Le procès du Mediator s’ouvre en France
PARIS (Reuters) – Le procès du Mediator s’est ouvert lundi par une séance essentiellement procédurale en présence de centaines d’avocats, parties civiles et journalistes, prélude à plus de six mois d’audiences censées solder le scandale sanitaire le plus retentissant de ces dix dernières années en France.
Ce procès, d’une ampleur exceptionnelle tant par sa durée que par le nombre de personnes impliquées et par les enjeux, se tient neuf ans après l’afflux des premières plaintes au parquet et la mise en route de la machine judiciaire, un délai que la présidente, Sylvie Daunis, a souligné en préambule.
« Le tribunal est conscient du sentiment de frustration et de l’impatience que cela a pu créer », a-t-elle déclaré. Pour autant, c’est une étape « incontournable » compte tenu des charges qui pèsent sur les 23 prévenus, personnes morales et physiques.
« Le tribunal est là pour dire le droit avec toute l’aridité que cela suppose », a ajouté la magistrate, qui s’attend à des « débats très techniques ».
L’audience de lundi est la première des 123 inscrites au programme, qui s’étire jusqu’à la fin avril 2020.
Il a fallu réquisitionner deux salles pour accueillir, notamment, les rangées d’avocats, près de 400 au total, parmi lesquels plusieurs célébrités du barreau, dont Hervé Temime, Nathalie Carrère, Patrick Maisonneuve et Antonin Lévy.
Tous s’intéresseront aux circonstances dans lesquelles les laboratoires Servier ont pu laisser sur le marché son benfluorex, substance active du Mediator, de 1976 à 2009 en dépit des alertes successives.
Prescrit à cinq millions de patients en France, ce médicament aux propriétés de coupe-faim est à l’origine de complications cardiaques et pulmonaires, elles-mêmes responsables de plusieurs centaines de morts – jusqu’à 2.000 environ – selon les diverses études.
Les magistrats devront répondre à la question suivante : le groupe pharmaceutique avait-il conscience des dangers et, le cas échéant, a-t-il cherché à dissimuler aux autorités sanitaires ?
La firme, dont le fondateur, Jacques Servier, est mort au cours de l’instruction, comparaît entre autres pour obtention indue d’autorisation, tromperie aggravée, escroquerie et homicides et blessures involontaires.
Parmi les prévenus figure également l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), le nom donné à l’ancienne Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) après le scandale.
Poursuivi pour homicides involontaires par négligence et blessures involontaires, l’organisme est accusé d’avoir tardé à suspendre l’autorisation du Mediator et e ne pas avoir informé les patients et médecins des effets réels de la molécule.
En face, plus de 2.600 victimes se sont portées partie civile.
(Edité par Sophie Louet)
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