Clôture mitigée en Europe, Wall Street volatile après l’emploi américain
Wall Street était ordre dispersé vendredi en fin de matinée à New York après la publication d’un rapport mitigé sur l’emploi américain, tandis que les Bourses européennes, hormis le CAC 40 et le Stoxx 600, ont terminé en léger repli une séance volatile où les indices ont inscrit des records.
À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 0,15% à 8.028,01 points, après avoir touché un sommet sans précédent à 8.048,09. Le Dax allemand, monté la veille à un pic record de 17.879,11 points, a terminé vendredi en repli de 0,16%. Le Footsie britannique, plombé par les valeurs industrielles (-0,15%), notamment Melrose Industries (-2,49%), a abandonné 0,43%.
L’indice EuroStoxx 50 a reflué de 0,21% et le FTSEurofirst 300 de 0,02%. Le Stoxx 600, tiré par la finance (+1,0%), a lui aussi atteint un record en séance à 504,6 points, avant de réduire ses gains en clôture à 0,03%.
Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 a gagné 1,18% et le Stoxx 600 1,15%.
Au moment de la clôture en Europe, le Standard & Poor’s 500 et le Nasdaq, qui ont tous deux touché des sommets inédits en séance, reculent désormais respectivement de 0,09% et de 0,32%, tandis que le Dow Jones progresse de 0,21%. Les trois indices ont été une partie de la séance dans le vert.
Le sentiment du marché est mitigé après le rapport mensuel sur l’emploi aux Etats-Unis, qui montre une remontée du taux de chômage à 3,9% en février et un ralentissement de la croissance des salaires à 0,1% sur un mois, mais une accélération des créations de postes à 275.000.
« Globalement, c’est un résultat plutôt accommodant car nous avons enregistré des hausses de salaires à un rythme plus lent », souligne cependant Cameron Dawson, directeur des investissements chez NewEdge Wealth.
En zone euro, où la Banque centrale européenne (BCE) a opté jeudi, comme prévu, pour le statu quo sur ses taux, les gouverneurs des banques centrales d’Allemagne, de France, de Finlande et de Lituanie ont évoqué vendredi la possibilité que la BCE réduise prochainement les coûts d’emprunt.
Certains responsables de la BCE plaident même, de manière informelle, pour une baisse du loyer de l’argent en juin et en juillet, ont rapporté à Reuters des sources.
VALEURS EN EUROPE
Vivendi a abandonné 2,29% après la publication de ses résultats annuels et l’absence d’informations supplémentaires sur son projet de scission en quatre sociétés distinctes, dont le groupe étudie toujours la faisabilité.
HelloFresh a dévissé de 42,1% après la révision de ses prévisions à moyen terme.
DS Smith a bondi de 5,16% après une offre de rachat de 5,14 milliards de livres formulée par le groupe britannique d’emballage Mondi (-2,28%).
LES INDICATEURS DU JOUR
Les prix à la production en Allemagne ont affiché en janvier un recul moins marqué que prévu sur un an, de 4,4%, selon l’Office fédéral de la statistique.
La production industrielle allemande a augmenté plus que prévu en janvier, de 1,0% par rapport au mois précédent, a annoncé l’Office fédéral de la statistique.
L’économie de la zone euro est restée stable au quatrième trimestre, selon l’estimation définitive du produit intérieur brut (PIB) publiée par Eurostat.
CHANGES
L’indice du dollar, en repli vendredi de 0,03% et d’environ 1,2% sur l’ensemble de la semaine, s’acheminait vers sa plus forte baisse hebdomadaire depuis la mi-décembre. Le billet vert réagit aux anticipations de baisse des taux d’intérêt aux Etats-Unis, consécutives aux propos de Jerome Powell, le président de la Fed, et aux derniers indicateurs macroéconomiques.
L’euro s’affiche à 1,0938 dollar (-0,07%) après les différentes déclarations des membres de la BCE.
Le yen avance de 0,56% à 147,2 pour un dollar alors que la Banque du Japon (BoJ) pourrait mettre fin à ses taux négatifs en mars, selon des sources.
Le bitcoin a touché un pic historique à 70.175 points à la faveur de l’engouement pour les ETF au comptant adossés à la cryptomonnaie, qui ont été approuvés récemment aux Etats-Unis.
TAUX
Le rendement du Bund allemand à dix ans a reculé d’environ trois points de base, à 2,267%, et celui à deux ans, plus sensible aux anticipations sur les taux, a reflué de 6,4 points, à 2,7372%, alors que le marché parie désormais avec une probabilité de 98% sur une baisse des coûts d’emprunt en zone euro en juin.
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans est quasiment stable, à 4,0943%, tandis que celui à deux ans, décline de trois points à, 4,484%, les traders évaluant à 81,1% la probabilité d’une baisse des taux de la Fed en juin, contre une probabilité de 74,4% avant la publication du rapport sur l’emploi, selon le baromètre FedWatch de CME Group.
PÉTROLE
Les cours pétroliers sont volatils vendredi mais se dirigent vers un repli hebdomadaire en raison des inquiétudes sur la demande chinoise de brut.
Le Brent reflue de 0,81% à 82,29 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perd 0,98% à 78,16 dollars.
Les deux références du pétrole perdent à ce stade respectivement 0,6% et 1,3% sur l’ensemble de la semaine.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

