Des progrès dans la résolution du litige Beyrouth-Ryad, selon la Ligue arabe
BEYROUTH (Reuters) – Le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Hossam Zaki, a fait état lundi de quelques progrès vers une résolution de la crise diplomatique opposant le Liban à l’Arabie saoudite, née de déclarations du nouveau ministre libanais de l’Information au sujet de l’intervention au Yémen d’une coalition militaire emmenée par l’Arabie.
Hossam Zaki se trouve actuellement à Beyrouth pour tenter de désarmorcer cette crise et s’est déjà entretenu avec le président Michel Aoun, le Premier ministre Najib Mikati, ainsi que le ministère des Affaires étrangères Abdalla Bou Habib, auprès desquels il a fait valoir le point de vue de la Ligue arabe sur ce dossier.
Le représentant de l’organisation régionale a qualifié son entretien avec Michel Aoun de « franc et positif » et a précisé qu’il avait trouvé un point de départ pour résoudre cette crise, tout en soulignant que le problème était plus vaste que les propos du ministre libanais de l’Information George Kordahi.
« Le problème n’est pas simple et ne doit pas être traité à la légère », a déclaré Hossam Zaki.
Selon des propos de Michel Aoun relayés par les services de la présidence sur Twitter, le chef de l’Etat libanais, qui salue l’initiative de médiation de la Ligue arabe, juge que la restauration des relations entre Beyrouth et Ryad passe par un dialogue honnête entre les deux pays.
Dans une interview qu’il dit avoir été enregistrée le 5 août, donc avant sa nomination au poste de ministre de l’Information, George Kordahi a déclaré que le Yémen était victime d’une agression extérieure face à laquelle les Houthis, alignés sur l’Iran, se défendaient. George Kordahi est issu d’un petit parti chrétien maronite qui soutient le Hezbollah pro-iranien.
Ces propos ont suscité la colère de l’Arabie saoudite et de certains de ses alliés du Golfe. Ryad a expulsé l’ambassadeur libanais, a interdit toutes les importations en provenance du Liban et a rappelé pour consultations son propre ambassadeur dans le pays. Bahreïn et le Koweït ont fait de même, tandis que les Emirats arabes unis (EAU) ont rappelé l’ensemble de leur personnel diplomatique.
(Reportage Yasmin Hussein et Maha Eldahan à Beyrouth ; version française Myriam Rivet, édité par Jean-Michel Bélot)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



