Les inondations en Asie du Sud-Est font plus de 600 morts, plus de 4 millions de personnes impactées
JAKARTA/BANGKOK, 30 novembre (Reuters) – Le bilan des inondations et des glissements de terrain provoqués par des pluies torrentielles dans trois pays d’Asie du Sud-Est s’est alourdi à plus de 600 morts, ont annoncé dimanche les autorités, alors que les opérations de secours se poursuivaient durant le week-end.
L’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande ont dû faire face à une dévastation de grande ampleur après la formation d’une tempête tropicale rare dans le détroit de Malacca, qui a provoqué des pluies torrentielles et des rafales de vent pendant une semaine. On dénombre 435 morts en Indonésie, 170 en Thaïlande et deux en Malaisie.
Les responsables des secours et de l’aide humanitaire tentaient toujours d’accéder à de nombreuses zones touchées par les inondations dimanche, alors même que les eaux se retiraient et que des dizaines de milliers de personnes ont été évacuées.
En Indonésie, où 406 personnes sont toujours portées disparues et 213.000 ont été déplacées, les équipes de secours utilisaient des hélicoptères pour acheminer de l’aide aux populations qu’elles ne pouvaient atteindre sur l’île occidentale de Sumatra.
« L’eau est montée jusque dans la maison et nous avons eu peur, alors nous avons fui. Puis nous sommes revenus vendredi, et la maison avait disparu, détruite », a déclaré à Reuters Afrianti, 41 ans, dans la ville de Padang, dans l’ouest de Sumatra.
Elle et sa famille de neuf personnes ont construit leur propre abri sous une tente, à côté du seul mur qui reste de leur maison.
« Ma maison et mon commerce ont disparu, le magasin a disparu. Il ne reste plus rien. Je ne peux vivre que près de ce mur qui subsiste », a-t-elle déclaré.
Le ministère thaïlandais de la Santé publique a annoncé un bilan de 170 morts et 102 blessés à la suite des inondations dans le sud du pays, soit huit de plus que samedi. La province de Songkhla déplore le plus grand nombre de décès, avec 131 victimes.
En Malaisie voisine, environ 18.700 personnes se trouvent toujours dans des centres d’évacuation, selon l’agence nationale de gestion des catastrophes. Les autorités météorologiques ont levé samedi les alertes aux tempêtes tropicales et aux pluies continues, prévoyant un ciel dégagé sur la majeure partie du pays.
Selon les données officielles, plus de 4 millions de personnes ont été touchées, dont près de 3 millions dans le sud de la Thaïlande et 1,1 million dans l’ouest de l’Indonésie.
La semaine dernière, certaines régions du pays ont été balayées par de fortes pluies et des vents violents. Le ministère malaisien des Affaires étrangères a annoncé avoir rapatrié plus de 6.200 ressortissants malaisiens bloqués en Thaïlande.
Dimanche, le ministère a publié un avis à l’intention de ses ressortissants résidant à Sumatra occidental, en Indonésie, les invitant à s’inscrire auprès du consulat local pour obtenir de l’aide. Il a précisé qu’un Malaisien de 30 ans était porté disparu après un glissement de terrain dans la région.
De l’autre côté du golfe du Bengale, 153 personnes sont mortes après le passage d’un cyclone au Sri Lanka, selon les autorités, 191 autres sont portées disparues et plus d’un demi-million de personnes ont été touchées dans tout le pays.
(Reportage Dewi Kurniawati à Jakarta, Willy Kurniawan à Palembayan, Indonésie, Aidil Ichlas à Padang, Indonésie, Panarat Thepgumpanat à Bangkok, et Danial Azhar à Kuala Lumpur, rédigé par Gibran Peshimam ; version française Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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