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France: Le pouvoir d’achat s’impose dans la campagne électorale

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Électricien indépendant, Loïc Luboué Le Quéré vit dans un village à 80 kilomètres au sud de Paris et a besoin de sa camionnette pour travailler. Ces derniers mois, sa facture de diesel a bondi, ce qui pèse sur ses finances.

Loïc Luboué Le Quéré dit qu’un plein lui coûte désormais 90 euros et qu’il dépense plus de 500 euros par mois en diesel, un tiers de plus qu’il y a à peine six mois, conséquence de la flambée du prix de l’essence.

A cinq semaines de l’élection présidentielle, la frustration de personnes comme Loïc Luboué Le Quéré qui ont le sentiment que leur pouvoir d’achat diminue inquiète le président Emmanuel Macron, qui a averti cette semaine que la guerre en Ukraine allait augmenter les pressions inflationnistes.

« C’est mon outil de travail, je n’ai pas le choix », souligne l’électricien. « Vivant à la campagne, on a besoin de notre véhicule. Pour aller faire les courses, pour emmener l’enfant à l’école… »

Il n’y a pas que le carburant. Les matériaux dont il a besoin pour son travail, l’électricité et les produits de consommation courante deviennent de plus en plus chers.

Loïc Luboué Le Quéré dit que l’inflation pèse tellement sur le budget de sa famille que celle-ci se prive désormais de sorties et surveille les promotions pour acheter fruits et viande.

« Là, on survit », dit-il. « On a l’impression qu’on travaille juste pour payer les factures. »

Le coût de la vie et le pouvoir d’achat figurent depuis des mois au premier rang des préoccupations exprimées par les Français, sur fond de hausse des prix due à la flambée des cours des matières premières et aux difficultés d’approvisionnement après la pandémie de COVID-19.

Reuters a interrogé plus de 20 habitants de zones rurales ou péri-urbaines qui se sont tous plaints de la hausse des prix alimentaires, du carburant et de l’énergie qui met sous pression leur budget.

En France, l’inflation est pourtant plus faible que dans les autres pays de l’Union européenne, en raison principalement des « boucliers » mis en place par le gouvernement pour protéger les consommateurs d’une explosion des prix de l’électricité et du gaz naturel.

Mais cette stratégie coûteuse pour le contribuable est compliquée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a provoqué une nouvelle flambée des prix de l’énergie et pourrait priver à plus ou moins court terme les Européens de l’accès au gaz naturel russe.

POIDS DE L’INFLATION

Là encore, la France n’est en théorie pas la plus exposée, mais l’inflation y a néanmoins atteint 3,6 % en février, au plus haut depuis 2008, et un nombre croissant de ménages en sentent les effets. Selon un récent sondage Ifop, les trois quarts des personnes interrogées estiment que leur pouvoir d’achat s’est détérioré au cours du quinquennat.

A l’Elysée et au ministère des Finances, ces sondages laissent perplexes car les données économiques disponibles disent le contraire.

L’indicateur utilisé par les économistes pour calculer le pouvoir d’achat, le revenu brut disponible (RBD), soit la part des revenus dont dispose un ménage pour consommer, épargner ou investir après avoir réglé ses cotisations sociales et ses impôts, a ainsi augmenté deux fois plus vite sous la présidence d’Emmanuel Macron que sous celle de ses prédécesseurs de gauche (François Hollande) comme de droite (Nicolas Sarkozy).

Selon les chiffres du ministère des Finances, le RBD des Français devrait avoir augmenté de 4% à 6% entre 2017 et la fin du mandat d’Emmanuel Macron, malgré l’inflation actuelle et la pire récession de l’après-guerre qu’ait connu la France au début de la pandémie.

Une étude de l’Institut des politiques publiques montre pour sa part que, sous le quinquennat d’Emmanuel Macron, les ménages français ont bénéficié d’une augmentation de leur pouvoir d’achat, à l’exception des 5% les plus pauvres.

Pour Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), ce décalage de perception peut s’expliquer par le fait que le pouvoir d’achat a stagné pendant la décennie qui a précédé l’élection d’Emmanuel Macron, ancrant durablement dans la tête des Français l’idée que les choses ne peuvent pas s’améliorer sur ce front.

« La perception qu’ont les gens du pouvoir d’achat est rarement très positive, même quand ça va bien », souligne-t-il. « La vision macroéconomique, qui est intéressante pour les tendances, n’explique pas les situations individuelles. »

MACRON VEUT « PROTÉGER » LES FRANÇAIS

Quels que soient les chiffres réels, ce sentiment de perte de pouvoir d’achat constitue un problème pour le président sortant alors qu’il espérait mettre en valeur son bilan économique pendant la campagne présidentielle.

D’autant que la situation actuelle fait planer le spectre du mouvement des « gilets jaunes », qui avait éclaté en 2018 sur les mêmes bases d’une hausse du coût de la vie et de la taxe sur le diesel, et qui a profondément marqué le quinquennat d’Emmanuel Macron, perçu comme le « président des riches ».

Le gouvernement a tenté ces derniers mois d’amortir le choc, en distribuant notamment des aides aux plus bas revenus, au risque de se voir accuser par une partie de l’opposition de faire flamber la dette publique en utilisant à des fins électoralistes la politique de « quoi qu’il en coûte » adoptée pendant la pandémie.

Emmanuel Macron ne manque pas non plus de rappeler qu’il a initié des baisses d’impôts, comme la suppression de la taxe d’habitation, qui a surtout profité aux classes moyennes et supérieures, et que la forte baisse du taux de chômage est bénéfique pour le pouvoir d’achat.

Il n’empêche que la guerre en Ukraine risque de peser fortement sur les dernières semaines de campagne avant le premier tour de la présidentielle, le 10 avril, dont Emmanuel Macron fait pour le moment figure de grand favori dans les sondages.

Selon Euler Hermes, la crise ukrainienne devrait provoquer une hausse de 30% de la facture énergétique en Europe en 2022. Pour les ménages français, cela se traduirait par une hausse de 400 euros sur leur facteur énergétique annuelle.

« Le renchérissement du prix du pétrole, du gaz et des matières premières a et aura des conséquences sur notre pouvoir d’achat: demain le prix du plein d’essence, le montant de la facture de chauffage, le coût de certains produits risquent de s’alourdir encore », a prévenu mercredi Emmanuel Macron dans une allocution télévisée.

« Alors face à ces conséquences économiques et sociales, je n’ai et n’aurai qu’une boussole: vous protéger », a-t-il assuré.

Loïc Luboué Le Quéré a bien reçu en décembre un chèque de 100 euros destiné à amortir la hausse du prix de l’essence, mais il dit que ça n’a pas beaucoup soulagé son budget.

Même constat pour la suppression progressive de la taxe d’habitation, qui a été selon lui été compensée par le doublement de la taxe foncière.

Dans ce contexte, l’électricien dit qu’il ne sait pas encore pour qui il votera le 10 avril. Mais il est sûr d’une chose: « Je ne voterai pas pour Emmanuel Macron. J’ai l’impression que ça s’est dégradé depuis qu’il est là. »

(Reportage de Juliette Jabkhiro à Laval-en-Brie et Leigh Thomas à Paris, avec Manuel Ausloos à Paris, version française Tangi Salaün, édité par Blandine Hénault)

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