L’Europe vue en baisse à la fin d’une semaine agitée pour les marchés (actualisé)
par Mara Vilcu
PARIS, 23 janvier (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse vendredi à l’ouverture, pour clôre une semaine marquée par de vives tensions entre les Etats-Unis et leurs alliés européens sur la question du Groenland, qui ont provoqué des menaces commerciales de part et d’autre.
Les contrats à terme signalent une baisse de 0,45% pour le CAC 40 parisien, de 0,16% pour le Dax à Francfort, de 0,05% pour le FTSE à Londres et de 0,35% pour l’EuroStoxx 50.
Le locataire de la Maison blanche a écarté mercredi toute prise de contrôle du Groenland par la force et a déclaré qu’il n’imposerait pas de droits de douane de 10% à plusieurs pays européens hostiles au projet, comme il l’avait menacé quelques jours auparavant.
Les dirigeants européens ont dit jeudi qu’ils souhaitaient relancer l’accord commercial négocié entre l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis, prévenant toutefois qu’ils se tenaient prêt à agir en cas de nouvelles menaces de la part de Donald Trump.
De plus, le président américain s’est félicité jeudi d’avoir obtenu un « accès total » et permanent au Groenland dans le cadre d’un accord-cadre qui impliquerait un renforcement de la présence de l’Otan dans l’Arctique afin de contrer les menaces de la Russie et de la Chine.
En ce qui concerne la politique monétaire, la Banque du Japon (BoJ) a décidé vendredi de laisser ses taux d’intérêt inchangés et a relevé ses prévisions économiques et d’inflation, signalant ainsi sa volonté de continuer à augmenter les coûts d’emprunt. Comme prévu, la banque centrale a maintenu l’objectif des taux à court terme à 0,75%.
Et par ailleurs, vendredi, en France, les yeux seront rivés sur la situation politique.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu fait face aujourd’hui à deux motions de censure après le recours à l’article 49.3 de la Constitution sur la partie « recettes » du projet de loi de finances (PLF) pour 2026.
LES VALEURS A SUIVRE : [L8N3YN202]
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en hausse jeudi, pour une deuxième journée consécutive, la confiance des investisseurs ayant été renforcée par la levée de la menace de surtaxes douanières américaines contre plusieurs pays européens alliés de Washington et par des données rassurantes sur l’économie américaine.
L’indice Dow Jones a gagné 0,63%, ou 306,78 points, à 49.384,01 points.
Le S&P-500, plus large, a pris 37,73 points, soit 0,55%, à 6.913,35 points.
Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 211,20 points (0,91%) à 23.436,02 points.
EN ASIE
La Bourse de Tokyo a fini en hausse de 0,29% après la décision de la BoJ.
Les Bourses chinoises continentales ont clôturé en ordre dispersé, les efforts réglementaires accrus visant à freiner les opérations spéculatives ayant tempéré l’appétit pour le risque.
L’indice composite de la Bourse de Shanghai a gagné 0,33% et le CSI 300 des grandes capitalisations a perdu 0,45%.
La Bourse de Hong Kong avance de 0,35%.
CHANGES
Le yen reste sous pression après que la BoJ a maintenu ses taux inchangés vendredi, comme prévu, tandis que le dollar américain est en petite hausse mais se dirige vers sa plus forte baisse hebdomadaire depuis juin, les tensions géopolitiques et les changements politiques soudains autour du Groenland ayant déstabilisé les investisseurs.
Le yen japonais abandonne 0,32% pour atteindre 158,90 yens pour un dollar américain.
Le dollar gagne 0,05% face à un panier de devises de référence.
L’euro perd 0,1% à 1,1742 dollar.
TAUX
Les rendements américains sont en petite baisse vendredi.
Le rendement des Treasuries à dix ans abandonne 1,2 point de base à 4,2391%. Le deux ans perd 0,9 point de base à 3,6046%.
En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans gagne 0,4 point de base à 2,8875%. Le deux ans progresse de 0,1 point de base à 2,1174%.
PÉTROLE
Les prix du pétrole rebondissent après que le président américain Donald Trump a renouvelé ses menaces contre l’Iran, grand producteur du Moyen-Orient, suscitant des inquiétudes quant à une intervention militaire qui pourrait perturber l’approvisionnement.
Le Brent avance de 0,73% à 64,53 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 0,81% à 59,81 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 23 JANVIER :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
FR 07h45 Climat des affaires janvier 101 102
FR 08h15 Indice PMI S&P Global/HCOB janvier 50,0 50,0
composite (flash)
FR 08h15 Indice PMI S&P Global/HCOB janvier 50,5 50,7
manufacturier (flash)
FR 08h15 Indice PMI S&P Global/HCOB janvier 50,5 50,1
des services (flash)
DE 08h30 Indice PMI S&P Global/HCOB janvier 51,6 51,3
composite (flash)
DE 08h30 Indice PMI S&P Global/HCOB janvier 47,8 47,0
manufacturier (flash)
DE 08h30 Indice PMI S&P Global/HCOB janvier 52,5 52,7
des services (flash)
EZ 09h00 Indice PMI S&P Global/HCOB janvier 51,8 51,5
composite (flash)
EZ 09h00 Indice PMI S&P Global/HCOB janvier 49,1 48,8
manufacturier (flash)
EZ 09h00 Indice PMI S&P Global/HCOB janvier 52,6 52,4
des services (flash)
GB 09h30 Indice PMI S&P Global/HCOB janvier 51,5 51,4
composite (flash)
GB 09h30 Indice PMI S&P Global/HCOB janvier 50,6 50,6
manufacturier (flash)
GB 09h30 Indice PMI S&P Global/HCOB janvier 51,7 51,4
des services (flash)
USA 15h00 Indice de l’Université du janvier 54,0 54,0*
Michigan (définitif)
* première estimation
(Rédigé par Mara Vîlcu, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

