Gaza: Israël tue quatre Palestiniens, frappe un site de tirs de roquettes
8 janvier (Reuters) – Les forces israéliennes ont tué au moins quatre Palestiniens lors de deux frappes distinctes dans la bande de Gaza jeudi, ont indiqué les autorités locales, quelques heures après que l’armée a déclaré avoir frappé un site de lancement de roquettes.
Selon des médecins, un bombardement israélien a tué au moins trois personnes et en a blessé trois autres, dont des enfants, dans une tente située dans le secteur ouest de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Une autre frappe a tué une personne à l’est de la ville, près d’un secteur où les forces israéliennes opèrent.
Israël n’a pas fait de commentaires dans l’immédiat.
L’armée israélienne avait auparavant déclaré avoir procédé à une frappe ciblée contre un site de lancement de roquettes près de la ville de Gaza après avoir détecté un tir raté.
Alors que Tsahal a évoqué deux violations du cessez-le-feu de la part du Hamas au cours des dernières 24 heures, une source du groupe palestinien a déclaré à Reuters qu’elle vérifiait ces affirmations.
Le cessez-le-feu dans la bande de Gaza, conclu en octobre, n’a pas dépassé sa première phase. Au cours de celle-ci, les principaux combats ont cessé, Israël s’est retiré de moins de la moitié de l’enclave et les combattants du Hamas ont libéré des otages vivants et restitué des dépouilles en échange de prisonniers Palestiniens.
Le plan du président américain Donald Trump prévoit le désarmement du Hamas, la poursuite du retrait d’Israël et la reconstruction de Gaza par une administration soutenue par la communauté internationale.
Peu de progrès ont cependant été réalisés en vue des prochaines étapes.
Plus de 400 Palestiniens et trois soldats israéliens ont été tués depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu et la quasi-totalité des quelque deux millions d’habitants de Gaza vivent désormais dans des habitations de fortune ou des bâtiments endommagés sur une portion de territoire dont les troupes israéliennes se sont retirées et que le Hamas a repris en main.
LE HAMAS ÉVOQUE PLUS DE 1.100 VIOLATIONS ISRAÉLIENNES
Israël attend la remise de la dernière dépouille prévue dans le cadre de la phase actuelle de la trêve. Selon un responsable proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le pays ne passera pas à la phase suivante du cessez-le-feu à Gaza tant que le Hamas n’aura pas restitué le corps du dernier otage israélien encore détenu dans l’enclave.
Israël n’a en outre pas encore procédé à la réouverture du point de passage de Rafah entre Gaza et l’Égypte prévue par le plan soutenu par les États-Unis, affirmant qu’il ne le ferait qu’une fois les dépouilles restituées.
Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de violations majeures de l’accord de cessez-le-feu et leurs positions sur les mesures les plus difficiles envisagées pour la phase suivante restent très éloignées.
L’Etat hébreu continue de mener des frappes aériennes et des opérations ciblées quotidiennes dans la bande de Gaza malgré la trêve. L’armée israélienne a déclaré qu’elle considérait « avec la plus grande sévérité » toute tentative d’attaque de la part de groupes armés présents à Gaza.
Un responsable du Hamas a déclaré jeudi à Reuters que le groupe avait recensé plus de 1.100 violations israéliennes du cessez-le-feu depuis octobre et avait exhorté les médiateurs à intervenir. Ces violations incluent des meurtres, des blessures, des frappes aériennes et d’artillerie, des démolitions de maisons et des détentions de personnes, a-t-il ajouté.
Le Hamas a pour sa part refusé de déposer les armes et réaffirmé son contrôle sur l’enclave alors qu’Israël a déclaré qu’il reprendrait son action militaire si le Hamas n’était pas désarmé pacifiquement.
Les combattants du Hamas ont tué quelque 1.200 personnes et en ont enlevé 251 autres lors d’un assaut contre Israël mené le 7 octobre 2023, selon les chiffres israéliens. Plus de 71.000 Palestiniens ont été tués dans l’offensive israélienne à Gaza depuis lors, selon le ministère de la Santé du territoire.
(Jana Choukeir à Dubaï et Nidal al Mughrbai au Caire, rédigé par Tala Ramadan ; version française Benjamin Mallet, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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