Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

La BCE relève ses taux pour étouffer dans l’œuf l’inflation

PARTAGER SUR :

PARIS/FRANCFORT, 11 juin (Reuters) – La Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux directeurs jeudi pour la première fois depuis près de trois ans, dans l’espoir de freiner l’inflation avant que la flambée des coûts de l’énergie en lien avec la guerre en Iran ne se propage plus largement à l’ensemble de l’économie de la zone euro.

Cette décision, largement anticipée par les économistes et les marchés, intervient alors que l’inflation en zone euro est désormais bien au-dessus de l’objectif à moyen terme de 2% fixé par la BCE, tandis que la croissance économique est très faible.

Les économistes sont partagés quant à l’opportunité d’un resserrement de ​la politique monétaire dans un contexte ‌de stagflation, caractérisée par une inflation élevée et une faible croissance du PIB.

Les dernières données officielles montrent ​que l’inflation en zone euro a à nouveau ⁠accéléré en mai, à 3,2% sur un an, tandis que le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro s’est contracté au premier ‌trimestre 2026 – de 0,2% par rapport au quatrième ‌trimestre 2025 – à rebours des attentes.

Les responsables de la BCE, dont certains avaient déjà plaidé en faveur d’une intervention en avril, ont néanmoins pris la décision de renchérir le coût du crédit et revu à la hausse leurs prévisions d’inflation pour cette année et l’année prochaine.

« La guerre au Moyen-Orient génère des pressions sur l’inflation, et la décision de relever les taux directeurs est ​robuste à un ensemble de scénarios évaluant l’évolution possible du choc et ses répercussions potentielles sur les perspectives à moyen terme pour la zone euro », écrit la BCE dans son communiqué de politique monétaire.

PREMIÈRE HAUSSE DEPUIS SEPTEMBRE 2023

Cette reprise du resserrement monétaire de la BCE, la première depuis septembre 2023, intervient après le choix du statu quo pendant sept réunions d’affilée et une ultime baisse des coûts d’emprunt en juin 2025.

Le taux de dépôt passe ainsi de 2,0% à 2,25%, celui du refinancement de 2,15% à 2,40% et celui du prêt marginal de 2,40% à 2,65%.

Une enquête Reuters, publiée le 3 juin, montrait que plus de 90% des économistes sondés, soit ⁠74 sur 80, s’attendaient à une hausse des coûts d’emprunt de 25 points de base ce jeudi.

Selon les économistes interrogés avant la décision de la BCE, cette hausse attendue du loyer de l’argent vise principalement ⁠à contenir les anticipations d’inflation et à préserver la crédibilité de l’institution après sa réaction jugée tardive en 2022 à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la flambée des prix qui en a suivi.

Plusieurs observateurs de la BCE ont présenté cette décision comme une « hausse d’assurance », une mesure de précaution qui pourrait être annulée si les pressions sur les prix s’atténuent.

Comme à son habitude, la BCE ne s’est engagée à aucune mesure future, s’en tenant à son message de longue date selon lequel les décisions seront prises réunion après réunion en fonction des données disponibles. Les marchés financiers s’attendent à deux ⁠hausses supplémentaires ‌des taux dans le courant de l’année, la prochaine étant envisagée dès septembre.

Les nouvelles projections de base de la BCE concernant l’inflation sont une hausse des ⁠prix à la consommation de 3,0% cette année, 2,3% en 2027 et 2,0% en 2028, ce qui rapproche ces taux du scénario « défavorable » publié ​par la banque en mars.

« Les ​perspectives demeurent incertaines, avec des risques haussiers pour l’inflation et des risques baissiers pour la croissance économique », écrit la BCE.

« Les implications complètes de la guerre pour l’inflation et la croissance à moyen terme dépendront de ​l’intensité et de la durée du choc sur les prix de l’énergie, ainsi que de l’ampleur de ses effets indirects et de second tour », poursuit l’institution.

UNE DÉCISION CRITIQUÉE

Nombre d’économistes ne sont pas convaincus qu’une hausse des taux était justifiée, certains estimant que la BCE risque de ‌resserrer sa politique monétaire dans une économie qui ​paie déjà un lourd tribut au conflit en Iran.

Pour Paul Donovan, chef économiste chez UBS Global Wealth Management, la BCE commet une « erreur » et elle est prisonnière d’un « état d’esprit 2022 contre-productif », faisant référence au rebond ​de l’inflation qui a suivi les confinements liés à la pandémie de COVID-19.

Holger Schmieding, de Berenberg, a également qualifié cette décision d' »erreur politique » compte tenu de la stagnation du marché du travail et de la faiblesse de la demande des consommateurs.

« Dans un contexte de destruction continue de la demande, la hausse temporaire inévitable des prix (…) semble peu susceptible de se transformer en un problème d’inflation prolongé qui nécessiterait une hausse des taux », a-t-il écrit dans une note.

Pour Sylvain Bersingern de Bersingéco, la BCE a fait le choix de la lutte contre l’inflation au détriment du soutien à l’activité.

La BCE a cependant durci le ton en faveur d’une politique plus restrictive. Son économiste en chef, Philip Lane – généralement considéré comme un  » ⁠colombe » en matière d’inflation – a déclaré que le choc lié à la guerre en Iran pourrait avoir une portée plus large que la crise ukrainienne, car il affecte les marchés énergétiques dans le monde et pas seulement principalement l’Europe.

Sur les marchés financiers, l’euro recule légèrement et les rendements obligataires européens se tendent modérément, tandis que les ​places boursières restent dans le vert jeudi après les annonces de la BCE.

(Reportage Francesco Canepa et Balazs Koranyi, avec la ​contribution de Claude Chendjou, édité par Benoit Van Overstraeten et Augustin Turpin)

tagreuters.com2026binary_LYNXMPEM5A0XV-FILEDIMAGE

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
JE FAIS UN DON MAINTENANT

Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS