Gaza: Plus de 70 morts après des frappes nocturnes sur le camp de Maghazi
Les frappes aériennes israéliennes ont tué au moins 78 personnes à Gaza, selon les autorités sanitaires palestiniennes, au cours de l’une des nuits les plus meurtrières dans l’enclave depuis le début de l’offensive d’Israël contre le Hamas.
Les frappes qui ont commencé quelques heures avant minuit se sont poursuivies jusqu’à tôt lundi. Des habitants et les médias palestiniens ont déclaré qu’Israël avait intensifié les bombardements aériens et terrestres contre Bureij, dans le centre de Gaza.
Au moins 70 personnes ont été tuées lors d’une frappe aérienne sur le camp de réfugiés de Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza, a déclaré le porte-parole du ministère de la Santé de Gaza contrôlé par le Hamas, Ashraf al Qidra, ajoutant que les victimes étaient en grande partie des femmes et des enfants.
L’armée israélienne a dit se don côté qu’elle allait examiner les informations rapportées concernant Maghazi et qu’elle s’engageait à minimiser les dommages causés aux civils.
Le pape François a déploré que le message de paix de Jésus soit noyé dans la « logique futile de la guerre » sur la terre même où il est né.
Selon le Croissant-Rouge palestinien, qui a publié des images de résidents blessés transportés vers des hôpitaux, les avions de guerre israéliens bombardaient les routes principales, empêchant le passage des ambulances et des véhicules d’urgence.
Des médecins ont déclaré qu’une frappe aérienne israélienne à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, avait tué huit Palestiniens.
Le clergé a annulé les célébrations à Bethléem, la ville de Cisjordanie occupée par Israël où la tradition chrétienne veut que Jésus soit né dans une étable il y a 2.000 ans.
« Ce soir, nos cœurs sont à Bethléem, où le Prince de la paix est une fois de plus rejeté par la logique futile de la guerre, par le choc des armes qui, aujourd’hui encore, l’empêche de trouver sa place dans le monde », a déclaré le pape, qui présidait la messe de la nuit de Noël dans la basilique Saint-Pierre de Rome.
Les chrétiens palestiniens ont organisé une veillée de Noël aux chandelles à Bethléem, avec des hymnes et des prières pour la paix à Gaza, au lieu des célébrations habituelles.
Dans les églises, les figurines de la Nativité ont été placées au milieu des décombres et des barbelés en signe de solidarité avec la population de Gaza.
« MATINÉE DIFFICILE »
Le Hamas et le Djihad islamique, qui ont tous deux juré la destruction d’Israël, détiendraient plus de 100 otages sur les 240 qu’ils ont capturés lors de leur raid du 7 octobre dans les villes israéliennes, au cours duquel ils ont tué 1.200 personnes.
Depuis, Israël a assiégé l’étroite bande de Gaza, faisant plus de 20.400 morts, selon les autorités de l’enclave et des milliers d’autres corps se trouveraient sous les décombres.
Depuis la fin d’une trêve d’une semaine au début du mois, les combats n’ont fait que s’intensifier sur le terrain, la guerre s’étendant du nord de la bande de Gaza à toute la longueur de l’enclave densément peuplée.
L’armée israélienne a déclaré dimanche que deux de ses soldats avaient trouvé la mort, portant à 158 le nombre de militaires tués depuis le début des opérations terrestres, le 20 octobre.
« C’est une matinée difficile, après une journée de combat très difficile à Gaza », a déclaré dimanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu à son cabinet. « La guerre nous coûte très cher. Cependant, nous n’avons pas d’autre choix que de continuer à nous battre. »
Ses troupes se battront dans la bande de Gaza jusqu’à la « victoire totale » sur le Hamas, a-t-il dit dans un message vidéo.
Israël subit des pressions de la part de son allié le plus proche, les États-Unis, pour passer à une phase offensive de moindre intensité et réduire le nombre de victimes civiles.
Samedi, le chef d’état-major de l’armée israélienne a déclaré que ses forces avaient largement pris le contrôle opérationnel du nord de la bande de Gaza et qu’elles allaient étendre leurs opérations au sud, mais les habitants affirment que les combats se sont encore intensifiés dans les districts du nord.
Les efforts diplomatiques, sous la médiation de l’Égypte et du Qatar, en vue d’une nouvelle trêve pour libérer les derniers otages détenus à Gaza, n’ont guère progressé publics, bien que Washington ait qualifié les pourparlers de la semaine dernière de « très sérieux »
Le groupe palestinien du Djihad islamique a envoyé une délégation samedi prendre part aux discussions du Caire, signe que la voie diplomatique n’est pas fermée.
L’arrivée au Caire d’une délégation menée par le chef en exil du Djihad islamique, Ziad al Nakhlala, intervient quelques jours après que le chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, s’est rendu dans la capitale égyptienne pour prendre part aux pourparlers diplomatiques.
(Reportage Nidal al-Mughrabi au Caire, Bassam Masoud à Gaza, Dan Williams à Jérusalem, avec la contribution de Philip Pullella à Rome, Nafisa Eltahir au Caire et Trevor Hunnicutt à Washington, rédigé par Humeyra Pamuk et William Mallard ; version française Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

