Transport aérien : Camair-Co reprend son envol sur N’Djamena
Dès le 24 avril 2022, la Capitale politique du Tchad va vivre le retour des vols de la compagnie aérienne nationale Camerounaise (Camair-co), après une longue et sombre période d’inactivité, marquée par des difficultés financières et des mauvaises performances liées au covid-19.
Yaoundé – N’Djamena. N’Djamena-Yaoundé. C’est bientôt possible par vol à nouveau . Premier décollage : le dimanche 24 avril 2022. La décision est de la compagnie aérienne nationale Camerounaise, Camair-Co. L’étoile du Cameroun prévoit d’organiser trois vols par semaine : le dimanche, le lundi et le mercredi. Les départs se feront à partir des deux Capitales (politique et économique) du Cameroun à savoir Yaoundé et Douala et Libreville au Gabon.
Cette reprise d’activité intervient au moment où Camair-Co a bouclé l’achat de deux nouveaux aéronefs pour densifier sa flotte. Il s’agit du Bombardier Q400, que la compagnie avait déjà expérimenté en leasing ( Location, avec achat en option, de biens d’équipement), durant l’année 2018.
Il faut le dire, cette nouvelle ère qui s’ouvre pour la Camair-Co, est une initiative qui fait suite à la dynamique nouvelle que veut prôner cette entreprise aérienne publique du Cameroun. Objectif : reprendre avec les vols et desservir les destinations de la sous-région Afrique Centrale. Il aussi question de devenir leader de l’exploitation des espaces aériens. Si cette compagnie aérienne avait déjà repris ses vols en destination de Libreville au Gabon, en date du 21 décembre 2021, ce 24 avril 2022, c’est au tour de N’Djamena au Tchad.
Après deux ans de suspension de ses activités liées à des problèmes de trésoreries et aux restrictions sanitaires en rapport avec le coronavirus, la Camair-Co va de nouveau déployer ses ailes sur la Capitale tchadienne, dans un ciel où la Tchadia Airlines (la Compagnie nationale du pays), a temporairement suspendu ses opérations de vols depuis le 15 mai 2021. L’oiseau nationale du Cameroun est donc bien positionné dans sa conquête des territoires économiques.
Ginette BIBAN
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