France: Enquête après des actes de « malveillance » contre le réseau internet
Le réseau internet fixe et mobile en France a été perturbé mercredi à la suite de coupures de câbles dans plusieurs régions, des « actes de malveillance » sans précédant, selon les opérateurs télécoms nationaux, et qui font l’objet d’investigations confiées à la DGSI et la DCPJ, a indiqué une source judiciaire.
Bouygues Telecom, Orange, SFR, Free et la Fédération française des télécoms ont dit condamner « fermement ces actes de malveillance » ayant perturbé les services de plusieurs régions, dont l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté, le Grand-Est et l’Ile-de-France.
Les ruptures de liaisons de fibre optique constatées dans la nuit de mardi à mercredi sont « dues à des actes de malveillance coordonnés et d’une ampleur sans précédent sur le réseau national », ont-ils dit dans un communiqué diffusé par la FFTélécoms.
Si les connexions ont été rétablies dans les zones touchées, ont-ils indiqué, des travaux de réparation sur les câbles se poursuivaient toujours dans l’après-midi.
Les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Paris.
« La section cyber du parquet de Paris a ouvert une enquête ce jour des chefs de détérioration de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation », a déclaré une source judiciaire, ajoutant que « l’enquête porte également sur une entrave à un système de traitement automatisé de données et association de malfaiteurs. »
Plus tôt dans la journée, le secrétaire d’Etat en charge du numérique, Cedric O, a écrit sur Twitter que des « coupures de câbles ont été confirmées en Île-de-France impactant le réseau fixe et mobile », confirmant des informations de presse.
Il n’a pas fait état de vandalisme ou de sabotage. Un porte-parole de son cabinet a refusé de faire d’autres commentaires.
Un porte-parole de SFR, l’opérateur de télécommunications français d’Altice, a confirmé que le groupe avait été la cible d’actes de vandalisme qui ont affecté le réseau de fibre optique à haut débit de l’entreprise, mercredi après 3h00 du matin heure locale (0100 GMT).
Les attaques ont touché les câbles longue distance reliant Paris aux villes de Strasbourg et de Lyon, a précisé le porte-parole.
Ces câbles longue distance relient les grands hubs au réseau haut débit et à l’internet, affectant potentiellement les clients directs ainsi que les opérateurs qui louent le réseau de SFR, comme Free, qui a également pointé du doigt le vandalisme dans un tweet.
SFR n’a pas donné plus de détails sur l’emplacement des câbles souterrains endommagés et n’a pas indiqué quand le service complet reprendrait. La société n’a pas précisé le nombre de villes et de clients potentiellement affectés.
Selon une source industrielle, une autre connexion longue distance en fibre optique, reliant Paris à la ville de Lille, a également été endommagée.
Plusieurs médias français avaient fait état d’importantes coupures d’Internet dans des grandes villes comme Paris, Lyon, Bordeaux, Reims et Grenoble, citant les déclarations de responsables locaux confirmant que des actes de vandalisme ou de sabotage étaient suspectés.
(Reportage Tassilo Hummel et Mathieu Rosemain, version française Matthieu Protard et Augustin Turpin, édité par Jean Terzian et Nicolas Delame)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

