Allemagne: Un ancien directeur du renseignement arrêté pour des soupçons de trahison
BERLIN, 6 octobre (Reuters) – L’ancien chef du service allemand du renseignement extérieur (BND), August Hanning, a été arrêté mardi pour des soupçons de tentative de trahison, une affaire qui constitue l’un des plus importants scandales ayant éclaboussé les services des renseignements allemands depuis la guerre froide.
August Hanning est accusé par le parquet d’avoir payé pour se procurer des documents secrets après avoir quitté ses fonctions et d’avoir utilisé ces documents pour effectuer une analyse au bénéfice d’un service étranger du renseignement.
Les procureurs n’ont pas précisé dans l’immédiat de quel service étranger il s’agissait ni si l’analyse en question a effectivement été transmise à son destinataire voulu.
Jamais, auparavant, un ex-chef du service du renseignement extérieur n’avait été arrêté en Allemagne, dont les relations en matière de renseignements avec des pays alliés pourraient pâtir de cette affaire, a déclaré un élu sécuritaire de haut rang.
Dans un communiqué, le parquet a déclaré qu’August Hanning était « fortement suspecté d’espionnage perfide, d’avoir obtenu des secrets d’Etat, de tentative de trahison et d’espionnage ».
Aucun commentaire n’a été obtenu auprès d’August Hanning. La chancellerie a décliné une demande de commentaire.
Selon les procureurs, August Hanning était convenu avec le responsable de bureau du BND, cinq ans après son départ du service, dont il a occupé la présidence pendant sept ans jusqu’en 2005, de recevoir des renseignements confidentiels en échange de paiements.
Ce responsable de bureau, identifié comme étant Manfred D., dans le respect des règles de confidentialité en Allemagne, a également été arrêté mardi.
Les deux hommes devaient comparaître devant un juge de la Cour fédérale de justice.
L’AFFAIRE NE CONCERNE PAS LA RUSSIE
Manfred D. a été responsable de bureau du BND pour plusieurs présidents successifs du service, jusqu’en mars dernier, ce qui lui a potentiellement permis d’accéder à certains renseignements toujours d’actualité au moment où, d’après les procureurs, des documents ont été « siphonnés » du BND.
Quelque 2.000 documents auraient été fournis par Manfred D. au fil des années, ont dit les procureurs, ajoutant que parmi ces documents figuraient des éléments classifiés destinés uniquement à un usage interne au BND et à des compte-rendus auprès de représentants de haut rang à la chancellerie.
Selon le journal Sueddeutsche Zeitung, les documents en question concernent le programme nucléaire iranien et l’armée russe, de même que des documents classés secrets transmis par des services de renseignement alliés à propos d’autres pays.
Les procureurs accusent August Hanning d’avoir utilisé des informations classifiées transmises par Manfred D. pour préparer une analyse destinée à un officier d’un service étranger du renseignement et d’avoir pendant des années partagé des informations politiques avec un représentant de ce service.
Cette affaire ne concerne pas la Russie, selon une information obtenue par le Sueddeutsche Zeitung.
L’actuel président du BND a déclaré que le service a lancé une enquête interne approfondie dès que les premiers soupçons sont apparus. « Il ne peut y avoir aucun compromis sur la sécurité interne », a ajouté Martin Jäger.
(Friederike Heine, Andreas Rinke et Holger Hansen; version française Jean Terzian, édité par Benoit Van Overstraeten)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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