Sanofi chute nettement après les résultats déçevants d’une étude sur l’amlitelimab (actualisé)
(Reuters) -Sanofi chute nettement en Bourse jeudi après la publication de l’étude de phase 3 COAST 1 sur l’amlitelimab menée chez des adultes et des adolescents atteints de dermatite atopique, les analystes déplorant des résultats d’efficacité plus faibles que prévu.
À Paris à 09h50 GMT, le titre du géant pharmaceutique français recule de 10,3%, lanterne rouge de l’indice paneuropéen Stoxx 600, faisant fondre sa capitalisation boursière de plus de 10 milliards d’euros.
La dermatite atopique, plus connue sous le nom d’eczéma, est une maladie inflammatoire chronique de la peau qui provoque des démangeaisons et évolue par poussées.
Le géant pharmaceutique a présenté l’amlitelimab comme un successeur potentiel à Dupixent.
Selon les analystes de JP Morgan, bien que l’amlitelimab ait atteint tous les critères d’évaluation principaux et secondaires de l’étude, ses mesures d’efficacité sont inférieures aux prévisions et plus faibles que celle du Dupixent.
« Compte tenu de son efficacité inférieure aux prévisions, nous prévoyons que les actions sous-performeront d’au moins 5% aujourd’hui », peut-on lire dans la note du courtier.
Selon les analystes, il est trop tôt pour évaluer le potentiel commercial de l’amlitelimab.
Emily Field, analyste chez Barclays, a déclaré à Reuters que les investisseurs considéraient l’amlitelimab, avant la publication des données, comme le principal atout de Sanofi pour succéder au Dupixent.
« C’est la raison pour laquelle nous observons une forte réaction de l’action, en raison de la crainte que Sanofi ne dispose pas d’un pipeline suffisant pour remplacer le Dupixent après l’expiration du brevet », a déclaré Emily Field.
« Le titre est de plus en plus considéré comme un titre à risque », a-t-elle ajouté.
UBS a qualifié l’efficacité du médicament de solide, bien qu’elle soit inférieure à celle du Dupixent, ajoutant que cela pourrait être compensé par l’avantage d’une administration moins fréquente de l’amlitelimab, que certains patients réfractaires aux injections pourraient préférer.
(Rédigé par Etienne Breban et Coralie Lamarque, avec Leo Marchandon et Maggie Fick, édité par Augustin Turpin)
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