La hausse se poursuit en Europe avec les banques
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue de nouveau en hausse lundi et les Bourses européennes progressent également à mi-séance, la tendance positive sur les marchés d’actions étant toujours soutenue par des achats à bon compte et la poursuite de la remontée des valeurs bancaires après le relèvement des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) en attendant celui de la Réserve fédérale américaine (Fed).Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,28% pour le Dow Jones, de 0,56% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,61% pour le Nasdaq À Paris, le CAC 40 prend 1,34% à 6.295,44 vers 11h50 GMT. À Francfort, le Dax avance de 1,65% et à Londres, le FTSE s’octroie 1,29%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 gagne 1,04%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro 1,48% et le Stoxx 600 1,17%.
Ce dernier est en grande partie soutenu par le compartiment bancaire, qui a gagné plus de 5% depuis le début du mois, la BCE ayant décidé la semaine dernière de relever ses taux d’intérêt 75 points de base, une mesure sans précédent, tout en laissant entendre que son resserrement monétaire allait se poursuivre, donnant ainsi la priorité à la lutte contre l’inflation malgré le risque d’une récession dans la zone euro cet hiver.
Aux Etats-Unis, où une hausse des taux de même ampleur est évaluée à 91% la semaine prochaine, Jerome Powell, le président de la Fed, a également réaffirmé la détermination de la banque centrale à lutter contre l’inflation.
A ce titre, la publication mardi des chiffres mensuels des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis, attendus en hausse de 8,1% sur un an en août après +8,5% en juillet, sera particulièrement surveillée par les investisseurs.
En Europe, les chiffres définitifs mensuels de l’inflation allemande seront également publiés mardi avant ceux de l’ensemble de la zone euro vendredi.
Dans l’agenda économique du jour, aucun indicateur majeur ne figure, hormis les données sur la production industrielle britannique, ressortis inférieurs aux attentes pour juillet (+1,1% contre +1,9% attendu).
Sur le plan géopolitique, les nouveaux gains territoriaux de l’Ukraine après la reconquête d’Izioum et Koupiansk, deux centres logistiques de la région de Kharkiv (Est), alimentent l’espoir d’un retrait russe du pays après six mois de conflit.
« L’évolution du conflit russo-ukrainien donne au marché des lueurs d’espoir qu’il pourrait y avoir un règlement et offrir un certain soulagement quant à l’intensité du choc énergétique », commente Hani Redha, gestionnaire de portefeuille chez PineBridge Investments.
VALEURS EN EUROPE
En Europe, tous les principaux secteurs évoluent dans le vert, le compartiment bancaire affichant une nouvelle fois l’une des plus fortes progressions (+2,06%) avec la remontée du coût du crédit.
BNP Paribas avance de 2,26%, Société générale de 2,02%, Deutsche Bank de 2,62% et Unicredit de 2,18%.
Les ressources de base, la distribution et l’automobile profitent eux de l’appétit pour le risque avec des gains respectivement de 2,75%, 3,72% et 2,48%.
Dans l’actualité des entreprises, Orpea chute de 20,56%, le groupe de maisons de retraite ayant averti que sa marge brute d’exploitation pourrait continuer de se dégrader au second semestre.
Electrolux cède 0,39% après également un avertissement sur son bénéfice trimestriel.
Swiss Re, en revanche, gagne 1,72%, l’assureur ayant déclaré que les tensions géopolitiques dans le monde, l’évolution de la conjoncture économique et le changement climatique avaient accru la demande de protection contre les risques, ce qui se traduira par une hausse des cotisations.
TAUX Les rendements obligataires en Europe, en hausse en matinée, reculent légèrement à mi-séance, mais restent proches de leur sommet de plusieurs années touchés la semaine dernière.
Celui du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, cède environ trois points de base à 1,674%.
« Le marché risque d’être assez volatil pendant la journée (…) les investisseurs continuent d’évaluer la situation concernant les prix de l’énergie, l’inflation et les prochaines mesures de la BCE », explique David Zahn, responsable marché obligataire chez Franklin Templeton.
Aux Etats-Unis, les rendements des bons du Trésor à dix ans et deux ans cèdent chacun environ deux points à respectivement 3,2964% et 3,5485%. Ce dernier a atteint vendredi en séance son plus haut niveau depuis plus de 14 ans à 3,575% après les déclarations des responsables de la Fed en faveur d’une forte hausse de taux ce mois-ci.
CHANGES L’euro, en hausse lundi de 1% à 1,0139 dollar, bénéficie des déclarations du week-end de responsables de la BCE en faveur d’un nouveau resserrement monétaire marqué le mois prochain. La monnaie unique européenne a touché en séance son plus haut niveau depuis le 17 août à 1,0198 dollar, contre un creux de 20 ans la semaine dernière à 0,9862.
Le dollar affiche, quant à lui, un repli de 0,73% face à un panier de devises de référence dans l’attente des chiffres de l’inflation américaine.
La livre sterling, elle, est tombée lundi à son plus bas niveau depuis début 2021 face à l’euro, à 87,215 pence, en raison de la contraction inattendue du produit intérieur brut (PIB) britannique en juillet (-0,2% contre un consensus à +0,4%) par rapport au mois précédent.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est tiré par les craintes sur l’offre, les discussions sur la relance de l’accord sur le nucléaire iranien, qui permettrait à Téhéran de reprendre ses exportations de brut, semblant se heurter à de nouveaux obstacles.
La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne ont déclaré samedi qu’elles avaient de « sérieux doutes » sur les intentions de l’Iran concernant cet accord.
Le Brent avance de 0,98% à 93,75 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 0,78% à 87,47 dollars.
(Rédigé Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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