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Le nationalisme chrétien ne fait pas l’unanimité aux Etats-Unis

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Des nationalisme personnalités publiques américaines affirment que le nationalisme chrétien prôné par Donald Trump dénature la foi chrétienne biblique.
Le nationalisme chrétien confère que l’identité d’une nation historiquement chrétienne doit rester chrétienne et favoriser la promotion des valeurs chrétiennes dans diverses sphères de la vie publique.
Depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, on constate un mélange détonnant de la religion chrétienne et d’une conception ethnique, voire même raciale de la nation américaine. Le récit national privilégié par le président Trump et son entourage est fondé sur la nostalgie d’un passé « chrétien », construit par les premiers colons anglo-saxons et institutionnalisé dans des textes fondateurs – la Déclaration d’indépendance, la Constitution fédérale de 1787, le Bill of Rights – inspirés par la Bible et notamment l’ancien Testament.
Or cette reconstruction d’un passé chrétien est en bonne partie mythique. La Déclaration d’indépendance souligne l’égalité de tous et met en avant la notion post-chrétienne d’une souveraineté du peuple. Dieu est à peine mentionné (c’est un « Créateur » très voltairien), qui laisse le pouvoir aux hommes et qui fonde le politique sur « le consentement des gouvernés ».
Quant à la Constitution fédérale, elle est littéralement « sans Dieu », puisqu’elle omet toute référence à un être suprême tout en interdisant, dans son article VI, toute « profession de foi religieuse » pour l’exercice des plus hautes fonctions de l’Etat.
Le serment prononcé par tous les nouveaux présidents, selon l’article II, section 1 de la Constitution, ne mentionne ni Dieu ni le Créateur. C’est un serment laïque que la plupart des présidents ont folklorisé en y ajoutant, oralement, une référence à Dieu.
Quant à la séparation des pouvoirs, le premier admendement de la Constitution des Etats-unis, interdit « l’établissement » d’une église officielle. Pour Jefferson, le troisième président du pays, cela signifiait l’existence d’un véritable « mur de séparation » entre l’Eglise et l’Etat dans la nouvelle République.
Pour Donald Trump et son entourage, les textes fondateurs de la République américaine auraient tous une origine biblique et pour mieux asseoir cette reconstruction du passé américain, Trump a publié la God Bless the USA Bible qui regroupe la Bible protestante, la Déclaration d’indépendance et la Constitution de 1787, le tout accompagné du texte de la chanson de Lee Greenwood, God Bless the USA. Un seul livre pour effacer la séparation de l’Eglise et de l’Etat !

Des opposants au nationalisme chrétien

Les inquiétudes concernant le nationalisme chrétien suscitent un regain d’intérêt, des personnalités publiques soulignant ses implications politiques et sociales.

La journaliste Joy Reid et Robert P. Jones, président du Public Religion Research Institute (PRRI), un institut de recherche non partisan, ont lancé une série de vidéos mensuelles, « Confronting White Christian Nationalism », sur la chaîne YouTube de Reid.

Le premier épisode a été diffusé en décembre. Reid a déclaré que la série vise à « contrer ceux qui voudraient expulser Jésus », faisant référence aux mouvements politiques qu’elle considère comme une déformation de la foi chrétienne.

Jones a cité un sondage du PRRI montrant que seulement trois Américains sur dix soutiennent les revendications nationalistes chrétiennes pour que les États-Unis soient déclarés nation chrétienne, ce soutien étant le plus fort parmi les protestants évangéliques blancs.

La série abordera des sujets tels que les politiques d’immigration et le Projet 2025.

Ce sujet a également fait son apparition au sein de la politique républicaine.

La députée Marjorie Taylor Greene a confié au New York Times Magazine que l’assassinat du militant conservateur Charlie Kirk l’avait incitée à réexaminer sa foi chrétienne et avait contribué à sa décision de démissionner du Congrès en janvier.

Greene a critiqué l’éloge funèbre de Donald Trump pour Kirk, le contrastant avec le pardon exprimé par la veuve de Kirk, Erika, et affirmant que l’aveu de Trump selon lequel il « haïssait son adversaire » révélait un manque de foi chrétienne.

Greene a déclaré avoir été désillusionnée par le climat politique dans lequel elle évoluait, en particulier par ce qu’elle a décrit comme le refus des partisans de Trump de présenter des excuses ou de reconnaître leurs erreurs.

Elle a cité le retrait du soutien de Trump à sa campagne et sa qualification de « traîtresse » comme des facteurs clés de sa démission.

Greene a également évoqué ses efforts pour inciter le Congrès à publier tous les dossiers du ministère de la Justice relatifs à Epstein avant le 19 décembre, efforts qui, selon elle, ont contribué aux tensions avec Trump et le mouvement MAGA.

La démission de Greene prendra effet le 5 janvier, un an avant la fin de son mandat.

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