L’Europe rebondit en clôture avant la Fed
par Claude Chendjou
PARIS, 16 septembre (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé dans le vert mercredi et Wall Street rebondissait également à la mi-séance après un début de semaine agité sur les marchés actions, sur fond de flambée des cours pétroliers en lien avec la situation au Moyen-Orient.
Le léger reflux des prix de l’énergie et l’atténuation des tensions sur le marché obligataire ont offert aux investisseurs un prétexte pour revenir sur les actifs risqués dans l’attente de la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).
À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 0,62% à 8.140,59 points. Le Footsie britannique a avancé de 0,28% et le Dax allemand a progressé de 0,53%.
L’indice EuroStoxx 50 a gagné 0,48%, le FTSEurofirst 300 0,44% et le Stoxx 600 0,46%. Le principal indice paneuropéen a été soutenu principalement par les « utilities », l’industrie et les matériaux de base, tandis que l’automobile a été à la traîne.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones était quasiment stable, tandis que le Standard & Poor’s 500 prenait 0,35% et le Nasdaq 0,73% après deux séances consécutives de baisse.
Les craintes inflationnistes liées au conflit avec l’Iran ont incité les investisseurs à réévaluer leurs anticipations de taux, ce qui a entraîné une hausse des rendements obligataires mondiaux et pesé sur les actifs risqués dans les dernières séances.
A l’issue de deux jours de débat, le comité de politique monétaire de la Fed rendra à 18h00 GMT sa décision sur les taux. Le baromètre Fedwatch de CME évalue à près de 93% la probabilité d’un relèvement des coûts d’emprunt aux Etats-Unis.
Les investisseurs seront particulièrement attentifs aux propos du président de la Fed, Kevin Warsh, qui a été choisi par Donald Trump dans l’espoir qu’il influerait sur une baisse des taux afin de donner du pouvoir d’achat aux ménages américains alors que les élections de mi-mandat sont prévues en novembre.
D’après les analystes, si la banque centrale maintient ses taux à leur niveau actuel alors que l’inflation dépasse l’objectif visé depuis cinq ans, cela pourrait remettre en cause sa crédibilité. D’autant que Kevin Warsh a assuré récemment rester déterminé à maîtriser les pressions sur les prix, dont l’indice CPI a accéléré à 3,4% sur un an août.
Les indicateurs publiés ce mercredi montrent en outre que les prix à l’importation aux Etats-Unis ont rebondi plus nettement que prévu en août sur un mois, de 0,7%.
Le marché du travail, l’autre volet du mandat de la Fed, se porte toutefois bien, tandis que les ventes au détail ont progressé plus rapidement que prévu en août, signe d’une économie toujours résiliente.
Une hausse des taux pourrait s’avérer peu efficace pour lutter contre les principaux facteurs à l’origine de l’inflation comme les droits de douane, la flambée des prix de l’énergie et le développement des infrastructures d’intelligence artificielle, estiment certains experts, à l’image de Yung-Shin Kung, responsable des investissements chez Mast Investments.
En attendant la décision de la Fed, la pause observée dans la hausse des cours du pétrole et le recul des rendements obligataires ont suffi à raviver l’appétit pour le risque. Les indices de la volatilité à Wall Street et sur l’EuroStoxx 50 ont reflué d’environ 5%, passant respectivement autour de 16 points et 19 points.
VALEURS EN EUROPE
Soitec a grimpé de 13,1%, JP Morgan ayant relevé sa recommandation sur le fabricant de matériaux pour semi-conducteurs et se montrant positif sur les perspectives de son activité de photonique sur silicium.
Vallourec, qui a annoncé un contrat auprès de l’entreprise parapétrolière Subsea7, a gagné 6,41%.
Barclays et Standard Chartered ont pris respectivement 1,07% et 0,92% après que JPMorgan Chase a déclaré s’attendre à une forte croissance des commissions de sa banque d’investissement et des revenus de trading au troisième trimestre. Cela contraste avec les propos formulés lundi par Brian Moynihan, directeur général de Bank of America, qui avaient pesé sur le secteur bancaire européen.
CHANGES
Le dollar est pratiquement stable face à un panier de devises de référence proche d’un sommet de deux semaines avant les annonces de la Fed.
L’euro recule de 0,08%, à 1,1535 dollar, pas très loin de son creux d’un mois touché lundi à 1,1523 dollar.
La livre sterling s’échange à 1,3440 dollar, en baisse de 0,25%, à la veille de la décision de politique monétaire de la Banque d’Angleterre (BoE), alors que l’inflation britannique a accéléré à un pic de cinq mois en août.
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans se replie de 3,5 points de base, à 4,961%, dans le sillage du reflux des cours pétroliers. Il avait franchi lundi le cap des 5% pour la première fois depuis 2023, tandis que mardi il était monté à un sommet depuis juillet 2007.
Celui du Bund allemand de même échéance a fini en repli de 2,4 points de base, à 3,5115%.
L’écart de rendement entre le Bund et l’OAT à dix ans reste autour de 95 points de base, sur fond d’incertitude budgétaire en France.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est en repli mercredi après des informations selon lesquelles l’Arabie saoudite proposerait d’augmenter ses livraisons de brut via Oman, ce qui apaise une partie des craintes sur l’approvisionnement au Moyen-Orient. La baisse moins marquée que prévu des stocks de brut américains pèse également sur les cours du pétrole.
Le Brent reflue de 3,11% à 105,39 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) décline de 3,34% à 102,29 dollars.
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(Rédigé par Claude Chendjou)
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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