JO 2024: Speedo lance la bataille des maillots de bain olympiques
LONDRES (Reuters) – L’équipementier Speedo a lancé ce qu’il désigne lui-même comme les maillots de bain les plus rapides au monde à quelques mois des Jeux Olympiques de Paris, ravivant ainsi le débat sur le « dopage technologique ».
En 2008, Speedo avait créé la polémique avec son maillot de bain « LZR Racer suit », une combinaison intégrale développée avec l’aide de la NASA, l’agence spatiale américaine, qui a monopolisé les médailles et battus de nombreux records lors des Jeux Olympiques de Pékin.
La combinaison de Speedo a finalement été interdite par les instances internationales, tout comme celles développées par ses rivaux Arena et TYR Sports.
Le nouveau modèle développé par Speedo, le Fatskin LZR, a été autorisé par World Aquatics, la Fédération sportive internationale, a déclaré l’équipementier.
Grâce à un matériel développé par Lamoral, qui a fabriqué un revêtement utilisé pour protéger les satellites dans l’espace, Speedo a annoncé avoir créé les maillots de bain les plus hydrofuges de l’histoire.
Les marques de maillots de bain rivalisent de technologies pour rendre leurs produits le plus hydrofuge possible et aider les nageurs à se mouvoir plus rapidement dans l’eau.
TYR Sports utilise une technique baptisée « Surface Lift Technology » pour rendre ses produits hydrofuges alors qu’Arena utilise des fibres de carbone et un tissu « Hydroglide ».
Arena et TYR Sports n’ont pas répondu à une demande de commentaires de Reuters concernant les combinaisons de Speedo.
Confectionné pour les nageurs professionnels, les combinaisons de Speedo sont vendues en ligne à 370 livres (environ 423 euros) pour les femmes et 235 livres (environ 270 euros pour les hommes.
Lamoral a initialement développé ses revêtements pour un projet de recherches de l’Agence spatiale européenne pour protéger les antennes des satellites de la corrosion avant d’importer sa technologie dans le textile, a déclaré à Reuters son PDG, Theo Verweerden.
(Reportage Helen Reid, version française Zhifan Liu, édité par Kate Entringer)
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