Londres menace de saper l’accord de séparation avec l’UE
Le divorce houleux entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne est entré lundi dans un nouvel épisode de tension avec les déclarations de Londres laissant entendre que le traité sur sa sortie de l’UE pourrait être remis au moins partiellement en cause en l’absence d’accord de libre-échange d’ici la mi-octobre.
Selon la presse britannique, le gouvernement dirigé par Boris Johnson envisage un nouveau texte de loi pour contourner certaines dispositions du traité qu’il a lui-même signé en janvier.
Une telle initiative pourrait remettre en cause le traité dans son ensemble et créer des tensions avec l’Irlande du Nord, où des dispositions spécifiques sont censées éviter le retour à une frontière physique avec la République d’Irlande, une menace pour l’accord de paix de 1998.
Le gouvernement Johnson assure que le traité sera respecté et qu’il n’envisage que des mises au point pour prévenir d’éventuelles difficultés juridiques à l’avenir.
Mais selon le Financial Times, qui cite trois sources proches du dossier, le projet de loi en préparation sur le marché intérieur prévoit d' »éliminer le caractère juridiquement contraignant de certaines parties de l’accord de retrait » dans des domaines tels que les aides d’Etat et les douanes d’Irlande du Nord.
L’information, publiée à la veille de l’ouverture d’une nouvelle session de discussions avec l’UE, inquiète les diplomates européens, qui estiment qu’une telle démarche accroîtrait le risque d’une rupture tumultueuse le 31 décembre.
Sur les marchés financiers, la livre sterling perdait près de 1% face au dollar et plus de 0,8% face à l’euro.
« AMBIGUÏTÉS »
« Nous prenons des mesures limitées et raisonnables afin de clarifier des points spécifiques du Protocole d’Irlande du Nord dans le droit britannique afin de lever toute ambiguïté et d’assurer que le gouvernement sera constamment en mesure de tenir ses engagements », a déclaré un porte-parole de Boris Johnson.
« En tant que gouvernement responsable, nous ne pouvons pas permettre que le processus de paix ou le marché intérieur du Royaume-Uni soient, par inadvertance, compromis par les conséquences imprévues du protocole. »
La Grande-Bretagne a quitté l’UE le 31 janvier mais les règles européennes continuent à s’appliquer jusqu’à la fin de l’année, en attendant la conclusion d’un hypothétique accord sur les futures relations commerciales entre les deux parties. Les négociations, qui sont au point mort, achoppent notamment sur les question des aides publiques et de la pêche.
Londres a fixé une date-butoir au 15 octobre.
« Si nous ne pouvons pas nous entendre d’ici là, je ne crois pas qu’il y aura un accord de libre-échange entre nous, et nous devrons à la fois l’accepter et passer à autre chose », a dit Boris Johnson lundi.
En l’absence d’accord, les échanges bilatéraux seraient soumis aux règles de l’Organisation mondiale du commerce et des droits de douane seraient rétablis.
BARNIER RAPPELLE LONDRES À SES ENGAGEMENTS
Le projet d’abandon du traité, révélé à la veille de l’ouverture d’un nouveau cycle de négociations, a été condamné des deux côtés de la frontière irlandaise et a suscité la surprise à Bruxelles.
« Si le Royaume-Uni choisit de ne pas respecter ses obligations internationales, cela sapera sa réputation », a commenté un diplomate européen. « Qui voudrait conclure des accords commerciaux avec un pays qui n’applique pas les traités internationaux ? Ce serait une stratégie désespérée et finalement vouée à l’échec. »
« Ce serait une manière très imprudente de procéder », écrit quant à lui sur Twitter le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, qui a joué un rôle-clé dans la conclusion de l’accord de retrait et du protocole nord-irlandais.
La présidente de la Commission européenne a dit faire confiance au gouvernement britannique pour la mise en oeuvre de l’accord de sortie de l’UE. Il s’agit, souligne Ursula von der Leyen sur Twitter, d’une « obligation en vertu du droit international et d’une condition préalable à tout partenariat futur ».
« Nous demandons simplement, calmement et jusqu’au bout que les engagements politiques de ce texte signé par Boris Johnson soient traduits juridiquement dans ce traité », a pour sa part déclaré le négociateur européen Michel Barnier sur France Inter.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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