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Cinq questions pour la BCE avant la réunion de jeudi

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par Dhara Ranasinghe et Stefano Rebaudo

LONDRES (Reuters) – Les marchés financiers s’attendent à ce que la Banque centrale européenne (BCE) procède jeudi à une septième hausse consécutive de ses taux d’intérêt, l’inflation en zone euro restant trop élevée.

Avec l’apaisement des craintes pour le secteur bancaire, les « faucons » de l’institution pourraient réclamer une hausse de taux importante. Les chiffres de l’inflation et du crédit bancaire attendus mardi pourraient faire évoluer les débats.

« La grande question est de savoir si la hausse de taux sera de 25 ou 50 points de base », a déclaré Gareth Hill, gestionnaire de fonds chez Royal London Asset Management. « Tout compte fait, à ce stade, je penche plutôt pour 25. »

Pour les investisseurs, la réunion de jeudi suscite cinq questions clés:

1/ Dans quelle proportion la BCE relèvera-t-elle ses taux ?

Les économistes interrogés par Reuters s’attendent à une augmentation d’un quart de point, ce qui porterait le taux de dépôt à 3,25%. Des sources ont suggéré que les responsables de la BCE convergeaient vers une telle décision, même si d’autres options restent sur la table.

Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a affirmé dans une interview à Politico qu’une augmentation de 50 points de base n’était pas à exclure, tandis que François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, a déclaré que des hausses de taux supplémentaires pourraient être nécessaires mais limitées, y compris « dans leur taille ».

L’indice des prix à la consommation et les données sur l’accès au crédit en avril, qui seront publiés deux jours avant la réunion de la BCE, pourraient être déterminants.

2/ Quand est-ce que la BCE cessera le resserrement monétaire ?

Pas tout de suite. La plupart des analystes s’attendent à ce que la BCE procède à au moins une autre hausse de taux au-delà de mai, même si la Réserve fédérale américaine semble prête à faire une pause.

D’après les anticipations du marché, le taux de dépôt terminal de la BCE pourrait être d’environ 3,6% cette année. Le gouverneur de la Banque nationale de Belgique, Pierre Wunsch, a déclaré qu’il ne serait pas surpris de voir le taux augmenter jusqu’à 4%.

Pour Francis Yared, chez Deutsche Bank, il est possible que le taux de dépôt dépasse les 4%, étant donné que l’inflation sous-jacente et les salaires augmentent plus rapidement en Europe qu’aux Etats-Unis et que la politique budgétaire de la zone euro a plus de possibilités d’être expansionniste.

3/ A quel point l’inflation de base est-elle rigide ?

    La publication mardi de la première estimation de l’inflation en avril devrait montrer que la hausse des prix continue à se tasser par rapport au record de 2022. Mais le ralentissement de la mesure sous-jacente est plus irrégulière.

La croissance des prix dans les services suggère que l’inflation sous-jacente et les pressions salariales restent élevées, ce qui complique les efforts de la BCE pour maîtriser l’évolution des prix.

L’indice PMI composite d’avril, considéré comme un bon indicateur de la santé économique globale, a atteint un pic de 11 mois à 54,4 en avril.

4/ Qu’en est-il des pressions salariales ?

Les marchés du travail sont tendus et les salariés réclament des augmentations de salaire pour faire face à la hausse des prix.

Les employés du secteur public allemand ont obtenu une augmentation progressive de 5,5% de la rémunération de quelque 2,5 millions de travailleurs à partir de mars 2024.

« Les tensions des marchés du travail renforce le pouvoir de négociation des travailleurs et des syndicats », a déclaré Patrick Saner, responsable de la stratégie macro chez Swiss Re. « Même si nous considérons qu’une spirale salaires-prix comme dans les années 1970 est peu probable, les récentes évolutions du marché du travail doivent certainement inquiéter la BCE car elles maintiennent ce risque »

5/ Quel est l’impact des turbulences bancaires sur les conditions de financement ?

Il est peut-être trop tôt pour évaluer l’impact total de la crise bancaire de mars sur les conditions de financement mais les données mardi sur l’accès des entreprises au crédit devraient apporter quelques éléments de réponse. Les analystes pensent que les turbulences dans le secteur, qui ont fait reculer de 14% l’indice européen des banques le mois dernier, ont davantage durci les conditions d’obtention de prêts. « Après les développements dans les systèmes bancaires américain et suisse, nous avons réduit notre prévision du taux de dépôt terminal de 25 points de base à 3,75%. Nous nous attendons à ce que les bureaux de prêts des banques deviennent plus réfractaires au risque », a déclaré Silvia Ardagna, économiste chez Barclays.

Elle estime que la probabilité d’une hausse de taux de 50 points de base en mai est « très faible » compte tenu de la modération de la croissance économique et de l’inflation.

(Dhara Ranasinghe à Londres et Stefano Rebaudo à Milan; avec Yoruk Bahceli à Amsterdam; graphes Sumanta Sen, Vincent Flasseur, Kripa Jayaram, version française Laetitia Volga, édité par)

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