Léon XIV appelle à éclairer « les nuits du monde », messe inaugurale le 18 mai
par Philip Pullella, Joshua McElwee et Crispian Balmer
Dans sa première homélie en la chapelle Sixtine, le pape Léon XIV s’est engagé vendredi à être le « fidèle administrateur » de l’Eglise catholique afin qu’elle soit le « phare qui éclaire les nuits du monde ».
Le 267e souverain pontife, qui s’inscrit dans la tradition augustinienne d’une édification de l’Eglise en charité et humilité, a célébré sa première messe devant les cardinaux au lendemain de son élection, marquant ainsi la fin du conclave.
La messe inaugurale de son pontificat se déroulera le 18 mai sur la place Saint-Pierre à Rome, a précisé le Vatican par la suite dans un communiqué. Sa première audience générale – qui se déroule le mercredi – se tiendra en ce même lieu le 21 mai.
Lors de son homélie, après quelques paroles en anglais pour inviter l’assemblée à « proclamer les merveilles de Dieu », le pape a estimé en italien que la « mission est urgente » de lutter contre « la perte du sens de la vie », « l’oubli de la miséricorde », « la violation de la dignité de la personne sous ses formes les plus dramatiques ».
Dieu, a-t-il souligné, « en m’appelant par votre vote à succéder au Premier des Apôtres », m’a confié la charge de faire en sorte que l’Eglise soit « l’arche du salut qui navigue sur les flots de l’Histoire, phare qui éclaire les nuits du monde ».
Léon XIV, qui a de nouveau marqué son humilité lors d’un prêche d’une dizaine de minutes, a mis en exergue le défi que représente à ses yeux le recul de la foi dans le monde au prix de « drames ».
« Aujourd’hui encore, nombreux sont les contextes où la foi chrétienne est considérée comme absurde, réservée aux personnes faibles et peu intelligentes ; des contextes où on lui préfère d’autres certitudes, comme la technologie, l’argent, le succès, le pouvoir, le plaisir », a-t-il dit.
« Il s’agit d’environnements où il n’est pas facile de témoigner et d’annoncer l’Évangile, et où ceux qui croient sont ridiculisés, persécutés, méprisés ou, au mieux, tolérés et pris en pitié », a-t-il déploré.
« BLESSURES »
« Et pourtant, c’est précisément pour cette raison que la mission est urgente en ces lieux, car le manque de foi entraîne souvent des drames tels que la perte du sens de la vie, l’oubli de la miséricorde, la violation de la dignité de la personne sous ses formes les plus dramatiques, la crise de la famille et tant d’autres blessures dont notre société souffre considérablement. »
Pour Léon XIV, Jésus est par trop réduit aujourd’hui à « une sorte de leader charismatique ou de super-homme » chez les croyants qui vivent « dans un athéisme de fait ».
Le Vatican a annoncé vendredi que le pape maintiendrait provisoirement l’organigramme de son prédécesseur François, à la Curie et à la Cité du Vatican, afin de « réserver un certain temps de réflexion, de prière et de dialogue avant toute nomination ou confirmation définitive. »
Au terme d’une messe de plus d’une heure sous les fresques de Michel-Ange, le successeur du pape François, désormais chef spirituel des quelque 1,4 milliards de catholiques, a quitté la chapelle sous les applaudissements des cardinaux.
Robert Francis Prevost, né il y a 69 ans à Chicago, a passé l’essentiel de sa vie de missionnaire au Pérou, avant d’être créé cardinal en 2023 seulement, se distinguant par sa discrétion et sa simplicité.
Il sera confronté à de nombreux défis, comme le déficit budgétaire du Vatican, qui s’élève à 83 millions d’euros, l’accueil réservés aux membres de la communauté LGBT et aux personnes divorcées, le rôle des femmes au sein de l’Eglise ou les affaires d’abus sexuels.
Il pourrait s’inspirer du pape Léon XIII, qui dirigea l’Église de 1878 à 1903 et consacra son pontificat à la justice sociale.
Léon XIV est le premier pape d’origine américaine.
Le président Donald Trump a rapidement salué son élection sur son réseau Truth Social, parlant d’un « grand honneur » pour les Etats-Unis. « J’ai hâte de rencontrer le pape Léon XIV. Ce sera un moment très fort ! », a-t-il écrit.
Le nouveau pape a plusieurs fois fait part de son désaccord avec la politique de Donald Trump et du vice-président J.D. Vance, selon des publications retrouvées sur le compte X (ex-Twitter) de Robert Francis Prevost.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

