de larges pans du pays, des plaines centrales autour de Mandalay aux collines de Shan, dont certaines parties ne sont pas totalement sous le contrôle de la junte.
À Mandalay, les habitants et les secouristes se démenaient pour sortir des gens piégés sous des bâtiments effondrés, avec le peu d’engins lourds à leur disposition.
Après avoir été tiré de sous un mur par des habitants, Htet Min Oo, 25 ans, a expliqué qu’il avait essayé de dégager lui-même les décombres d’un bâtiment pour sauver sa grand-mère et ses deux oncles, mais qu’il avait fini par abandonner.
« Je ne sais pas s’ils sont encore en vie sous les débris », a-t-il déclaré à Reuters en fondant en larmes. « Après tant de temps, je ne pense pas qu’il y ait le moindre espoir. »
Les opérations de sauvetage à Mandalay sont insuffisantes face à l’ampleur de la catastrophe, a déclaré à Reuters par téléphone un habitant ayant requis l’anonymat pour des raisons de sécurité.
« De nombreuses personnes sont prises au piège, mais aucune aide n’arrive, tout simplement parce qu’il n’y a ni main-d’œuvre, ni équipement, ni véhicule, a-t-il déploré.
RECHERCHES À BANGKOK
À Bangkok, à 1.000 km de l’épicentre, une mission de sauvetage intensifiait ses efforts pour retrouver les ouvriers du bâtiment piégés sous les décombres d’une tour de 33 étages en construction qui s’est effondrée.
Les autorités utilisaient des excavatrices, des drones et des chiens de recherche et de sauvetage pour tenter d’extraire les personnes coincées.
Selon le vice-Premier ministre thaïlandais, Anutin Charnvirakul, toutes les ressources possibles ont été déployées pour rechercher des survivants et extraire les corps des défunts.
« Nous gardons toujours espoir », a-t-il dit aux journalistes. « Nous travaillons toujours sans relâche. »
Chanpen Kaewnoi, 39 ans, raconte avoir vu des reportages vendredi montrant le bâtiment en construction où travaillaient sa mère et sa jeune sœur qui s’est effondré. Elle s’est précipitée sur place.
« J’ai appelé ma sœur, mais peu importe le nombre de fois où j’ai essayé de l’appeler, il n’y avait aucune connexion », a-t-elle déclaré après une nuit blanche sur le site.
« Je veux attendre ma mère et ma sœur », a ajouté Chanpen, elle-même ouvrière du bâtiment, « je veux revoir leurs visages. »
Dans cette métropole tentaculaire, où de tels tremblements de terre sont rares, il pourrait y avoir jusqu’à 5.000 bâtiments endommagés, y compris des tours résidentielles, a déclaré Anek Siripanichgorn, membre du conseil d’administration du Conseil des ingénieurs de Thaïlande, qui aide les autorités municipales.
« Nous examinons des centaines de cas », a-t-il indiqué. « Si nous constatons un danger potentiel, nous enverrons immédiatement des ingénieurs. »
(Reportage Bureau de Bangkok, Shoon Naing, Wa Lone et Heather Timmons ; version française Kate Entringer et Elizabeth Pineau)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

