Ukraine-Une attaque russe fait un mort à Kyiv, un important pont touché
Une attaque aérienne russe a fait un mort vendredi à Kyiv et a conduit à la fermeture dans la matinée de deux ponts sur le Dniepr, fleuve traversant la capitale ukrainienne.
Des embouteillages se sont formés vendredi matin à Kyiv alors que le pont Sud de la ville, touché à plusieurs reprises lors de l’attaque, était fermé à la circulation automobile.
Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent des personnes franchir le pont à pied, alors que la ligne de métro qui le traverse a aussi été impactée.
La circulation a également été partiellement interrompue vendredi matin sur le pont Paton, autre artère importante pour les habitants du sud de Kyiv. La circulation a été rétablie vers midi sur ces deux ponts.
Les autorités de la capitale ukrainienne ont indiqué que des drones russes s’étaient précédemment écrasés sur le pont du Sud jeudi.
Plus d’un tiers des 3 millions d’habitants de la capitale vivaient sur la rive gauche de Kyiv avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, selon les données de la municipalité.
Mais une grande majorité des habitants travaillent sur la rive droite, où sont implantées la plupart des institutions gouvernementales et entreprises.
Outre le pont Sud, l’attaque aérienne russe de vendredi a également touché un immeuble d’habitation à Kyiv, tuant une personne et en blessant deux autres.
Andriy Chevtchichine, analyste économique, a déclaré sur Facebook qu’environ 500.000 personnes faisaient la navette entre la rive gauche et la rive droite de la capitale chaque jour.
Les habitants de la rive gauche subissent chaque hiver, depuis le début de la guerre, certaines des pires coupures d’électricité et de chauffage, conséquence des frappes russes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes.
L’un des quartiers, Troyechtchyna, s’est retrouvé sans chauffage pendant plus d’une semaine l’hiver dernier, alors que les températures étaient inférieures à zéro degré.
PREMIÈRE SALVE D’UNE CAMPAGNE HIVERNALE
L’attaque aérienne de vendredi contre le pont Sud a été perçue comme la première salve d’une campagne hivernale de bombardements russes contre les installations électriques ukrainiennes.
Depuis la fin de l’été, la Russie lance presque quotidiennement des dizaines de drones à réaction, rapides et relativement peu coûteux, contre l’Ukraine, dont les défenses peinent à faire face à cette nouvelle menace.
Le ministère russe de la Défense a déclaré sur Telegram que ses drones avaient frappé un pont de Kyiv, une centrale électrique située dans la région environnante, le port d’Izmaïl, près d’Odessa, et un navire de fret.
Il a précisé que le pont touché à Kyiv servait à acheminer des troupes ukrainiennes et du matériel militaire dans la région du Donbass, tandis que le complexe d’Izmaïl traitait des cargaisons et des approvisionnements destinés à l’armée ukrainienne.
En Russie, des drones ukrainiens ont pris pour cible vendredi des installations industrielles dans la ville de Volgograd, qui abrite une grande raffinerie de pétrole, provoquant un incendie et faisant un blessé, a déclaré un gouverneur.
Les frappes ukrainiennes contre des raffineries de pétrole en Russie ont coûté au pays 1% de son produit intérieur brut, a déclaré jeudi le président russe Vladimir Poutine.
(Jekaterina Golubkova à Tokyo; version française Camille Raynaud et Etienne Breban, édité par Benjamin Mallet et Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

