Ukraine: Un « bon signal », mais des divergences, après une réunion à Paris
PARIS (Reuters) – Des représentants russes, ukrainiens, allemands et français, réunis mercredi à Paris en « format Normandie » pour la première fois depuis plus de six mois, ont réaffirmé que les accords de Minsk étaient à la base de leur travail, alors que les tensions entre Moscou et Kiev font craindre une escalade militaire.
Dans une déclaration commune diffusée par l’Elysée, à l’issue de plus de huit heures de discussions, ils disent soutenir un « respect inconditionnel » du cessez-le-feu et une pleine adhésion aux mesures de renforcement du cessez-le-feu de juillet 2020.
Les représentants des quatre pays sont convenus de se réunir de nouveau, dans deux semaines, dans la capitale allemande Berlin, est-il indiqué.
Kiev accuse Moscou de chercher à semer la panique avec l’envoi en cours d’unités d’artillerie et de parachutistes en prévision d’exercices militaires en Biélorussie, à la frontière Nord de l’Ukraine, qui s’ajoute au déploiement de dizaines de milliers de soldats ces derniers mois le long de la frontière orientale du pays.
Des manoeuvres d’artillerie se sont également déroulées mercredi dans la région de Rostov, dans le sud de la Russe.
La Russie a déjà annexé la péninsule de Crimée en 2014 et elle fournit depuis huit ans un soutien militaire et politique aux séparatistes de la région du Donbass.
Aucune des menaces de rétorsion ou de sanctions brandies par les pays occidentaux n’ont jusqu’à présent convaincu la Russie d’alléger son dispositif militaire aux frontières de l’Ukraine, Moscou exigeant au préalable des garanties pour sa sécurité, en particulier la fin de l’expansion de l’Otan vers l’Est.
Les discussions menées mercredi ont permis d’obtenir de la Russie la promesse de s’impliquer de nouveau dans le processus, a déclaré une source à la présidence française, disant y voir un bon signal et un pas pour contribuer à apaiser les tensions.
« UN TEST »
Il a noté toutefois que des divergences majeures persistaient, mais a dit espérer y remédier lors de la prochaine réunion à Berlin dans deux semaines.
Le conseiller français a souligné que c’était la première fois en plus de deux ans qu’un consensus quelconque était obtenu lors des discussions en « format Normandie », déclarant que le soutien commun à un cessez-le-feu sans condition était « crucial » dans le contexte actuel.
« Cette réunion était un test », a-t-il dit. « Nous avons constaté que les Russes sont disposés à une désescalade sur ce sujet, ce qui reste à confirmer dans deux semaines ».
L’émissaire russe pour l’Ukraine a pour sa part reproché à Kiev à l’issue de la réunion de n’avoir pas répondu, dans un sens ou dans l’autre, aux propositions formulées par les séparatistes soutenus par la Russie.
Dimitri Kozak a déclaré que les discussions avaient permis quasiment « zéro progrès », disant espérer que le prochain cycle de pourparlers à Berlin permettrait de réduire les divergences.
Le directeur de cabinet du président ukrainien Volodimir Zelenski, Andreï Yermak, a jugé positif que les parties prenantes affichent leur volonté de travailler vers une résolution des différends.
Après des pourparlers infructueux entre Washington et Moscou, la France tente de relancer les réunions en « format Normandie » à l’origine du « protocole de Minsk » signé en 2014, qui était censé ramener la paix dans l’Est de l’Ukraine, même s’il est resté très largement lettre morte.
Pour les Européens, les rencontres en « format Normandie » sont un moyen de maintenir une forme de dialogue avec Moscou sans s’aligner totalement sur les Etats-Unis et l’Otan.
(Reportage John Irish, avec Pavel Polityuk à Kiev, Andrew Osborn à Moscou; version française Tangi Salaün et Jean Terzian)
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