L’Europe vue dans le rouge, Oracle gâche le soulagement apporté par la Fed
par Diana Mandia
PARIS, 11 décembre (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse jeudi à l’ouverture, les inquiétudes concernant le secteur technologique refaisant surface après les résultats décevants d’Oracle, reléguant au second plan le soulagement suscité par le ton moins « hawkish » qu’anticipé adopté par la Réserve fédérale (Fed) lors de sa réunion de décembre.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait grappiller 0,02% à l’ouverture.
Les contrats à terme signalent baisse de 0,25% pour le Dax à Francfort, de 0,12% pour le FTSE à Londres et de 0,11% pour l’EuroStoxx 50.
Le Stoxx 600 est attendu sur une baisse de 0,12%.
Les Bourses européennes devraient ouvrir sur une note plus prudente qu’on n’aurait pu le prévoir, jeudi, après la nouvelle baisse des taux aux États-Unis la veille, une décision que la Fed n’a pas accompagnée d’un ton agressif quant à l’année prochaine, les prévisions de résultats et de dépenses du géant de l’informatique en nuage Oracle ayant limité l’appétit pour le risque et fait resurgir les doutes sur l’intelligence artificielle (IA).
La société américaine a publié mercredi soir des prévisions de bénéfice et de chiffre d’affaires inférieures aux estimations et a déclaré que ses dépenses augmenteraient de 15 milliards de dollars (12,84 milliards d’euros) par rapport aux estimations précédentes. Les chiffres du géant américain étaient considérés comme un test permettant de mesurer l’existence d’une éventuelle bulle dans le domaine de l’IA, mais aussi la manière dont le secteur collecte des fonds pour construire l’infrastructure nécessaire pour répondre à la demande.
Pour l’instant, l’effet Oracle se fait sentir sur les marchés asiatiques, en particulier sur le Nikkei japonais, pénalisé par la chute de 7,69% du groupe SoftBank, partenaire d’Oracle dans le projet américain du centre de données Stargate.
En Europe, les valeurs technologiques européennes seront également sous les feux de la rampe jeudi.
Broadcom, qui publiera ses résultats jeudi après la clôture de la Bourse de New York, pourrait donner une image plus complète du secteur et sera particulièrement suivi.
« Le ton initialement positif suscité par la baisse des taux de la Fed (…) est éclipsé par Oracle », a déclaré Khoon Goh, directeur de la recherche Asie chez ANZ.
Très attendue, la banque centrale américaine a décidé mercredi d’abaisser ses taux directeurs de 25 points de base et elle a laissé entendre qu’elle ralentirait probablement le rythme de réduction de ses coûts d’emprunt dans les mois à venir, mais son président, Jerome Powell, s’est montré nuancé quant aux perspectives lors de sa conférence de presse, apaisant ainsi les craintes quant à un message trop agressif.
Cela a laissé les contrats à terme sur taux d’intérêt avec au moins deux baisses de taux anticipées pour l’année prochaine et a affaibli le dollar, ce qui a contribué à renforcer l’euro.
La politique monétaire restera au programme des marchés jeudi, qui attendent à 08h30 GMT la décision de politique monétaire de la Banque nationale suisse (BNS).
LES VALEURS A SUIVRE :
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en hausse mercredi après que la Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé, comme prévu, d’abaisser ses taux.
L’indice Dow Jones a gagné 1,05%, le Standard & Poor’s 500, plus large, a pris 0,67%, et le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 0,33%.
EN ASIE
Au Japon, l’indice Nikkei a perdu 0,9%, plombé par les craintes concernant le secteur technologique.
En Chine, l’indice composite de la Bourse de Shanghai recule de 0,74% et le CSI 300 des grandes capitalisations abandonne 0,6%, les investisseurs se tournant vers la prochaine Conférence centrale sur le travail économique, dans l’espoir d’y trouver des indices sur le programme politique de l’année prochaine.
La Bourse de Hong Kong recule de 0,07%.
TAUX / CHANGES
Les rendements obligataires reculent aux Etats-Unis après la réunion de la Fed.
Le rendement des Treasuries à dix ans perd près de 4,0 points de base à 4,1254%, similaire à celui de l’obligation à deux ans, qui ressort à 3,5300%.
Sur le marché des changes, le dollar perd 0,03% face à un panier de devises de référence après la Fed, plus accommodante que prévu, et l’euro recule de 0,1% à 1,1682 dollar.
Le bitcoin recule de 2,54% jeudi à 90.059,52 dollars, signe renouvelé de la nervosité des marchés après les résultats d’Oracle.
PÉTROLE
Les prix du pétrole sont globalement stables jeudi, les investisseurs se concentrant à nouveau sur les pourparlers de paix entre la Russie et l’Ukraine, dans l’attente de comprendre les répercussions de la saisie par les États-Unis d’un pétrolier au large des côtes vénézuéliennes.
Le Brent recule de 0,5% à 61,90 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perd 0,48% à 58,18 dollars.
PRINCIPAL INDICATEUR ÉCONOMIQUE À L’AGENDA DU 11 DÉCEMBRE :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 13h30 Inscriptions hebdomadaires au semaine au 220.000 191.000
chômage 6 décembre
(Rédigé par Diana Mandia, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

