Hausse en vue en Europe mais l’Ukraine et l’inflation inquiètent
Les principales Bourses européennes devraient repartir de l’avant à l’ouverture vendredi en profitant d’un retournement à la hausse des contrats à terme sur les grands indices américains, mais la volatilité devrait rester élevée en raison des inquiétudes liées à la guerre en Ukraine et aux signes d’accélération de l’inflation, qui confortent le scénario d’un resserrement des politiques monétaires des grandes banques centrales.
Les « futures » suggèrent une progression de 0,93% pour le CAC 40 à Paris, de 0,7% pour le Dax à Francfort, de 1,02% pour le FTSE 100 à Londres et de 0,89% pour l’EuroStoxx 50.
Le marché parisien a repris 2,4% et l’indice large européen Stoxx 600 1,27% depuis lundi après trois semaines consécutives de baisse mais ils sont loin d’avoir effacé les pertes subies depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
L’absence de retombées tangibles des discussions de jeudi entre les deux camps a pesé sur la tendance jeudi mais c’est surtout l’annonce d’une hausse de 7,9% en rythme annuel des prix à la consommation en février aux Etats-Unis qui préoccupe les investisseurs à moins d’une semaine de la probable première hausse de taux de la Réserve fédérale.
Les chiffres définitifs de l’inflation en Allemagne en février confirment vendredi la tendance à l’accélération de la hausse des prix de l’autre côté de l’Atlantique, avec une hausse des prix de 0,9% sur un mois et de 5,5% sur un an.
Les investisseurs doivent en outre digérer les dernières décisions de la Banque centrale européenne, qui a fait le choix d’accélérer l’arrêt de ses achats d’actifs et de laisser la porte ouverte à un relèvement de taux cette année malgré l’impact récessif de la guerre.
La BCE a ainsi montré que « sa crainte principale, et de loin, est la poussée d’inflation résultant de la crise énergétique mais non les effets négatifs que cette crise risque d’avoir sur le climat des affaires, les conditions d’activité et les conditions d’emploi », résume Bruno Cavalier, chef économiste d’Oddo BHF.
Sur le front des sanctions contre Moscou, les Etats-Unis, les autres pays du G7 et l’Union européenne devraient annoncer dans la journée qu’ils retirent à la Russie le statut de « nation la plus favorisée » dans leurs échanges commerciaux, ce qui conduira à un relèvement des droits de douane sur de nombreux produits russes.
Par ailleurs, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a annoncé jeudi que l’organisation allait revoir à la baisse sa prévision de croissance mondiale.
La séance à venir sera animée entre autres par la première estimation de l’indice de confiance de l’université du Michigan aux Etats-Unis, à 15h00 GMT.
A WALL STREET
La Bourse de New York a rechuté jeudi après l’annonce d’une accélération de l’inflation en février aux Etats-Unis à 7,9% sur un an, dans un climat toujours fortement volatil en raison de l’offensive militaire russe en Ukraine, qui devrait elle-même nourrir la hausse des prix en raison de ses répercussions sur les marchés mondiaux des matières premières.
L’indice Dow Jones a cédé 0,34%, ou 112,18 points, à 33.174,07, le Standard & Poor’s 500 a perdu 18,35 points (-0,43%) à 4.259,53 et le Nasdaq Composite a reculé de 125,58 points (-0,95%) à 13.129,96.
La perspective d’un resserrement de la politique monétaire de la Fed a fait particulièrement souffrir le secteur des nouvelles technologies. Apple a par exemple perdu 2,7%.
À rebours de cette tendance, Amazon a gagné 5,4% à la faveur d’une division par 20 du nominal de ses actions et d’un nouveau plan de rachat d’actions de 10 milliards de dollars (9,06 milliards d’euros).
Les contrats à terme sur indices suggèrent pour l’instant un rebond d’environ 0,4% à l’ouverture.
EN ASIE
À la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a perdu 2,05% et effacé les deux tiers environ de son rebond de jeudi, l’absence de progrès vers une issue diplomatique au conflit en Ukraine ayant découragé les acheteurs.
Comme à Wall Street, les valeurs technologiques ont été particulièrement touchées: SoftBank a cédé 6,21% et Tokyo Electron 2,67%.
En Chine, les grands indices ont fini dans le vert après avoir passé l’essentiel de la séance en territoire négatif: le SSE Composite gagne 0,41% en clôture et le CSI 300 0,32%.
À Hong Kong, le Hang Seng abandonne toutefois 0,93% et l’indice local des « techs » 3,46% après la publication par la Securities Exchange Commission (SEC) américaine d’une liste de sociétés qu’elle envisage de radier de la cote à Wall Street. Yum China, qui figure sur cette liste, chute de 5,03%.
CHANGES/TAUX
Le dollar continue de s’apprécier face au yen après les chiffres mensuels des prix à la consommation américain , ce qui lui a permis d’inscrire un nouveau plus haut de cinq ans à 116,55.
Le billet vert cède en revanche du terrain face à l’euro, qui remonte à 1,0996 (+0,12%) après avoir perdu 0,8% jeudi, les inquiétudes liées à l’Ukraine ayant pris le pas sur les annonces de la Banque centrale européenne (BCE).
Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain, à 1,9864%, est reparti à la baisse après être repassé jeudi au-dessus de 2% pour la première fois depuis deux semaines en réaction aux chiffres de l’inflation aux Etats-Unis.
Son équivalent allemand varie peu dans les premiers échanges à 0,259% après un bond de près de huit points de base en réaction aux annonces de la BCE.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est reparti à la hausse mais s’achemine toujours vers sa plus forte baisse hebdomadaire depuis novembre.
Le Brent gagne 1,42% à 110,88 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,23% à 107,32 dollars.
Depuis le début de la semaine, le Brent cède toutefois encore 6,4% et le WTI près de 7,5%.
(Edité par Matthieu Protard)
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