Eiffage sera candidat au rachat d’Equans auprès d’Engie
par Benjamin Mallet
PARIS (Reuters) – Eiffage va se porter candidat au rachat de la nouvelle entité de services multi-techniques créée par Engie, Equans, dans le cadre du processus d’enchères mis en place pour l’opération, ont indiqué jeudi deux sources au fait des intentions du groupe de BTP et de concessions.
Eiffage, qui confirme son intérêt pour le dossier, s’ajoute ainsi à une liste déjà longue de candidats potentiels à la reprise d’Equans, qui pourrait intéresser Bouygues et Spie, ainsi que des fonds d’investissement tels que PAI Partners, Bain Capital, CVC, EQT, Apollo ou encore Carlyle.
Selon deux sources au fait des intentions d’Eiffage, le groupe déposera son offre début septembre.
L’une des sources a précisé qu’Eiffage se lancerait seul dans le rachat d’Equans et que l’opération lui permettrait de plus que quadrupler le chiffre d’affaires de ses activités « Energies et services », qui passerait de quelque 4 milliards d’euros en 2020 à près de 17 milliards.
« Nous confirmons notre intérêt sur ce dossier que nous étudions seul », a indiqué une porte-parole.
Engie n’a pas souhaité commenter ces informations.
« L’atout d’Eiffage, c’est de répondre à plusieurs inquiétudes des salariés, notamment parce que le siège et l’ancrage resteraient en France et parce que le groupe est moins international que Bouygues et veut avant tout rester franco-européen », a estimé l’une des sources interrogées par Reuters.
Engie a annoncé fin juin qu’il allait étudier ses options de vente d’Equans, dont les activités rassemblent une large gamme de services d’installation et de maintenance dans l’électricité, le chauffage, la ventilation et la climatisation, la réfrigération, la mécanique et la robotique, le numérique ou encore les services généraux.
Des sources au fait du processus ont en outre indiqué à Reuters qu’Engie attendait les premières offres de rachat d’Equans au mois de septembre, dans le cadre d’une opération qui pourrait valoriser la société entre 5 et 6 milliards d’euros.
(Edité par Bertrand Boucey)
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