La France insoumise menace Emmanuel Macron de destitution, le PS désapprouve
Les dirigeants de La France insoumise (LFI) menacent d’engager une procédure de destitution contre Emmanuel Macron si le président de la République ne nomme pas Lucie Castets, soutenue par le Nouveau Front populaire (NFP), à Matignon, une initiative dont le Parti socialiste s’est rapidement démarqué.
Dans un texte publié par La Tribune Dimanche et qualifié d' »avertissement solennel », les dirigeants de LFI dont Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard et Mathilde Panot dénoncent le refus du chef de l’Etat de « prendre acte » du résultat des élections législatives des 30 juin et 7 juillet, qui a placé en tête les élus du NFP devant la majorité présidentielle et le Rassemblement national.
Lors d’un entretien accordé le 23 juillet à France Télévisions et Radio France, le chef de l’Etat avait écarté l’hypothèse Lucie Castets à Matignon. « La question c’est : quelle majorité peut se dégager à l’Assemblée ? » avait-il dit, jugeant « faux de dire » que le NFP disposait d’une majorité.
Vendredi, l’Elysée a fait savoir qu’Emmanuel Macron avait convié les chefs de partis le 23 août en vue de consultations avant la nomination d’un Premier ministre « pour continuer à avancer vers la constitution d’une majorité la plus large et la plus stable possible au service du pays ».
« Emmanuel Macron serait sur le point de nommer un chef de gouvernement sans tenir compte du résultat politique des dernières élections législatives qu’il a perdues après avoir perdu auparavant les élections européennes. Ce serait une décision sans précédent dans le monde des régimes parlementaires et dans le système de la démocratie représentative », écrivent les dirigeants de LFI dans leur tribune.
Déplorant « un coup de force institutionnel contre la démocratie », ils préviennent « que seront utilisés tous les moyens constitutionnels de démettre [le président] plutôt que nous soumettre à son mauvais coup contre la règle de base de la démocratie », à savoir la primauté du vote populaire.
Le Parti socialiste, membre du NFP avec LFI, les écologistes et les communistes, a pris ses distances avec cette mise en garde, son premier secrétaire Olivier Faure déclarant sur X qu’elle « n’engage que » LFI.
« La réponse à une nomination d’un PM qui ne serait pas conforme à la tradition républicaine, est la censure », a-t-il poursuivi, ajoutant : « Au delà de ce que chacun peut penser de l’initiative, la destitution est impraticable. Elle suppose une majorité des 2/3 dans les deux assemblées. »
La procédure de destitution du chef de l’Etat est encadrée par l’article 68 de la Constitution qui précise que « le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ».
Cette destitution suppose dans un premier temps que le Parlement se constitue en Haute Cour, ce qui doit être avalisé par une majorité des deux tiers à l’Assemblée nationale ainsi qu’au Sénat.
La Haute Cour doit ensuite statuer dans un délai d’un mois sur la destitution, qui ne peut être également prononcée qu’à la majorité des deux tiers.
(Jean-Stéphane Brosse)
Faites un don maintenant pour nous aider à poursuivre notre mission !
Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge, les fake news, les calomnies et les attaques contre les Evangéliques, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui propose une information indépendante et fiable, non biaisée par des intérêts d'actionnariat ou publicitaires.Les chrétiens protestants et évangéliques ont longtemps sous-estimé le pouvoir des médias. Les récentes polémiques concernant des reportages à charge contre les plus grandes églises évangéliques françaises posent la question des intentions des patrons des médias, de ces milliardaires qui ont surinvesti ce champ de bataille idéologique.
Ne perdons pas la bataille idéologique
Les achats de médias par des milliardaires ne sont pas toujours motivés par la rentabilité financière, mais plutôt par des intérêts idéologiques. Ils achètent les médias pour influencer l'opinion publique, mener des batailles culturelles et maintenir leur pouvoir économique et social.Les évangéliques pris pour cible
L’influence grandissante des évangéliques gêne certains patrons des médias qui, disons-le, sont engagés dans des loges ou des sectes pernicieuses. Très puissante aux États-Unis, où de nombreuses personnalités ont renoncé à l'occultisme et à la débauche pour se convertir à la foi évangélique, la percée de cette frange chrétienne de plus en plus présente en France fait trembler le monde des ténèbres.Faire contrepoids
A l'heure actuelle, les chaînes d’info font l’agenda, nourrissent les réseaux sociaux, orientent les débats publics. Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV veulent aller sur leur terrain en investissant la sphère politique et médiatique pour y proposer une autre hiérarchie de l’information. Il est question de mener la bataille culturelle pour faire contrepoids aux groupes de médias hostiles aux Evangéliques.A quoi serviront vos dons ?
Nous avons l’ambition de développer une plateforme de médias suffisamment compétitive. Vos dons nous permettront de créer des émissions chrétiennes de qualité, de réaliser plus d’investigation, de reportages et d’enquêtes de terrain, d'organiser des débats sur des sujets de société, et de recruter du personnel compétent.Il nous faudra également développer davantage notre présence sur le terrain, produire plus de reportages, investir dans du matériel.
Le Journal Chrétien est un média libre, indépendant, sans publicité, accessible à tous grâce à la fidélité et à la générosité de ses lecteurs.
Votre don (défiscalisable à 66%), petit ou grand, est plus qu’un geste. C’est un acte militant et chrétien !
