Cameroun/Affaire Martinez Zogo : reprise des débats au Tribunal militaire
Affaire Martinez Zogo : reprise des débats au Tribunal militaire après des décisions rejetées par la Cour d’appel
Le procès de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo, tué par un commando présumé de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), le service de contre-espionnage de l’État, reprend ce jour au Tribunal militaire de Yaoundé, après plus de six mois de reports. Ce procès a été suspendu en raison de diverses requêtes et exceptions soulevées devant la Cour d’appel du Centre.
Le 17 juillet dernier, la Cour d’appel a rendu une série de décisions rejetant toutes les demandes formulées par les avocats des accusés. Parmi les requêtes rejetées figuraient celles portant sur des exceptions de nullité déposées en janvier, ainsi que des demandes de reconstitution des faits présentées par la défense des accusés Jean Pierre Amougou Belinga et Bruno Bidjang. Ces derniers sont accusés d’avoir joué un rôle dans le meurtre de Martinez Zogo, en lien avec leur implication présumée avec la DGRE.
Rejet des demandes de la défense et de la DGRE
L’un des points centraux de cette procédure a été la demande de la DGRE, qui souhaitait être reconnue comme partie civile plutôt qu’accusée. En effet, l’avocat représentant ce service de renseignement plaide pour que son client, la DGRE, soit exempté de toute responsabilité civile dans l’assassinat de Zogo. Cette demande a été rejetée par la Cour d’appel, qui a estimé que la DGRE, dont plusieurs agents sont impliqués dans le meurtre, ne pouvait être reconnue comme victime dans cette affaire.
Les avocats de la défense avaient également soulevé des vices de procédure sur la conduite de l’enquête préliminaire et de l’instruction. Toutefois, la Cour d’appel a jugé ces exceptions prématurées, soulignant que les actes de l’enquête n’avaient pas encore été présentés lors des débats et que ces questions seraient examinées en temps voulu.
La demande de mise en liberté provisoire rejetée
Concernant Léopold Maxime Eko Eko, l’ancien directeur de la DGRE, accusé d’avoir couvert l’opération criminelle, sa demande de mise en liberté provisoire a également été rejetée. Ce dernier souhaitait comparaître libre, mais la Cour a estimé qu’il n’y avait pas lieu de lui accorder cette demande.
Suite à ces décisions, la Cour d’appel a renvoyé le dossier au Tribunal militaire de Yaoundé pour la suite de la procédure. Les exceptions de nullité ayant été écartées, le Tribunal militaire est désormais en mesure de reprendre l’examen du fond de l’affaire. Les débats devraient, en principe, s’ouvrir aujourd’hui devant cette juridiction.
Avec Stopblabla.
Le Journal Chrétien est 100% gratuit. Faites un don régulier et aidez-nous à poursuivre notre mission.
👉Suivez toute l'actualité du Journal Chrétien sur Google Actualités.
❤️Soutenez-nous sur https://www.jefaisundon.com (CB - PayPal - SEPA).
⚠️ La chaîne Chrétiens TV éditée par le Journal Chrétien est diffusée sur le canal 246 de la Freebox.
✝️Découvrez Bible.audio, plateforme d'étude biblique avec une vingtaine de traductions de la Bible, des commentaires, dictionnaires et lexiques bibliques, etc.
Votre soutien financier nous aidera à :
👍 couvrir les frais de fonctionnement du Journal Chrétien ;
👍 produire des émissions de qualité sur Chrétiens TV pour sensibiliser et encourager ;
👍 améliorer l'application de ressources bibliques Bible.audio ;
👍 transmettre l’héritage spirituel aux générations futures ;
👍 faire rayonner la foi chrétienne dans un esprit d’unité et d’amour.
👍 produire des émissions de qualité sur Chrétiens TV pour sensibiliser et encourager ;
👍 améliorer l'application de ressources bibliques Bible.audio ;
👍 transmettre l’héritage spirituel aux générations futures ;
👍 faire rayonner la foi chrétienne dans un esprit d’unité et d’amour.
